lundi 19 février 2018

La ronde des innocents - Valentin Musso

Synopsis : Une course contre la montre qui conduit le lecteur dans l'univers des enfants précoces. Un thriller sous forme de double enquête palpitante qui révélera l'existence de terribles manipulations...

Vincent Nimier croyait tout connaître de son frère Raphaël, jusqu'au jour où celui-ci est retrouvé torturé et assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une mystérieuse vidéo, il découvre alors que son frère avait une femme et un fils, disparus il y a des années sans laisser la moindre trace. Vincent se lance à leur recherche, mais il ne sait presque rien d'eux... pas même leur nom.

Une seule certitude : ils sont en danger de mort et les hommes qui ont massacré Raphaël feront tout pour les retrouver avant lui !


C'est dans le cadre de mon challenge #JeFaisBaisserMaPal que j'ai sorti ce livre de ma PAL. Je ne connais pas du tout cet auteur, je sais juste que c'est le frère du plus célèbre Guillaume Musso.

La ronde des innocents c'est l'histoire de Raphaël qui est retrouvé mort. Il a été tué après avoir été longuement torturé. Son frère Vincent, ancien inspecteur de police reconverti en photographe est anéanti. Surtout, il ne comprend pas ce qui est arrivé à son frère. Mais une cassette vidéo trouvée dans sa boîte aux lettres va le mettre sur une piste.
Autre endroit, autre cadavre. Un adolescent a été tué. Aucune piste, aucun témoin. L'inspectrice chargée de l'enquête ne comprend pas et va alors étudier toutes les pistes.

Voilà pour l'histoire. Personnellement, La ronde des innocents est un livre qui ne m'a pas passionné plus que cela. L'intrigue n'est pas mauvaise, le style est agréable, toutefois, j'y ai trouvé quelques longueurs et quelques incohérences. Je n'avais encore jamais lu cet auteur, mais lorsque je l'ai commencé, beaucoup de gens m'ont dit qu'ils avaient beaucoup aimé. Mais je n'ai pas adhéré à l'univers de l'auteur.

Les personnages sont pas mal travaillés, mais il m'a été difficile de m'y attacher. Et dernier point négatif : la fin. Je l'ai trouvé "bizarre", un peu comme si elle était là parce qu'il faut une fin.

Après attention je ne dis pas que je n'ai pas aimé le livre, puisque j'ai été au bout et que je ne l'ai pas abandonné. Toutefois ce n'est pas un livre que je retiendrai. A vous de tester et de vous faire votre opinion.





vendredi 16 février 2018

La fille sous la glace - Robert Bryndza

Synopsis : Le froid a figé la beauté de ses traits pour l’éternité. La mort d’Andrea est un mystère, tout comme l’abominable secret qu’elle emporte avec elle…

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l’inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l’enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s’interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n’était pas le tueur, mais elle-même ?

Sur la glace, aucun faux pas n’est permis.


J'ai reçu ce livre des Editions Belfond, dans le cadre d'une masse critique privilégiée de Babelio. Je dois dire que la couverture est sublime, et surtout le résumé est très accrocheur. Aussi n'ai-je pas tardé à me plonger dedans. 

Dans la fille sous la glace, nous faisons la connaissance d'Erika Foster, enquêtrice qui débarque à Londres. Elle vient d'être réintégrée suite à une enquête qui a mal tourné et qui a fait perdre la vie à son mari. On sent Erika, très fragile, mais déterminée à reprendre le travail. Elle va avoir du pain sur la planche. En effet, le corps d'Andrea, fille d'un homme politique. Cette dernière a été violemment assassiné. Erika se retrouve catapulter à la tête de l'enquête et va devoir faire ses preuves face à une équipe qu'elle ne connaît pas. Qui a tué Andréa ? Visait-on son père ?

Voilà, l'histoire posée. Je vous le dis tout de suite, j'ai vraiment adoré cette lecture. Il n'y a aucun temps mort, et le rythme est soutenu. Erika Foster est un personnage comme je les aime : forte et fragile à la fois. Erika a perdu son mari dans une enquête qui a mal tourné, elle se sent responsable, et n'arrive pas à faire son deuil. Cette enquête est, pour elle, l'occasion de remonter en selle et de prouver ses capacités à la mener à bien. Malheureusement, cela va être beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît. En effet, on va lui mettre beaucoup de bâtons dans les roues.

La fille sous la glace est un de ces livres qui vous tient en haleine du début jusqu'à la dernière page. Impossible de le lâcher pour ma part. L'intrigue est particulièrement bien ficelée, le rythme est soutenu et dense. Erika Foster est vraiment un personnage très attachant au même titre que ses deux coéquipiers. L'auteur a su les rendre humains et attachants, malgré une enquête qui se fait de plus en plus noire. L'issue est vraiment intense et lorsque vient le dénouement, on se surprend à souffler de soulagement comme le reste de l'équipe.

En résumée La fille sous la glace est un excellent thriller. Une nouvelle enquête d'Erika Foster est en cours, et je me ferai un vrai plaisir de la découvrir.

Merci à Babelio et aux Editions Belfond pour cette découverte.



jeudi 8 février 2018

Il est toujours minuit quelque part - Cédric Lalaury

SynopsisBill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu'il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. 

À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L'histoire d'un crime dont Bill est persuadé que personne n’en avait eu connaissance. C'est du moins ce qu'il a toujours cru.
Ce livre étrange va bientôt envahir l'existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d'un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé



J'ai sollicité ce livre sur Netgalley dans un premier temps pour sa 4ème de couverture, mais aussi pour sa maison d'édtion. En effet, les éditions Préludes m'offrent toujours de bons moments de lecture. Aussi j'avais hâte de découvrir ce que cachait ce livre.

Il est toujours minuit quelque part, c'est l'histoire de Bill Herrington, une cinquantaine d'année, marié et père de 2 jeunes filles. Bill se complaît dans sa vie. Il a un métier qu'il aime : professeur de littérature dans une école préparatoire, il a une vie aisée et sans soucis. Jusqu'au jour où il trouve dans son casier un roman dont l'auteur est inconnu. Bill n'aimant pas la littérature dite "populaire", il ne va pas s'inquiéter plus que çà de ce roman. Mais lorsqu'une de ses élèves lui dit avoir lu le livre et l'avoir adoré, il veut en savoir plus. Lorsqu'elle lui raconte l'intrigue de ce roman, Bill se sent très mal. En effet, ce roman raconte avec moults détails une histoire qu'il connaît bien, puisqu'elle raconte un événement qui s'est passé il y a une vingtaine d'année et que Bill avait enfoui au plus profond de sa mémoire. Bill se demande qui est ce mystérieux écrivain, mais quand il retrouve sur la table de son salon, le même livre et que quelques jours plus tard ses parents reçoivent également un exemplaire, il commence vraiment à avoir peur. Qui est ce Kirkpatrick qui a écrit ce livre ? Que lui veut-il ? Qui est au courant de ce qui s'est passé sur cette île il y a plus de vingt ans ?

L'histoire est posée, et à partir de ce moment, impossible pour moi de lâcher ce roman. Comme Bill je me suis posée les mêmes questions, et je voulais vraiment savoir où tout cela allait me mener. 

Il est toujours minuit quelque part est un roman que j'ai adoré ! J'ai vraiment accroché dès les premières pages, même si Bill n'est pas un personnage attachant de par son comportement. En effet, je l'ai trouvé imbu de sa personne, pédant, voire même égoïste, ne pensant qu'à lui. Malgré tout je n'ai pu m'empêcher de me demander à chaque fin de chapitre ce qui l'attendait au suivant. Tout comme lui, on se demande qui se cacher derrière cet harceleur anonyme. On soupçonne beaucoup de monde.  Lorsqu'on découvre le fin mot de l'histoire, on se dit que finalement c'est bien fait pour Bill. 

J'ai aimé le style de l'auteur, les chapitres sont courts ce qui donne un certain rythme à la lecture. Le message que fait passer l'auteur est clair : les erreurs du passé peuvent parfois nous retrouver longtemps après. Dans le cas de Bill, il a vécu tranquillement toutes ces années. Il est donc logique que cela finisse par le rattraper. 

En conclusion, Il est toujours minuit quelque part est un roman que j'ai adoré. Ce n'est pas un coup de coeur, néanmoins il a été une lecture très agréable. 

Merci aux Editions Préludes et à Netgalley.


jeudi 1 février 2018

Je fais baisser ma PAL #2

Au mois de janvier, j'avais sorti 3 livres de ma PAL dans le but de faire baisser cette dernière. C'est mission réussie puisque je les ai lus tous les 3. 
Pour le mois de février, je sors donc à nouveau 3 livres de ma PAL.



Je devrais donc lire : 

- Ces oiseaux qu'on met en cage de Marjorie Levasseur
- La vie à fleur de terre de Maud Tabachnik
- La cible était française de Lee Child. 

Les deux premiers seront des découvertes. Quant au 3ème, c'est un nouvel opus des aventures de Jack Reacher que j'avais découvert l'année dernière et que j'avais beaucoup aimé. 

Des avis sur ces livres ? Dîtes moi tout. Et vous ? Où en est votre PAL ?

mercredi 31 janvier 2018

Le tueur au miroir - Fabio M. Mitchelli

Synopsis : Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s'empare de ce qu'il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d'éclats de miroir et un morceau de peau découpé. Pour piéger celui qu'à Montréal on appelle déjà " le tueur au miroir ", il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull. Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés... Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l'impensable : des liens entre l'enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu'elles ont traqué ensemble un an auparavant. 


Le tueur au miroir est la suite d'Une forêt obscure que malheureusement je n'avais pas lu. Ceci dit, on peut très bien lire les deux indépendamment.

Dans ce thriller, nous suivons Louise Beaulieu qui va enquêter sur un tueur en série. Les cadavres sont retrouvés nus, le publis orné d'éclats de miroir et un morceau de leur peau découpé. En parallèle, elle va être contacté par Singleton, un redoutable tueur en série qu'elle a traqué par le passé avec Carrie Callan. D'ailleurs cette dernière, elle aussi contactée par Singleton va rejoindre Louise dans son enquête. Louise va jouer avec la mort. Peut-elle vraiment faire confiance à Singleton ? Et pourquoi tient-il vraiment à ce qu'elle s'entretienne avec sa mère ? Le passé se mêlant au futur, Louise devra faire preuve de sang-froid tout en déviant parfois de sa route.

Je m'arrête là pour l'histoire. Après avoir terminé ma lecture, je me dis que finalement j'aurai dû lire Une forêt obscure, afin de bien m'imprégner des personnages et de leur passé. Mais ceci dit, j'ai vraiment adoré Le tueur au miroir. C'est un excellent thriller avec des personnages atypiques. Louise Beaulieu est une flic "borderline" et Singleton va jouer avec ce côté de sa personnalité. On la sent à cran tout au long de l'enquête. Et plus on avance dans la lecture plus on comprend pourquoi. En plus d'aider Louise dans son enquête, Singleton va également l'aiguiller sur son passé. Plus on tourne les pages et plus l'enquête monte en pression, une pression qu'on va ressentir également en tant que lecteur. Je me suis demandée où toute cette histoire allait nous mener. J'ai eu du mal parfois à comprendre les réactions de Louise qui met sa vie en danger, bien trop souvent à mon gôut. Et puis Fabio M. Mitchelli va jouer avec nos nerfs. Il va nous trimballer dans tous les sens. On ne sait plus trop où on en est.

Le tueur au miroir est un thriller comme je les aime. Le rythme est soutenu et on a qu'une envie : tourner les pages pour avancer dans l'enquête. L'écriture est addictive. J'ai juste eu un peu de mal avec certaines expressions québécoises au début, mais finalement on s'y fait rapidement. Je pense du coup que je vais quand même acheter une forêt obscure, car j'ai vraiment beaucoup aimé le style de cet auteur.

Bref, si comme moi vous êtes amateurs de thriller, alors je pense que ce livre devrait vous plaire. Le tueur au miroir est disponible aux Editions La Bête Noire.

Merci à NetGalley et La Bête Noire pour cet agréable moment de lecture.



lundi 22 janvier 2018

Crise et Châtiment - Bertrand Fitoussi





Synopsis : Hiver 2009. Mathieu Blanc, un banquier londonien, tombe du tabouret d’un pub, victime d’une attaque. Il a été châtié. Mais de quoi était-il donc coupable ?

Années 2000 : En apparence, Mathieu mène une existence rangée de premier de la classe, sa vie familiale et sociale est heureuse, sa carrière bien lancée. En réalité, il fréquente un enfer qui n’est même pas pavé de bonnes intentions, l’enfer de la course à l’argent et au sexe.

Lorsqu’il croise en même temps deux obstacles, une crise mondiale et une femme scandaleuse, les portes de l’enfer se referment derrière lui. Malgré les conseils de son ami Ruben, extravagant trader new yorkais à la vie érotique agitée et aux nombreuses théories, la chute paraît inévitable.


C'est dans le cadre de la rubrique "Je choisis un livre pour toi" que j'ai lu ce livre, choisi pour moi par Marion (du blog Ladoryquilit). Elle vous en parlait par ici.

Voilà, depuis le temps j'ai enfin fini de le lire. Il faut dire que c'est la première fois que je traîne autant à lire un livre. Pour tout vous dire, en temps normal, j'aurai abandonné la lecture. Mais comme Marion, disait dans sa chronique, que c'était la dernière partie du roman qui l'avait convaincue, j'ai voulu aller au bout. 

J'ai eu beaucoup de mal, tout comme Marion, avec tout ce vocabulaire et ce monde de la finance. Un monde de requins, où peu importe le réel, tant que le paraître sauve la mise. Un monde d'apparences. Bref, j'ai donc insisté, en en lisant quelques pages par ci, par là, mais je dois bien l'avouer, je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire et encore moins à m'attacher aux personnages. La chute dans laquelle Mathieu est entraînée paraissait tellement inévitable.

Alors, oui en effet, la fin du livre est nettement plus intéressante, ceci dit, arriver au 3/4 d'un livre pour le trouver intéressant c'est un peu embêtant. Pour moi, cela ne rattrape pas le reste. Et c'est dommage, car je pensais aimer ce livre surtout en lisant le résumé. Mais non, c'est un loupé. Le seul point positif à mon sens est le style d'écriture et les dialogues. Mais malheureusement cela ne suffit pas.

Mais comme je dis toujours à chacune de mes déceptions livresques, ceci  n'est que mon humble avis. Aussi peut être que vous, vous aimerez. Alors n'hésitez pas à vous faire votre propre avis.

Crise et Châtiment est disponibles aux éditions Scrinéo




lundi 15 janvier 2018

Charly : la traque - Cédric Péron

Synopsis : Anastasie et Florian, enquêteurs à la Section de Recherche d'Orléans, sont envoyés en Touraine. Deux corps viennent d'être retrouvés dans le Cher, et les similitudes avec un meurtre récent sont grandes. La traque peut commencer...

 Charly, la traque est la suite de Charly au commencement que j'avais chroniqué par ici. Il me tardait de retrouver Charly, mais surtout Anastasie et Florian, nos deux gendarmes croisés dans Souffrances (chroniqué également ici).

Alors que l'enquête sur le corps retrouvé gelé dans une baignoire de javel n'est toujours pas élucidé, 2 nouveaux corps viennent d'être retrouvés, eux aussi lavés à la javel. Anastasie & Florian, nos deux gendarmes sont appelés en renfort sur l'enquête. Alors qu'ils commencent à enquêter, tout laisse penser qu'ils ont affaire à un tueur en série. C'est alors qu'on leur signale la disparition d'un jeune homme, dont le profil correspond aux précédentes victimes. Vont-ils pouvoir arrêter Charly à temps ? 

Difficile de chroniquer un tome 2 sans vous spoiler si vous n'avez pas lu le tome 1. Aussi je ne vais pas trop m'attarder sur l'histoire, mais plutôt sur mon ressenti. 

J'avais hâte de lire la suite de Charly. Je voulais savoir si il allait pouvoir continuer à tuer impunément. Mais surtout je voulais voir Anastasie et Florian à l'oeuvre. C'est un duo qui fonctionne, leur complicité leur permet d'être complémentaire. On découvre une Anastasie plus humaine, et c'est touchant. Charly va leur donner du fil à retordre, car il ne néglige rien et ne laisse aucune trace, et c'est donc très difficile pour eux de trouver des indices.

Cédric Péron ne s’embarrasse pas du superflu, avec lui, on est direct dans l'histoire et le rythme est soutenu jusqu'à la fin. J'aime le style rythmé qu'il insuffle au récit. Toutefois, on arrive vite à la fin, et c'est dommage, malgré le cliffanger je suis restée un peu sur ma faim. Peut être aussi parce que je trouve l'écriture de Cédric Péron très addictive. Du coup j'en redemande. Ceci étant, Charly, la traque est un récit court mais intense. 

A présent, il me tarde vraiment de connaître l'issue de cette enquête. Je  ne sais où Cédric Péron va nous entraîner, ce qui est sûre, c'est que je serai au rendez-vous. 

Si vous ne connaissez pas encore Cédric Péron, je vous invite à découvrir son univers, vous trouverez les chroniques de tous ses livres sur mon blog, alors n'hésitez pas. 

Charly, la traque est disponible en ebook et broché sur Amazon.




mercredi 10 janvier 2018

Je l'aimais - Anna Gavalda

Synopsis : À soixante-cinq ans, il est à l'âge des bilans. Elle en a moitié moins et rumine son chagrin. Celui d'avoir été plantée là avec ses deux filles par un mari volage parti pour une "femme moins usée."

A priori, Pierre et Chloé n'ont pas grand chose à partager. Il en décide pourtant autrement, emmenant sa belle-fille sur un coup de tête pour quelques jours à la campagne. Au fil d'un long dialogue, ils vont peu à peu se livrer.

Tombe alors le masque du "vieux con" autoritaire et hautain attribué un peu hâtivement par Chloé à son beau-père. L'homme renfermé aux jugements définitifs révèle une blessure et une sensibilité à fleur de peau, tandis que la jeune femme pleine de vie reprend le dessus sur l'épouse éplorée.


Je l'aimais est le premier livre que j'ai sorti de ma PAL dans le cadre de mon objectif "Je réduis ma PAL". Anna Gavalda, bien sûr je connais, mais je n'ai lu qu'Ensemble c'est tout, et j'avais adoré. Aussi, en commençant ma lecture, je suis partie confiante, sans même avoir lu le résumé. 

Je l'aimais, c'est l'histoire de Chloé, qui vient de se faire larguer par son mari, elle se trouve donc seule avec ses deux filles. Son mari est parti avec une autre. Et c'est aussi l'histoire de Pierre, son beau-père qui suite à cet évènement décide d'emmener sa belle-fille et ses petites-filles dans leur maison de campagne pour quelques jours. Pendant ce court séjour, Chloé et Pierre vont beaucoup parler. Chloé va alors découvrir que son beau-père n'est pas celui qu'il semble être. Et de confidences en confidences, l'un va vider son sac et l'autre va reprendre du poil de la bête. 

Bien. Autant vous le dire tout de suite, ce livre m'a littéralement bouleversée. Je l'aimais est un roman à la fois criant de vérité, beau, profond et bouleversant. Il parle des relations amoureuses, des trahisons et du courage qu'il faut pour parfois quitter l'autre. J'ai refermé ce roman il y a à peine 24 heures et c'est difficile de vous dire à quel point il m'a retournée. Les confidences de Pierre sont touchantes et font écho à ma vie personnelle, aussi c'est pour cela je pense que j'ai été profondément touchée par les mots d'Anna Gavalda. 

C'est un livre court, qui se lit vite. Anna Gavalda choisi les mots justes pour parler d'un sujet universel : l'amour. Les personnages se dévoilent peu à peu, et si au départ j'ai trouvé Pierre très détestable voire même un peu égoïste, il m'a rapidement montré qu'il était au contraire très sensible. Il a pour Chloé une sincère affection et c'est pour cela qu'il lui confie ses secrets. Pierre va tenter de faire comprendre à Chloé que si Adrien l'a quitté c'est peut être un bien pour elle. Chloé quant à elle est une femme brisée, son mari l'a quittée sans qu'elle n'ait rien vu venir. Et il lui est d'abord difficile de comprendre Pierre. Mais petit à petit, la confiance va s'installer et elle sera surprise de découvrir le vrai Pierre. 

En conclusion, Je l'aimais est un roman qui traite de l'infidélité, de l'amour. Sur bien des points, le message transmis par Anna Gavalda peut choquer, mais moi je l'ai trouvé sincère et touchant. Parce que oui il faut être courageux pour quitter quelqu'un, mais il faut également être courageux pour ne pas quitter quelqu'un.

Je vous laisse avec quelques extraits que j'ai noté au cours de ma lecture, je pense que ça vous parlera encore mieux. 

"Elle avait honte de se l'avouer, et pourtant c'était la vérité : elle n'avait pas le courage de me quitter. Pas le courage. Je pouvais courir si ça me chantait, je pouvais en sauter d'autres si ça me rassurait, mais, elle, elle ne partirait pas. Elle ne voulait pas perdre ce qu'elle avait conquis. Cet échafaudage social. Nos amis, nos relations, les amis des enfants. C'était un risque qu'elle n'avait pas envie de prendre"

"C'est là que j'ai mesuré la force de Suzanne. Sa force immense. Le rouleau compresseur c'est elle. C'est là que j'ai su qu'elle était de très loin la plus solide et que rien ne pouvait l'atteindre vraiment."

"Non, ce n'est pas incroyable, ma Chloé... Non, ce n'est pas incroyable. C'est la vie. C'est la vie de presque tout le monde. On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent . C'est tellement moins fatigant de s'accomoder...  "

"La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout"



mardi 9 janvier 2018

La malédiction de la zone de confort - Marianne Lévy

Synopsis : Rose a (presque) tout pour être heureuse. Après 763 auditions infructueuses elle a enfin décroché un grand rôle dans la série TV de l’année. 

Ben n’a (presque) rien pour être heureux. En panne d’émotions, le scénariste et auteur, n’arrive plus à écrire une ligne. 

Probabilité qu’ils vivent un jour heureux ensemble : nulle. Probabilité qu’une probabilité soit fausse : non négligeable. 


De Marianne Levy j'avais lu et adoré Dress Code et petits secrets : l'aventure américaine.
Elle nous revient avec un nouveau livre La malédiction de la zone de confort, publié chez les éditions Pygmalion. C'est avec grand plaisir que j'ai accepté de le lire et de le chroniquer. Non seulement parce que j'aime le style de Marianne, mais surtout parce que c'est une personne tellement sympathique. J'ai donc eu la belle surprise de recevoir une version brochée et dédicacée. 

Dans La malédiction de la zone de confort, nous faisons la connaissance de Rose, surnommée Pink par sa colocataire et amie. Rose vient de décrocher un rôle dans une série qui sera LA série de l'année.
Et puis, nous avons Ben, scénariste et auteur actuellement à la recherche de l'inspiration. Il n'arrive plus à écrire une seule ligne.
Ces deux-là n'ont à priori rien en commun, et vous vous demandez sûrement comment vont-ils se rencontrer ? Allez, comme je suis sympa, je vais vous le dire, c'est un livre de poésie médiévale qui va les faire se croiser. Mais je ne vous en dis pas plus.

Je m'arrête là pour le pitch, passons aux choses sérieuses. Sincèrement, j'ai vraiment passé un super moment de lecture avec ce livre !! Marianne nous livre là un petit bijou ! C'est drôle, c'est burlesque, c'est rock, c'est touchant, voire émouvant. Bref, c'est le genre de livre qui vous fait passer par plein d'émotions ! Et çà, j'adore ! La malédiction de la zone de confort, c'est un livre d'aujourd'hui, on y parle de Tinder, de Facebook, de Youtube, de Hashtag, bref, dans le move ! Mais derrière tout çà il y a de l'amour, beaucoup d'amour !  J'ai adoré toutes les références au cinéma.

Pour moi, ce livre a été un énorme coup de coeur à tout point de vue : écriture, personnages, histoire. C'est bien écrit, avec humour et talent. Marianne Levy sème ci et là quelques petits jeux de mots, et des références au cinéma, ou bien à la publicité. La malédiction de la zone de confort est une excellente comédie romantique comme on les aime, et pourrait facilement être adaptée au cinéma. C'est un livre d'actualité qui parle de la difficulté à trouver l'amour de nos jours, alors que pourtant internet regorge d'applications pour cela. Mais même quand on a trouvé l'amour, peut-on le garder ? Résistera-t'il à tout ?

Les personnages sont drôles et attachants, aussi bien les premiers que seconds rôles. La meilleure amie de Rose et les amis de Ben sont indispensables à ce roman, sans eux, rien ne fonctionne.

Bref, en résumé, La malédiction de la zone de confort est un livre doudou. Un livre qui fait du bien au moral. Un livre qui redonne espoir. Bref, un livre avec lequel vous passerez sûrement un agréable moment de lecture. En tout cas ça été mon cas. Et j'ai hâte de lire à nouveau Marianne.


lundi 8 janvier 2018

Fétiches de Mo Hayder

Synopsis : Les patients de l’établissement psychiatrique de haute sécurité Beechway sont très sensibles à la suggestion. Une hallucination peut se répandre tel un virus. Aussi, lorsque plusieurs malades se donnent la mort après s’être atrocement mutilés, le fantôme de « la Maude » ressurgit. Selon la légende, à l’époque où Amberly était une maison de redressement, une surveillante sadique surnommée Sœur Maude terrorisait les pensionnaires. Son spectre n’aurait depuis cessé de hanter les lieux, et aurait fait au fil des années de nombreuses victimes. Soucieux de protéger ses patients mais aussi de mettre fin à l’hystérie collective qui gagne même son équipe, AJ, infirmier en chef, décide de faire appel au commissaire Jack Caffery. 


Cela faisait un moment que j'avais ce livre dans ma PAL, et il était donc tant de le sortir. J'avais envie de lire un thriller, et l'univers psychiatrique j'aime, donc c'est parti. Oui mais voilà, après l'avoir commencé, j'ai appris que Fétiches faisait partie d'une saga et qu'il en était le 6ème livre. Mince ! Trop tard, je suis déjà plongée dedans et j'aime beaucoup. 

Dans Fétiches, on se retrouve à Beechway, établissement psychiatrique de haute sécurité. C'est là qu'A.J. travaille depuis longtemps. Depuis quelques temps il se passe des évènements bizarre poussant les malades à s'auto-mutiler, certains vont même jusqu'à se donner la mort. On parle alors de fantômes dans les couloirs, le fantôme de "la Maude", une surveillante qui, à l'époque, maltraitait les patients et leur faisait peur. A.J. voulant être rationnel, va faire appel à la police, et c'est Jack Caffery qui va s'occuper de l'enquête.

Fétiches était dans ma PAL depuis longtemps. Je l'avais acheté sur un coup de tête pour sa couverture et son résumé. Aussi ai-je décidé de le sortir pour enfin le lire. Et je ne regrette qu'une chose : l'avoir laissé si longtemps dans ma bibliothèque !

Fétiches est un excellent thriller psychologique où nos nerfs sont mis à rude épreuve. Mo Hayder sait parfaitement où elle va et elle nous y emmène sans aucun souci. Une fois ouvert le livre, j'ai eu du mal à le lâcher. Et même lorsqu'on m'a informé que Fétiche était le 6ème d'une saga, je me suis dis "tant pis !". En effet, j'étais déjà à fond dedans. A priori les livres peuvent se lire indépendamment.

Dans ce roman, le commissaire Jack Caffery va mener de front 2 enquêtes : celle de Beechway, et celle sur une personne disparue depuis longtemps. Pour A.J., l'infirmier en chef de Beechway, la seule réponse possible à ces évènements est d'ordre rationnelle : quelqu'un se cache derrière tout ça et il va tout faire pour le prouver. Aidée par Mélanie, la directrice de l'établissement, il va lancer le commissaire sur la piste d'un ancien malade, libéré depuis peu. 

Fétiches m'a fait douter, m'a fait flipper. Par moment, cette histoire de fantôme me laissait perplexe, et parfois, j'y croyais dur comme fer ! Les personnages sont vraiment bien travaillés. A.J. m'a beaucoup plu, tout comme Flea Marley, une enquêtrice qui va aider Caffery sur son autre enquête. L'intrigue est bien menée. Même si le démarrage semble un peu lent, il est nécessaire afin de bien poser cette atmosphère lugubre et pesante. En revanche, une fois que tout se met en place, le rythme s'accélère et l'angoisse monte, et les pages se tournent.
Mo Hayder nous livre là un thriller psychologique de qualité, avec un final que je n'avais pas vu venir ! Et si il y a bien une chose que j'aime en matière de thriller c'est ça : me faire berner en beauté !

Bref, vous l'aurez compris, si vous aimez le genre, Fétiches est un thriller à lire sans hésitation.

Pour ma part, je me note de découvrir d'autres romans de Mo Hayder.