lundi 10 décembre 2018

Même le diable a la peau douce - Sandra Martineau

Synopsis : Stanislas Delcourt n'est pas un homme pour Émélia. Tout le monde s'obstine à le lui dire, ils sont trop différents, pas du même monde ni de la même classe sociale. Cet étrange manipulateur semble souffler le chaud et le froid, passant de l'exaltation la plus torride au mépris le plus brutal. Le c?ur d'Émélia n'y survivra pas. Mais pour être aimée comme elle l'a toujours désiré, la jeune femme est prête à tous les sacrifices, peu importe ce qui lui en coûtera. Elle sera à lui et en paiera le prix.

J'ai profité d'une offre éclair sur Amazon pour acquérir ce titre. Je n'ai encore jamais lu cette auteure, mais j'ai eu l'occasion de la rencontrer au Salon de Nemours. C'est une auteure de thriller. Le résumé m'intriguait et je me demandais comment une auteure de thriller pouvait passer à un style radicalement opposé. 

Même le diable a la peau douce c'est l'histoire d'Emelia, jeune femme de 25 ans, célibataire qui manque de confiance en elle. Elle ne souhaite qu'une chose : être aimée pour ce qu'elle est. Aussi lorsqu'elle rencontre Stanislas, elle veut croire que c'est l'homme de sa vie. Même si ses amis lui disent que ce n'est pas un homme pour elle, elle va plonger tête baissée dans cette histoire, elle est prête à tout pour que cela fonctionne entre eux, quitte à en payer le prix fort. 

Voilà pour l'histoire. Que dire ? Déjà, autant vous dire que j'ai lu ce livre en une soirée. L'écriture est tellement addictive qu'il m'a été impossible de le lâcher. Les chapitres sont courts et rythmés. Maheureusement l'histoire en elle-même ne m'a pas convaincue. Sûrement parce que j'ai beaucoup de mal avec ce genre d'histoire. Lui est beau, riche et manipulateur. Elle, est jeune, naïve et prête à tout pour qu'on l'aime. Je n'ai pas réussi à m'attacher à Emelia que j'ai trouvé vraiment trop crédule. Toutefois l'auteure décrit parfaitement bien la manipulation de Stanislas sur Emelia. Dès leur rencontre on sent bien que c'est un homme habitué à avoir ce qu'il veut et Emélia va petit à petit se couper de ses proches pour s'enfermer dans une spirale infernale. Stanislas aura alors toute liberté pour faire d'elle ce qu'il veut. La dépendance affective d'Emelia va la pousser à faire tout ce que Stanislas lui demandera.

Personnellement les scènes érotiques ne m'ont pas dérangées dans la mesure où Sandra Martineau n'en dit pas trop, pas de détails inutiles. Après j'avoue que certains passages m'ont paru un peu incohérents. Quant à la fin, je l'ai trouvé surprenante, je ne m'y attendais pas. De ce fait, c'est une lecture en demi-teinte mais globalement j'ai aimé Même le diable a la peau douce. Même si certains passages m'ont agacés au plus haut point, même si parfois j'ai eu envie de secouer Emelia et d’étriper Stanislas, ce livre m'a fait ressentir diverses émotions et çà c'est positif.

Même le diable a la peau douce est disponible ICI


samedi 8 décembre 2018

La mère parfaite - Aimée Molloy

Synopsis : Les Mères de mai, un groupe de jeunes mères de Brooklyn, ont fait connaissance en échangeant des conseils pendant leurs grossesses. Après la naissance de leurs enfants, elles se réunissent deux fois par semaine dans leur parc de Brooklyn pour discuter des joies, des craintes et des angoisses de leurs nouvelles vies. Un soir, pour échapper quelques heures à leurs routines, elles organisent une virée dans un bar. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier Midas, six semaines, à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle, l'enfant a disparu. Alors que l'enquête piétine et que l'attention des médias se fait pesante, trois Mères de mai se lancent dans une course effrénée à la recherche de l'enfant durant laquelle les mariages vacillent, les amitiés volent en éclats et les secrets éclatent au grand jour.



Lorsque j'ai fait la demande de cette lecture sur netgalley c'était après avoir lu le résumé. Je le trouvais fort prometteur.

La mère parfaite c'est l'histoire des Mères de mai, un petit groupe de jeunes mamans de Brooklyn qui se sont rencontrés via un forum et se rencontrent régulièrement pour échanger sur la grossesse, l'allaîtement etc... Elles ont pour idée un jour de s'organiser une soirée entre filles pour échapper un peu à leur quotidien de maman. Elles arrivent même à persuader Winnie, une mère célibataire du groupe de les accompagner et de confier son fils Midas à une baby-sitter. Seulement lorsque Winnie rentre chez elle, Midas a disparu.

Je m'arrête là pour l'histoire. J'ai terminé cette lecture il  y a maintenant quelques jours. Mon avis sur ce roman est plutôt mitigé. En effet, si l'intrigue m'a plu, le déroulement de l'enquête m'a laissé quelque peu sur ma faim. Bien évidemment, un bébé qui disparaît, c'est du déjà vu et c'est même du réchauffé. Mais ça fonctionne, il faut bien le dire. Toutefois cette fois c'est assez différent, dans la mesure où l'on ne suit pas l'enquête avec la police, mais avec 3 mamans. Et c'est à ce moment que cela cafouille. Si la première moitié du roman m'a emballé, l'autre moitié m'a un peu fait décrocher et je dois même dire que j'ai eu du mal à terminer ma lecture. Il y a trop de longueurs et de lenteurs à mon gôut.

La mère parfaite est un roman qui aurait dû m'emballer tant l'intrigue était bien posée mais ça n'a pas été le cas. Je n'ai malheureusement pas réussi à m'attacher aux personnages que j'ai trouvé souvent pénibles et ennuyeux. Même cette pauvre Winnie n'a pas trouvé grâce à mes yeux c'est pour dire.

Du coup c'est un loupé pour moi, mais peut-être que pour vous ce ne sera pas le cas. Alors à vous de voir et de vous faire votre propre avis.

La mère parfaite est disponible aux Editions Les Escales.




jeudi 6 décembre 2018

Angels can fly - AnaÏs Montreau & Sandra Szaja

Synopsis : Et si une jeune fille de 17 ans se retrouvait téléportée plusieurs centaines d’années dans le futur, suite à la Catastrophe pendant laquelle ont eu lieu des guerres sans fin qui ont dévasté le monde.

Et si…

C’est le destin d’Heloa… Belle et mystérieuse, elle est physiquement différente des humains de cette nouvelle civilisation, où le transhumanisme et l’intelligence artificielle règnent.

Dans ce monde où la nature a repris ses droits, seules quatre Communautés survivent. Parmi elles, Natis, en Europe, vaste territoire où la vie s’écoule paisiblement… en apparence.

Zoé et Leïla sont meilleures amies et elles n’ont jamais connu le monde au-delà des frontières de la ville. L’une compte bien suivre les traces de ses parents, tandis que l’autre veut partir à l’aventure. Mais l’arrivée d’Heloa va tout bouleverser…


Lorsque le Quartier des Ecrivains m'a contacté pour me proposer cette lecture, j'avoue qu'au départ j'ai faillit dire non car il s'agissait d'un premier tome d'une saga, et je n'aime pas trop les sagas. Mais la lecture du résumé m'a donné envie et je dois dire que j'avais envie de découvrir cette dystopie.

et qu'est ce que j'ai bien fait !

Dans Angels can fly nous faisons la connaissance d'Heloa, qui est toute nouvelle arrivée à Natis, une des quatre communautés survivantes. Heloa est différentes des autres en tout point et pour elle il est d'abord difficile de s'intégrer. Elle va faire la connaissance de Zoé et Leïla toutes deux lycéennes comme elle, et va naître alors une belle amitié. A Natis, la vie semble paisible, tout est contrôlé et l'intelligence artificielle règne sur la population. Tandis qu'Heloa va doucement s'intégrer, Zoé elle va se poser beaucoup de questions et Leïla rêve d'aventures. Leur vie semble être tracée pour elles, mais de plus en plus de questions vont se soulever. Et si tout n'était pas si rose que semble vouloir le faire penser le gouvernement ? Et si on nous cachait des choses ?


Bien, je m'arrête là pour la petite histoire, je vous en ai même presque trop dit. Passons maintenant à mon avis sur ce roman. Déjà, parlons de la couverture. Personnellement c'est en partie cela qui m'a fait me décider à accepter cette lecture. Je l'ai trouvé magnifique. Ensuite Angels can fly est vraiment une très bonne dystopie ! J'ai adoré ! Je l'ai littéralement dévoré, je me suis attachée aux personnages, j'en ai détesté certains. C'est un livre qui bouge, y'a de l'action mais il y a aussi beaucoup d'émotions. Plusieurs sujets d'actualités sont abordés : le racisme, l'homosexualité etc...  Les personnages sont bien travaillés et on peut très facilement s'identifier à eux. L'intrigue est rondement bien menée et avec tout ce qu'entend dans l'actualité c'est une dystopie parfaitement crédible. C'est un futur qui ne paraît pas si loin que cela finalement. Vraiment j'ai beaucoup aimé.

Le style d'écriture est rythmé et très agréable à lire. Pas de temps morts ni de fioritures dans la lecture, et çà j'adore. 

Il y a juste un petit bémol. Enfin un gros même. La fin est atroce ! C'est cruel de nous faire attendre comme cela nous pauvres petits lecteurs ??

Bref comme vous l'aurez compris, Angels can fly a vraiment été une lecture  passionnante et il me tarde à présent de connaître la suite des aventures d'Heloa et compagnie.


Un grand merci aux Editions Le quartier des écrivains pour cette très belle découverte.

mercredi 14 novembre 2018

L'enfermement - Florence Henry

Synopsis : Longtemps, Océane fut cette enfant recroquevillée sur elle-même, qui ne regardait personne et semblait compter les étoiles.

Dès la maternelle, médecins et instituteurs sont formels : l’enfant est autiste, aucun espoir d’amélioration n’est à attendre. Révoltée, Florence déscolarise Océane et met toute sa vie entre parenthèses pour se consacrer à sa fille.

Dix heures par jour, elle improvise des jeux, des consignes, des mises en scène. L’apprentissage devient acharnement. Mais bientôt, le miracle se produit : pour la première fois, Océane se met à rire. Elle renaît au monde…

Pendant six ans, Florence va mener cette guerre totale et solitaire. Malgré les obstacles, les jugements, elle ne lâche rien, bouleversée par les progrès spectaculaires de sa fille.

En septembre 2013, Océane réintègre enfin l’école. elle a douze ans. Brillante élève, elle prépare aujourd’hui son bac S et rêve de devenir astronome.


C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions XO que j'ai reçu ce livre. L'enfermement est un témoignage de Florence Henry, maman d'Océane diagnostiquée autiste. 

Lorsque Florence apprend qu'elle est enceinte, tout s'illumine autour d'elle. Après une adolescence difficile à se battre contre des troubles de l'alimentation, devenir maman va être pour elle un profond bouleversement. Surtout lorsqu'après plusieurs avis de spécialistes le couperet tombe : Océane est autiste et on va même jusqu'à lui dire de ne pas espérer. Oui mais voilà c'est mal connaître Florence ! Florence est une battante, elle l'a déjà prouvé, et aujourd'hui bien plus que tout elle va se battre, pour elle, pour sa fille.

L'enfermement est  un témoignage poignant et bouleversant. On assiste à la lutte quotidienne de Florence pour qu'Océane devienne une petite fille comme les autres. Elle va en consulter des spécialistes et des psychologues et tous lui diront la même chose. Mais Florence ne veut pas l'entendre. Elle va en faire des démarches pour essayer de faire accepter sa fille. Mais surtout, elle va passer 10 heures par jour à faire l'école à la maison, à inventer des jeux pour stimuler Océane. Chaque petit progrès, même le plus infime, sera une victoire. 

Personnellement je ne peux être qu'admirative devant Florence Henry, cette force de la nature qui jamais ne s'épuise, jamais ne baisse les bras même si parfois l'envie est très forte. Son témoignage est vraiment poignant par moment et il faut dire que connaissant bien l'autisme je sais combien le regard des autres est dur. Combien il est difficile de faire accepter ces enfants. C'est d'ailleurs pour cela que Florence décide de faire l'école à la maison, car à l'école cela se passe mal. Mais tous ces efforts vont payer, puisque aujourd'hui, sa fille a retrouvé une scolarité normale. A travers ce témoignage Florence Henry montre qu'avec beaucoup d'efforts et d'implications on peut arriver à un résultat. 

L'enfermement est un témoignage à lire, l'autisme est bien trop méconnu encore de nos jours. Même si quelques avancées sont faites dans ce domaine, c'est encore trop peu. 

Disponible aux Editions XO.


jeudi 8 novembre 2018

Entre deux mondes - Olivier Norek

Synopsis : Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds. Un assassin va profiter de cette situation. Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger. 


Reçu depuis déjà un long moment, je n'ai pas souhaité lire Entre deux mondes, dès sa sortie. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. La première étant que voyant passé çà et là des dizaines de chroniques de ce roman, je me disais que j'attendrais quelques temps avant de le lire et le chroniquer. Deuxième raison, et la plus importante pour moi : la dernière enquête de Victor Coste m'ayant laissé sur le carreau, il me fallait du temps pour me plonger dans tout autre chose. Alors bien évidemment, j'avais hâte aussi de voir ce qu'allait nous proposer Olivier Norek. Mais je voulais laisser reposer tout cela afin de pouvoir profiter pleinement de la découverte de ce petit bijou. 

Oui, osons le dire, Entre deux mondes est un vrai bijou, une pure pépite ! On est loin du 93 et loin de Victor Coste. Mais il faut bien le dire, Olivier Norek m'a surpris une nouvelle fois, et une fois n'est pas coutume, j'ai été bluffée tellement ce livre est magnifique. De quoi ça parle ?

Dans Entre deux mondes, on a deux histoires parallèles au départ. Celle d'Adam, qui envoie sa femme Nora et sa fille Maya à des milliers de kilomètres de chez eux pour les mettre à l'abri. Une fois sur place, elles devront l'attendre. Oui mais voilà lorsqu'Adam arrive dans la jungle de Calais, il ne trouve ni Nora ni Maya. Aucune trace d'elles. Très rapidement il va s'apercevoir que la Jungle a ses propres règles, et qu'il est difficile de trouver sa place. Surtout lorsqu'en plus, des crimes vont y être commis.
Et puis il y a Bastien. Ce jeune policier français tout récemment muté à Calais avec sa femme et sa fille. Bastien est loin de s'imaginer ce qu'il se passe à Calais et plus précisément à l'intérieur de la jungle. Ces deux histoires vont finir par se rencontrer pour n'en former qu'une. Adam va demander à Bastien de l'aider à retrouver sa femme et sa fille. Il va également lui parler des crimes qui se déroulent dans la jungle. Bastien va alors décider d'aider Adam, quitte à mettre sa vie en danger. 

Je m'arrête là pour l'histoire. Ce livre m'a profondément touché. Adam est un personnage touchant auquel on s'attache rapidement. Le voir ainsi déambuler dans la Jungle à la recherche de sa famille est bouleversant. Bastien quant à lui, est un jeune flic qui a du mal à comprendre que les autorités ne fassent rien par rapport à cette Jungle. Il n'est pas de Calais, et on lui fait bien comprendre. Sa jeunesse et sa fraîcheur vont l'aider à surmonter les épreuves et bousculer les habitudes.

C'est un livre qui forcément nous émeut, nous touche parce qu'il est d'actualités. Que ferions- nous si nous étions dans la même situation qu'Adam ? Vouloir à tout prix une vie meilleure pour sa famille c'est légitime je trouve. Olivier Norek n'a rien inventé. Il est allé à la rencontre des migrants de Calais, des forces de l'ordre. Et ça se sent dans le récit. On sent une certaine lassitude de la part des forces de l'ordre mais peut-on les blâmer ? 

Entre deux mondes est un roman policier qui parle d'humanités et d'humains, un roman fort qui prend aux tripes à certains moments et qui m'a personnellement fait verser quelques larmes tellement les situations sont fortes.

Alors, moi je dis chapeau Olivier ! Chapeau parce qu'après nous avoir livré trois supers enquêtes de Coste et sa bande, tu nous livres là un tout autre genre mais tout aussi prenant. Alors bien évidemment je n'en doutais pas une minute, mais la peur de l'inconnu tout le monde connaît çà...

Alors, si toutefois vous n'aviez encore jamais lu Olivier Norek (franchement si il y en a encore, je ne sais pas ce qu'ils attendent !), je vous donne l'occasion de réparer cette erreur. Entre deux mondes est disponible aux Editions Michel Lafon mais également depuis peu aux Editions Pocket. Alors je n'ai qu'un conseil à vous donner : FONCEZ !



lundi 5 novembre 2018

Le vase rose - Eric Oliva

Synopsis : Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.


C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai reçu ce livre à la couverture magnifique ! J'en profite pour remercier Joël de sa confiance renouvelée. 

Le vase rose c'est l'histoire d'un drame familial. Frédéric Caussois est un père de famille comblé. Il a une femme qu'il aime et qui l'aime, et un petit garçon qui est la prunelle de leurs yeux. Mais lorsqu'un soir, le petit meurt sous les yeux de son père après que ce dernier lui ait administré son traîtement habituel, tout s'effondre pour Frédéric Caussois. Après le deuil et l'abattement, Frédéric Caussois va vouloir comprendre ce qui s'est passé. Qui a empoisonné le sirop de son fils ? Comment ce flacon de médicament empoisonné s'est-il retrouvé en sa possession ? Autant de questions qui vont pousser Frédéric dans ses tous derniers retranchements. 

Voilà donc pour l'histoire. Que dire de ce roman ? Déjà il est addictif. En effet, dès les premières pages, Eric Oliva nous plonge dans l'histoire. Le livre s'ouvre sur la scène poignante de la mort du petit garçon. Et on assiste, impuissant à ce qui se déroule sous nos yeux. Dès lors, plus moyen de lâcher le roman. On tourne les pages les unes après les autres, en suivant Frédéric dans son enquête, ou plutôt sa quête de vérité. L'écriture est vive, enlevée, point de fioritures ni de longueurs dans le vase rose. Le stress monte page après page et on se demande bien où tout cela va nous mener. On souffre avec cet homme endeuillé qui a tout perdu en l'espace de quelques secondes. 

J'ai vraiment adoré ce roman sauf qu'il y a un mais. En effet, j'étais à fond dans le roman mais les dernières lignes m'ont refroidies. Je n'ai pas du tout aimé la fin. Je me suis demandée pourquoi terminer ce roman de cette façon. Alors oui ça gâche un peu le plaisir que j'ai ressenti à la lecture,  mais ceci dit cela n'enlève rien à la qualité de ce roman. Mais j'avoue que du coup je suis un peu restée sur ma faim. 

En conclusion, le vase rose est un thriller prenant qui vaut la peine d'être découvert. Il est disponible aux éditions Taurnada. 


jeudi 25 octobre 2018

Une petite mort à tout prix - Jérôme Dumont

Synopsis : Lorsque la famille Jézéquel emménage dans une ville créée de toutes pièces par la multinationale
pharmaceutique RGP, employeur de l’épouse, cet environnement semble parfait et idéal. Ils ont tout pour être heureux et font vite connaissance avec leurs nouveaux voisins.
Jusqu’à ce que le décès soudain de l’un d’entre eux, dans des circonstances nébuleuses, vienne brouiller ce tableau idyllique.
Il n’en faudra pas plus pour qu’Alex Jézéquel, mari désabusé en mal de repères, s’intéresse à cette disparition survenue à l’étranger.
Ce sera le point de départ d’un enchaînement de faits troublants qui le conduiront à rechercher la vérité
et à découvrir qu’il y a, derrière la version officielle, bien plus qu’une simple mort accidentelle.
Est-ce que tout est relié à ce « Viagra pour femmes » que la firme s’apprête à lancer ?


Vous le savez maintenant, Jérôme Dumont est un auteur que j'apprécie beaucoup, alors c'est toujours avec plaisir et sans appréhension que je me plonge dans ses romans. Il en a été donc de même pour son dernier bébé. 

Une petite mort à tout prix c'est l'histoire de la famille Jézéquel, qui suite à la promotion de l'épouse, débarque dans une ville créée par son employeur : la multinationale pharmaceutique RGP. Au premier abord, c'est l'endroit rêvé pour y vivre en famille et les Jézéquel faisant connaissance avec le voisinage pensent qu'ils seront vraiment bien dans cet endroit.  Mais lorsqu'un des voisins trouve la mort dans d'étranges circonstances, Alex qui se sent délaissé va finir par se poser beaucoup de questions. Il va alors enquêter en cachette. Jusqu'où la firme RGP peut-elle aller pour le profit ? 

Une petite mort à tout prix est un roman différent des autres romans de Jérôme Dumont. L'auteur s'est énormément renseigné sur l'industrie pharmaceutique et on le sent en lisant ce livre. La ville créée de toute pièce par RGP fait penser à Big Brother ou encore à Wisteria Lane (vous savez la rue si parfaite et si célèbre de Desperate Housewives). De l'extérieur, il fait bon y vivre car tout y semble parfait. Mais de l'intérieur, on s'aperçoit des failles et des faiblesses. L'histoire en elle-même est vraiment prenante et on tourne les pages pour savoir où tout cela va mener Alex. L'ambiance créée par Jérôme Dumont est oppressante voire même flippante par moment. Certains passages criant de vérité sur l'industrie pharmaceutique font froid dans le dos. 

Personnellement, j'ai aimé ce roman parce que dans ce livre il y a du Jérôme Dumont ! On sent du vécu dans certains passages, et cela donne énormément de sincérité à ce livre. L'auteur ne nous ment à aucun moment. Bref comme d'habitude, j'ai passé un très bon moment de lecture, et je ne peux que vous le conseiller.
Une petite mort à tout prix est disponible par ici => https://amzn.to/2R6P4j8




mardi 16 octobre 2018

Une seconde de trop - Linda Green

Synopsis : Un seconde de trop et vous perdez tout.

Un, deux, trois... Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu'à cent lors d'une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu'elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d'Ella ? Et si le ravisseur était connu d'eux tous ?


La 4ème de couverture m'ayant attirée, j'ai rapidement sollicité ce titre sur Netgalley.  

Une seconde de trop c'est l'histoire d'Ella, petite fille de 4 ans qui, alors qu'elle joue à cache-cache avec sa mère, Lisa, disparaît. Croyant au départ que sa petite fille ne souhaite pas dévoiler sa cachette, Lisa Dale va rapidement s'affoler et comprendre que sa petite Ella a disparu. Est-elle sortie du parc dans lequel elle se trouvait ? A t-elle été enlevée ? La police va rapidement intervenir et le parc va être passé au peigne fin. Oui mais voilà, Ella reste introuvable, et n'a laissé aucune trace. Commence alors une longue et interminable attente pour les parents d'Ella.

Vous dire que j'ai aimé ce roman serait un mensonge. Je l'ai adoré ! Une seconde de trop c'est un thriller psychologique comme je les aime. Dans ce roman, nous connaissons dès le départ le kidnappeur. L'alternance des chapitres entre les différents personnages va nous aider à comprendre bien des choses. Au fur et à mesure où nous avançons dans la lecture, on comprend que Muriel, celle qui a enlevé Ella a vécu un drame. Toutefois nous ignorons jusqu'où elle sera capable d'aller. L'angoisse monte petit à petit et devient par moment étouffante. Et puis lorsqu'on comprend les choses, on se dit qu'il est malheureusement trop tard. Alors on se surprend à espérer, à prier même pour que les choses se finissent bien. 

Muriel, même si elle reste celle qui a kidnappé Ella est touchante. L'auteure nous fait bien ressentir sa souffrance, et on arrive à la comprendre. Bien sûr, on n'excuse pas son acte, mais disons que ce qu'elle a vécu la rend attachante à nos yeux. 

Dans Une seconde de trop, il est question de maternité, d'enfants et d'éducation, mais également de mort et de deuil, d'amours brisés. C'est un thriller psychologique qui est bien mené et ce jusqu'à la dernière ligne. 

En conclusion, et comme à chaque fois avec les éditions Préludes, j'ai vraiment passé un très bon moment de lecture, et si vous êtes amateurs de thrillers  psychologiques, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ce roman. 




jeudi 11 octobre 2018

Une journée ne fait que 24h



Aujourd'hui, un petit message pour vous expliquer pourquoi le blog tourne vraiment au ralenti. 
Depuis 1 mois, j'ai été rappelé par mon ancien boulot pour les dépanner car une collègue est en arrêt maladie. Etant donné que je ne suis pas partie fâchée de là-bas, que j'y ai quand même passé 18 ans, je ne pouvais pas les laisser dans la panade. Et puis on va pas se voiler la face, cela me fait toujours un peu de sous en plus, et quand on est indépendant, on ne crache pas dessus.

Aussi, en plus de mon travail au restaurant qui me prend 80 % de mon temps, je retourne donc bosser tous les jours. Alors vous imaginez donc bien que la lecture du coup n'a plus beaucoup de places dans mon quotidien. Je lis toujours, mais à un rythme de tortue. Au lieu de 100 à 200 pages par jour, j'en suis à 10 ou 20. Ce qui fait que lire un livre me prend plus longtemps qu'avant. 
Pareil pour les chroniques, je n'ai que très peu de temps pour me poser devant le pc et rédiger mes chroniques. La fatigue prenant souvent le dessus, j'avoue que certains soirs je vais me coucher tôt alors que je pourrai rédiger une ou deux chroniques. Mais voilà j'ai appris à écouter mon corps et quand il me dit que je suis fatiguée alors je fais le nécessaire. 

Je m'excuse auprès de vous tous parce que je sais combien il n'est pas agréable de visiter un blog qui ne bouge pas ou très peu. Je m'excuse auprès des maisons d'éditions qui me font confiance, mais comme je l'ai toujours fait, les SP seront lus et chroniqués en priorité. 

Je ne sais pas quand mon ancienne collègue reviendra, pour le moment je suis en CDD jusqu'au 19 octobre. Avec un peu de chance, elle sera de retour à son poste le 22 octobre et moi je pourrai enfin souffler. 

En tout cas, un grand merci à tous ceux qui me sont fidèles. Allez, il est l'heure, je vous souhaite une excellente journée. 

lundi 8 octobre 2018

Sous nos yeux - Cara Hunter

Synopsis : Alerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu.
L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot…
Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux. Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater…


C'est après avoir craqué sur la couverture que j'ai sélectionné cette lecture sur Netgalley. Je me suis lancée sans même avoir lu le résumé. 

Dans sous nos yeux, c'est le drame. Daisy Mason, âgée de 8 ans disparaît lors d'une fête donnée par ses parents. Personne n'a rien vu ni rien entendu. Adam, l'inspecteur en charge de l'enquête sait que bien souvent dans les disparitions d'enfants, un proche est mis en cause. Et avec la famille Mason il va y avoir de quoi douter. Entre un père qui a tendance à toujours être sur la défensive et à se contre dire, une mère qui joue un jeu de maîtresse de maison parfaite, l'inspecteur va avoir fort à faire. Et que penser du petit frère qui parle peu et qui semble cacher un terrible secret ? Qui a enlevé Daisy ? Est-elle même encore en vie ?

Autant vous le dire tout de suite, j'ai beaucoup aimé Sous nos yeux. Surtout la fin qui m'a littéralement bluffée ! Il faut dire aussi que je m'attendais à tout sauf à cela.

Sous nos  yeux est un thriller psychologique qui fonctionne. Une fête, des invités trop occupés à faire illusion et qui ne voient donc rien et une famille bien sous tout rapport, mais en surface seulement. Voilà un peu le mélange de ce roman. On va dès lors suivre l'enquête comme si nous étions aux premières loges. Au fil des pages, on va se demander qui a bien pu enlever Daisy, l'auteure va tout faire pour nous induire en erreur. Tout comme l'inspecteur Fowley on va tantôt accuser le père, tantôt la mère. Et puis lorsqu'on sera persuadé d'avoir mis à jour l'identité du coupable, Cara Hunter nous lancera sur une nouvelle piste. Et il en sera ainsi jusqu'à la fin. Jusqu'au dernier chapitre où là alors que vous étiez certain d'être sur la bonne voie, l'auteure vous fait un super cliffhanger ! Bref, une lecture qui m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page.

Cara Hunter est une auteure que j'ai découvert avec ce livre, et j'ai beaucoup aimé son écriture. Elle maîtrise son histoire de bout en bout et réussit à tenir le lecteur en haleine. J'ai eu peur un peu avant la fin, parce que ça avait l'air tellement simple... Et puis finalement non. Bref, vous l'aurez compris, Sous nos yeux est une lecture que j'ai apprécié dès la première page.