mardi 25 avril 2017

L'impasse - Estelle Thareau

Synopsis : Au cœur de Chanzy, ville minière en plein déclin, trois femmes, deux hommes et un enfant se partagent une cour baptisée « l'Impasse ». Tous ne survivront pas à la haine qui les lie. Revenu sur les lieux de son enfance, le policier David Bertal suivra, au fil des vengeances et des trahisons, le chemin qui le conduira à affronter les acteurs de son passé. Mais, entre doutes et remords, parviendra-t-il à déchirer le voile noir qui entoure la vie et les secrets de ceux qu'il a aimés autrefois ?

 C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai lu L'impasse d'Estelle Thareau. J'avais eu l'occasion de croiser Estelle aux premières rencontres littéraires du Creusot l'année dernière. J'avais d'ailleurs acheté Orages, son premier roman (honte à moi il est toujours dans ma PAL). Mais jusqu'à présent, chacune de mes lectures pour les éditions Taurnada a été une belle découverte. Et L'impasse confirme cela.

Dans l'impasse, nous sommes à Chanzy, une ville minière de Bourgogne. Et plus précisément dans une impasse où 2 familles que tout oppose, cohabitent. Le meurtre d'un des habitants de cette impasse va tout faire basculer. David Bertal, ancien enfant du pays devenu policier, va revenir sur place afin de mener l'enquête. Entre secrets, trahison, et remords, réussira-t-il à résoudre cette énigme ?

Je m'arrête là pour l'histoire, parce que j'ai peur de trop vous en dire. En effet, moins vous en savez, plus vous serez surpris et apprécierez votre lecture.

J'ai adoré ma lecture. Dès les premières pages,  Estelle Thareau place les bases de son histoire. Elle nous entraîne alors dans un enquête des plus sombres. De révélations surprenantes en manipulations, David Bertal aura fort à faire pour découvrir le fin mot de cette affaire. L'ambiance de ce roman est très pesante, et par moment certains passages sont oppressants. Les personnages sont bien travaillés, même si pour la plupart d'entre eux, je les ai trouvé détestables à souhaits. Le seul que j'ai trouvé attachant, est David Bertal.

L'intrigue est rondement bien menée, et pas un seul moment je ne me suis doutée de l'issue. D'ailleurs, quelle est l'issue de ce roman ? C'est là où Estelle Thareau est très forte, parce que dans L'impasse, elle va vous mener en bateau, vous faire prendre des voies sans issue, vous faire faire demi-tour,  tout en faisant monter un suspense parfois insupportable. 

Autre point positif de ce roman : l'écriture d'Estelle Thareau. Le style est fluide et intense. Elle ne s’embarrasse pas de descriptions inutiles, bien au contraire. Elle nous livre çà et là toujours avec les mots justes, ce qu'il faut. On s'imagine parfaitement bien les lieux, on ressent parfaitement bien les différentes émotions qu'elle veut susciter. Bref, un roman sombre, au ton juste.

En conclusion, je dirai que l'impasse est un très bon polar qu'il faut lire. Nul doute qu'il faudra compter sur Estelle à l'avenir. D'ailleurs je vais m'empresser de découvrir Orages.

L'impasse est disponible aux Editions Taurnada.





lundi 24 avril 2017

"La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi..." de Rachel Joyce



C'était à mon tour de choisir un livre à faire découvrir à Delphine, et pour cette fois-ci mon choix s'est porté sur un roman de Rachel Joyce : La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...

Résumé : 

Il était juste parti poster une lettre.
Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied.
Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier.
« Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. »
Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise.
Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.

Pour Queenie.
Pour son épouse Maureen.
Pour son fils David.

Pour nous tous.

J'ai choisi ce livre, car c'est avec ce titre que j'ai découvert l'écriture de Rachel Joyce, une auteure que j'ai de suite apprécié et que je prends toujours autant de plaisir à lire, mais également parce que celui-ci est une très belle histoire.


La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi est une véritable aventure humaine. Une aventure pleine de douceur, de tendresse qui offre des passages aussi bien émouvants que tendre, et même amusants. Le temps de quelques pages, nous accompagnons Harold dans l'aventure de sa vie, dans un périple qui le marquera tout autant que le lecteur. Les flash-back qui ponctuent ce livre offrent également le récit de toute une vie. Ce livre de Rachel Joyce est une petite douceur qui fait du bien au moral tout simplement, voilà pourquoi je l'ai choisi essentiellement.

jeudi 20 avril 2017

L'heure des fous - Nicolas Lebel



Ce mois-ci, Marion et moi avions choisi de lire L'heure des fous de Nicolas Lebel.

SynopsisParis: un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. "Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël", ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard...
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous...


Chronique de Marion :

Un SDF poignardé à mort sur les rails de la gare de Lyon, l'affaire confiée au capitaine Mehrlicht et son équipe devrait se régler rapidement, "rapide et propre" comme leur ordonne le commissaire. Mais quand l'identité du cadavre est révélée, c'est finalement une toute autre histoire et surtout une autre enquête qui débute. Pour Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard, l'heure des fous approche. De la Jungle au cœur de bois de Vincennes aux couloirs de la Sorbonne, c'est un véritable jeu de piste aux rebondissements surprenants qui les attend... 

C'est en 2015 à l'occasion d'un Salon que je rencontrais Nicolas Lebel et que je découvrais donc cet auteur. Après avoir lu Sans pitié ni remords et Le jour des morts, il ne me restait donc plus que L'heure des fous à découvrir (oui pas forcément dans l'ordre préconisé, mais si je lisais toujours les livres dans le bon ordre ça se saurait ^^). L'heure des fous qui m'a offert une histoire, comme je l'attendais.

Le meurtre d'un prétendu SDF qui s'avère être une affaire plus complexe, voilà à quoi le capitaine Mehrlicht (à tête de grenouille) se voit confronter. Entouré de son équipe plutôt éclectique, l'enquête va révéler des surprises et va se ponctuer de rebondissements auxquels nul ne s'attendait. Notre équipe n'est pas au bout de ses surprises, tout comme le lecteur qui se régale de pages en pages.

Pour avoir déjà lu les autres romans de Nicolas Lebel, je me doutais qu'il ne fallait pas que je m'attende à une histoire qui pouvait sembler toute tracée, mais plutôt à une histoire prête à exploser à tous moment et qui ne me laisserait aucun répit. L'heure des fous, c'est exactement ça !

En plongeant dans ce roman, on ne s'attend pas une seule seconde à la tournure que vont prendre les événements. Une simple affaire de SFD poignardé, bon ok... , mais quand celle-ci lève déjà le voile sur la Jungle au coeur du bois de Vincennes, là on comprend que ce ne sera pas tout rose pour notre équipe. Les rebondissements, les révélations s'enchaînent au fil des pages, mettant à jour une terrible machination presque inimaginable. Personne ne peut se douter de l'issue final, tout est amené progressivement, les doutes planent dans l'esprit du lecteur et l'intrigue n'en est que plus haletante.

L'heure des fous permet aussi de rencontrer une équipe des plus originales. Aussi bien différents que complémentaires, Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard nous offrent de sacrés moments. Entre les répliques cinglantes de Mehrlicht (Mehrlicht qu'on imagine tellement bien avec sa fameuse "tête de grenouille"), la drague un peu lourde de Dossantos envers Latour et le bouc émissaire qu'est Ménard, on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est une équipe comme on en croise nulle part ailleurs, et tous se révèlent très attachants (mention spéciale pour Sophie Latour pour qui j'ai un gros coup de cœur). Cela ne fait qu'ajouter du piquant à ce roman et en fait une de ses particularités ! 

Et que dire de l'écriture de Nicolas Lebel ? C'est vif, piquant, mordant même et parfois tellement drôle ! On ne s'ennuie pas une seule seconde avec cet auteur. Entre une intrigue parfaitement maîtrisée et des répliques cinglantes qui ponctuent ce roman, difficile de le lâcher une fois commencé. Nicolas Lebel réussit aussi bien à tenir en haleine son lecteur jusqu'aux dernières pages, mais aussi à le faire éclater de rire plus d'une fois entre les déconvenues et les répliques qui fusent sans arrêt. 

Vous l'avez sans doute compris, j'ai adoré retrouver l'écriture de Nicolas Lebel dans L'heure des fous. Je vous conseille vivement d'ailleurs de découvrir cet auteur si ce n'est encore fait. Vous plongerez dans des polars sombres, où le suspens ne fait que croitre au fil des pages et dont les intrigues n'ont pas finis de vous surprendre, le tout rythmé par un humour cinglant qui vous marquera. 


Chronique de Delphine :

Pour ma part, c'est la première fois que je lis un livre de Nicolas Lebel. Rencontré lors du Salon du polar de Nemours cette année, j'en ai profité pour acheter son premier livre, et faire ainsi la connaissance de ce fameux Mehrlicht. 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle.  

Dans l'heure des fous, la première chose qui frappe c'est ce personnage atypique : Merhlicht. Ensuite, l'histoire ! Si au départ on pense avoir affaire à une simple affaire, on va très vite se rendre compte que cela va s'avérer bien plus complexe que çà. Et puis il y a l'équipe de Merhlicht : Sophie Latour, Mickael Dossantos et le jeune Ménard, stagiaire. D'ailleurs ce pauvre Ménard ne sera pas ménagé par un Merhlicht détestable à souhait. 

Mehrlicht ? Parlons en. C'est un personnage des plus atypiques. Il fume comme un pompier et c'est peu dire, il est désagréable à souhait, il ronchonne. Mais ce qui m'a le plus frappé finalement c'est surtout son implication dans l'enquête. Il ira au bout coûte que coûte. Et puis, même si il est souvent malaimable avec les membres de son équipe, on sent bien qu'il les apprécie à leur juste valeur. 

L'heure des fous est un livre comme je les aime. Une intrigue drôlement bien menée, avec des rebondissements de fous. Quand on pense avoir trouvé la clé de l'énigme, hop, un nouvel élément vient s'imiscer et on repart à zéro. J'ai vraiment beaucoup aimé la plume de l'auteur, elle est fraîche et fluide. C'est un régal à lire. Nicolas Lebel ponctue son récit de petits moments vifs et incisifs, et çà donne du mordant. A cela rajoutez une bonne dose d'humour, et vous aurez un résultat tout à fait délicieux ! 

J'ajouterai une mention spéciale pour la sonnerie de portable de Mehrlicht !! A chaque appel, un dialogue célèbre d'Audiard, ce qui donne parfois des situations cocaces et à mourir de rire.

Par contre je vous préviens d'avance, une fois commencée, vous ne pourrez pas refermer L'heure des fous avant de l'avoir terminé. On a envie de connaître l'issue. 

En conclusion, Nicolas Lebel est un auteur que j'ai pris plaisir à découvrir. L'heure des fous est un roman sombre qui vous surprendra tant par ses rebondissements que par l'humour mordant de l'auteur. 

A vous de jouer !! 

Quelques citations de ce bon vieux Mehrlicht 

Ouvre ben tes cages à miel ! Je vais te dire ce que j'en pense. J'en pense que baisouiller au boulot, ça embrouille le bulbe et ça t'amène que des pépins. Alors, mon conseil : tu l'oublies. Ou tu l'invites à claper un de ces soirs, et si elle te dit "non", tu l'oublies ! Ça t'évitera d'être muté d'office à Trifouillis-les-Oies avec un procès pour harcèlement qui te coûtera une blinde en bavard, et peut-être même ton taf. Tu vois ? 

Eh ben figure-toi, reprit Mehrlicht en regardant Dossantos, que l’inspecteur Ménard va nous résoudre cette enquête par ordinateur. Rentre chez toi, tu sers plus à rien. On est triquards, à la casse, tous les deux ! Hop ! Dehors les vioques ! L’inspecteur Ménard va te faire turbiner son nouveau super virus Microsoft Windows mes couilles et hop ! T’as le nom du tueur qui sort de l’imprimante, putain !

Dossantos enfila des gants de latex et se pencha à son tour sur le corps.
— Qu’est-ce que tu fous avec des gants en latex, toi ? lui demanda Mehrlicht, éberlué.
— Je regarde Les Experts sur la Une. Tu devrais.
— Il a raison, reprit Carrel. C’est là que j’ai tout appris. Mehrlicht grogna et aspira une bouffée de sa gitane.
— Je regarde pas la télé. Ça rend con. Et puis, si c’est pour finir habillé en latex… 



mercredi 19 avril 2017

Je m'appelle Birdy - Franco Mannara

Synopsis : Paolo, guitariste dans un groupe de rock underground qui vit à la Goutte-d’or, est dans la mouise : il a emprunté des sous à des caïds de son quartier et n’a aucun moyen de les rembourser, malgré leurs menaces de plus en plus violentes. Heureusement, il trouve un plan en or : faire de la filature pour un détective privé. C’est ainsi que Paolo se retrouve à suivre Birdy, toute jeune femme de milieu aisé qui a tout plaqué pour vivre avec un groupe de squatteurs. Sa famille est très inquiète. Paolo découvre avec stupéfaction que Birdy mène une vie encore plus sombre et destructrice qu’il n’y paraît.

En toile de fond, une crise sanitaire explose. Des douzaines de jeunes meurent en revenant de soirée après avoir consommé une nouvelle pilule bleue qui fait fureur. L’inspecteur Ibanez, gitan d’origine, est chargé de l’enquête. Bientôt, tout le monde s’arrache cette nouvelle drogue, sorte de « roulette russe chimique » qui donne lieu à des fêtes clandestines des plus dérangeantes. Birdy y est mêlée aussi, et Paolo se retrouve à son tour embringué dans un univers de débauche sexuelle insoupçonnable, et dont les manettes s’avèreront tenues par des groupuscules aux idées plus que radicales. Ibanez comprend que Paolo peut l’aider à boucler l’affaire. La mission du musicien prend alors une tout autre allure pour mettre un terme aux ravages d’une drogue qui cible la jeunesse française.


J'ai lu ce livre dans le cadre de mon partenariat avec Calmann-Levy. C'est un premier roman pour Franco Mannara. Et autant vous le dire, c'est un gros kiff me concernant !! 

Je ne vais pas vous peecher l'histoire parce que la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle. J'ai refermé ce livre il y a quelques jours, et je l'ai encore en mémoire. Mon ressenti là tout de suite ? Bordel ! quel putain de bon bouquin !! Oui je vous l'accorde c'est un peu vulgaire, mais c'est vraiment çà. Du coup j'ai un peu de mal à comprendre les critiques pas vraiment tops que j'ai lues. Bon je sais bien qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, qu'il en faut pour tous les goûts, toussa, toussa. Mais Je m'appelle Birdy a été pour moi une claque mémorable !! 

Pourquoi j'ai adoré ce livre ? Pour plusieurs raisons. D'abord pour l'histoire. Je l'ai tout simplement trouvé super originale. Même si on note quand même quelques petites maladresses, l'histoire se tient, et nous tient en haleine. Franco Mannara plante le décor à sa façon : drugs and rock'n roll, pour ensuite nous entraîner dans une spirale infernale. Personnellement j'étais conquise dès les 50 premières pages. 
Ensuite il y a le style de Franco Mannara. Il a un style bien à lui. C'est un style frais et percutant comme je les aime. Honnêtement, j'ai pris énormément de plaisir à lire ce livre. Même si il faut bien l'avouer, certains passages sont trash et certaines âmes sensibles pourraient être choquées. Parce que Franco Mannara n'épargne pas ses personnages. Notamment Birdy. Cette jeune fille paumée qui vit en marge de la société. Elle est attachante de par ce qu'elle a vécu et ce qu'elle vit. 
Paolo est quant à lui un personnage auquel on s'attache également rapidement. Si au départ, on a plutôt l'impression d'avoir à faire à une simple caricature d'un chanteur de rock, on va vite s'apercevoir qu'il n'en est rien. 
Et puis il y a tous les autres, les personnages secondaires, qui apportent tous leur pierre à l'édifice et qui font de ce roman un roman atypique. Tous les personnages ont une particularité, un petit grain, quelque chose qui font qu'on s'intéresse à eux. 

L'histoire en elle-même fait froid dans le dos, parce que d'actualités, parce qu'elle fait écho à certaines vérités. Pour moi Je m'appelle Birdy a toutes les qualités pour en faire un très bon polar. C'est un livre qui sort des sentiers battus, qui nous emmène dans les bas-fonds d'une jeunesse perdue qui joue avec sa vie. Mention spéciale à la couverture pour la quelle j'ai littéralement craqué dès le départ.

En conclusion, Je m'appelle Birdy, est un livre qui fera très certainement parti de mon top 5 de l'année 2017. J'espère que Franco Mannara ne s'arrêtera pas en si bon chemin, parce que franchement pour un premier roman il place la barre très haute.

Je m'appelle Birdy est disponible dans toutes les bonnes librairies et espaces culturels.


lundi 17 avril 2017

C'est lundi ! Que lisez-vous ?


Le principe est simple. Le lundi, on fait le point sur les lectures en répondant à trois questions

  1. Quel livre venez-vous de terminer ?
  2. Que lisez-vous en ce moment ?
  3. Que lirez-vous après 

Le lundi de Delphine :

J'ai fini L'impasse d'Estelle Thareau
Je lis Je m'appelle Birdy de Franco Mannara
Je lirai ensuite Les aventures d'Edgar Nelson au pays d'Oz de Franck Driancourt

mercredi 12 avril 2017

Mémé dans les orties - Aurélie Valognes

Synopsis : Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !


 Cela faisait déjà un moment que je voulais lire ce livre, tellement les avis que j'en avais lu étaient bons. Alors quand un client du restaurant avec qui je parles lecture tout le week-end m'a proposé de me le prêter, je n'ai pas hésité. Et je peux déjà vous dire que je ne regrette pas.

Mémé dans les orties c'est l'histoire de Ferdinand, un vieux monsieur de 83 ans, solitaire, bourru et acariâtre qui vit dans une résidence. Il passe son temps à éviter ses voisines et à taquiner et embêter la concierge Madame Suarez. Les seuls moments où Ferdinand se sent bien c'est quand il promène sa chienne qu'il aime plus que tout. Alors le jour où celle-ci disparaît, le pauvre homme est désespéré et va tenter de mettre fin à ses jours. Se retrouvant à l'hôpital, sa fille qui habite à l'autre bout du monde va alors lui mettre un ultimatum : soit il lui prouve qu'il est encore capable de vivre seul, soit elle le placera en maison de retraite. Et pour cela elle va demander à Madame Suarez de surveiller Ferdinand et d'inspecter son appartement. C'est alors que va entrer dans sa vie une fillette précoce qui va radicalement changer sa vie.

Mémé dans les orties est un de ces livres qui nous donne le sourire en lisant. Je le place directement dans la catégorie des livres "doudous". Mais si vous savez, je vous ai déjà dis, le livre qui vous fait sourire, rire, pleurer, qui fait un bien fou quoi. 

Aurélie Valognes réussit à nous transporter avec cette histoire simple mais si profonde et touchante. Mémé dans les orties c'est une histoire sur les relations humaines, sur la solitude, la vieillesse, la jeunesse, la famille. Les personnages sont attachants ou détestables à souhait. Certaines scènes sont vraiment touchantes et ont réussi à me tirer une petite larmichette. A contrario, d'autres scènes m'ont fait rire voire même éclater de rire. En bref, avec Mémé dans les orties on passe du rire aux larmes, mais c'est un livre qui fait du bien au moral. En refermant ce roman, on ne peut que se sentir bien.

Dernière petite chose, j'ai adoré les expressions de chaque début de chapitre.

Mémé dans les orties est un vrai coup de coeur. J'ai passé un très agréable moment de lecture et je pense que je n'attendrai pas si longtemps pour me plonger dans le prochain roman d'Aurélie Valognes. Je ne peux donc que vous conseillez de lire Mémé dans les orties, si comme moi, vous aimez les romans qui parlent de la vie tout simplement.


"Aux petites heures de la nuit" de Flo Renard


Il y a quelques semaines Delphine vous faisait découvrir le livre qu'elle avait choisi pour moi à l'occasion de notre rendez-vous "Je choisis un livre pour toi". Pour rappel, l'heureux élu était donc Aux petites heures de la nuit de Flo Renard, piqûre de rappel sur son article à ce propos en cliquant par ici !

J'avais déjà vu plusieurs fois passer les livres de Flo Renard sur les réseaux sociaux, sans vraiment m'y intéresser plus que cela à vrai dire. L'occasion m'a donc été donnée de découvrir cette auteure avec Aux petites heures de la nuit.

Après un terrible accident, à dix-sept ans Benjamin devient paraplégique. Après plusieurs mois d'hospitalisation, c'est au centre de rééducation Les Épicéas que le jeune homme va réapprendre à vivre sans l'usage de ses jambes. Passionné de violon, Benjamin finit par reprendre goût à la musique alors que ses espoirs de carrière semblaient briser. Sa reconstruction se fera avec l'aide d'amis rencontrés au centre, Elise et Leopold qui ont eux aussi été malmenés par la vie. Benjamin reprend goût à la vie, à l'amitié, à la musique et à l'amour. Et lorsqu'il se remet à jouer du violon, d'étranges phénomènes surgissent alors au sein des Épicéas.

Aux petites heures de la nuit, c'est l'histoire d'une reconstruction, d'un après qui s'apprivoise et de rencontres qui changent la vie. C'est aussi une histoire qui prend une toute autre tournure à laquelle on ne s'attendait pas et qui se teinte alors de mystère, et même de surnaturel. N'étant pas particulièrement amatrice de ce côté "surnaturel", ce n'est pas ce point que je retiens de cette lecture, c'est plutôt, pour moi, un petit "bonus" qui ajoute une intrigue supplémentaire.

On s'attache à Benjamin, à ce jeune homme qui doit remonter la pente à travers cette terrible épreuve. Tout comme on s'attache ensuite à Elise et Léopold. Ils forment alors un trio uni, un trio uni par l'amitié, l'amitié qui est un des piliers de cette histoire, mais aussi par l'amour entre Benjamin et Léopold. Les deux garçons sont touchants, sensibles, et Flo Renard livre alors une relation emplie de respect et de soutien. Ils deviennent tous les trois presque des amis au fil de la lecture.

Le thème du handicap est abordé d'une manière juste avec beaucoup de sensibilité. L'auteure ne cherche pas à nous faire larmoyer dans notre lecture, elle pose parfaitement les mots sans en faire trop. Ca en deviendrait presque secondaire finalement dans notre lecture.

Flo Renard livre avec Aux petites heures de la nuit, un livre d'une incroyable douceur. L'auteure avec son écriture douce, soignée, légère, teintée de sensibilité et de justesse emporte le lecteur dans son histoire sans qu'il s'en aperçoive. Entre l'amour entre Benjamin et Léopold, l'amitié qui lie profondément les deux garçons à Elise et les difficultés à reprendre goût à la vie après de tels drames, c'est aussi des émotions qui ponctuent ce roman pages après pages. Le tout porté par la musique...

Flo Renard est une jolie découverte. N'hésitez pas à vous laisser tenter par Aux petites heures de la nuit pour quelques douces heures de lecture qui vous feront du bien. Le roman est disponible par ici sur Amazon.

vendredi 7 avril 2017

L'interphone ne fonctionne toujours pas - Pierre-Etienne Bram

Synopsis : « Objet : Hola je m’appelle Celia. Et toi ? Je suis celle qui n’arrive pas à te parler sur Meetic. . . Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m’en donne les moyens À bientôt peut être ? Celia » Si seulement j’avais su, au moment d’ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre. . . Beaucoup de mes proches n’ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire. « Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu’elle t’a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ? » « Non, je ne crois pas. . . Sa vie est compliquée. . . La mienne n’est pas simple non plus. . . Et puis sa voix était tellement envoûtante. . . » « Les autres ne comprendront jamais notre histoire. . . Ne les écoute pas. . . Demain je serai là. . . Promis » Comment résister. . .

J'ai répondu à un appel à blog pour découvrir ce livre. Puis en discutant avec l'auteur, on s'est aperçu qu'on venait de la même ville et que nous avions fréquenté le même lycée à la même époque. Coïncidence qui me fait sourire, le monde est vraiment petit. 

L'interphone ne fonctionne toujours pas est un récit autobiographique. Le savoir donne une autre tournure à la lecture. Je l'ai su après avoir lu le livre, et j'avoue que je l'aurai lu différemment en le sachant. C'est donc l'histoire d'un jeune homme qui sort d'une rupture amoureuse et qui ne souhaite qu'une chose:  trouver la femme de sa vie et le bonheur. C'est en tout cas dans cette optique qu'il s'inscrit sur Meetic. Très rapidement Celia, va entrer en contact avec lui. Une relation virtuelle va alors se lier entre les deux jeunes gens. Celia sort elle aussi d'une histoire d'amour et va tout de suite être très méfiante. De nombreux échanges par mail vont alors s'en suivre. Au grand regret de ce jeune homme Celia va repousser toujours un peu plus le moment de la rencontre virtuelle. Lorsqu'enfin elle accepte un rendez-vous, notre jeune homme est fou de joie. Oui mais voilà, elle ne viendra pas. Dès lors on assiste à un chassé croisé de rendez-vous manqués, de "je t'aime moi non plus". Il n'aura alors de cesse de croire en leur histoire et fera tout pour la rencontrer. Celia quand à elle va sans arrêt repousser l'échéance. Et lorsque lui décidera de mettre un terme à tout çà, elle saura le reconquérir. Jusqu'où ira cette histoire ? Celia existe-t'elle vraiment ? 

Voilà pour l'histoire. Je dois dire que je suis mitigée sur ce livre. L'interphone ne fonctionne toujours pas donne une impression étrange. Comme si le lecteur était un voyeur. Il est littéralement happée dans cette "pseudo" histoire d'amour. je dirai même qu'il est en est au coeur. Honnêtement à de nombreuses reprises je me suis demandée comment un jeune homme pouvait endurer toute cette comédie de la part de Celia. Comment peut-on se faire manipuler à ce point ? J'ai tout de suite détesté cette Celia. Dès le départ je ne l'ai pas trouvée "clean". Ensuite il y a eu toutes ces excuses bidons, ces rdv manqués. 

L'interphone ne fonctionne toujours pas est un livre d'aujourd'hui, qui parlera à de nombreuses personnes j'en suis certaine. C'est également un très bon page-turner dans la mesure où il se lit très vite, on a envie de savoir si oui ou non cette rencontre tant attendue aura lieu. Sans savoir que ce livre était autobiographique j'ai eu beaucoup d'affection pour ce jeune homme qui s'accroche à cette histoire comme à une bouée pour ne pas couler. Alors qu'il a la possibilité de faire d'autres rencontres, il va se jeter les yeux fermés dans cette histoire, y laissant certainement des plumes. Mais çà, on ne le saura que dans le tome 2 qui devrait paraître courant juin. Je vous avoue que j'ai hâte de connaître la suite de toute cette histoire. 

L'interphone ne fonctionne toujours pas a le mérite de susciter des émotions, de nous faire réagir et même de nous interroger. Qu'aurions-nous fait à sa place ? Personnellement, je trouve çà très courageux d'avoir écrit ce livre sur cette expérience. L'auteur se livre et j'ai trouvé çà très touchant. L'interphone ne fonctionne toujours pas est disponible chez Rebelles Editions, et moi j'en attend la suite avec grande impatience ! 



jeudi 6 avril 2017

Soutenez la librairie de Cogolin

Aujourd'hui, je vous retrouve non pas pour une chronique mais pour un article particulier. Depuis quelques jours sur Facebook je vois passer des appels à l'aide pour sauver une librairie. Alors bien sûr en tant que passionnée de livres, ça m'a interpellé, et j'ai donc regardé çà de plus près. 

Une librairie qui ferme ses portes c'est toujours triste, parce que c'est un endroit de moins pour nous les passionnés. Et puis qu'on se sente concerné ou pas, j'avais envie de partager. Ce couple de libraire a tout plaqué pour reprendre cette librairie, ce sont donc de vrais passionnés. 

Pourquoi les aider ? Peut être que vous vous dîtes que vous êtes loin, et que de ce fait cela ne vous concerne pas. Oui, j'entend. Mais honnêtement si vous le souhaitez, vous pouvez aider. En partageant l'information autour de vous, en faisant un don via la cagnotte leetchi ou bien même en envoyant un chèque si vous préférez. 

De nombreux auteurs se mobilisent déjà : René Manzor, Fabio Mitchelli, Johanna Gustavsson, Nicko Tackian, Olivier Norek, Nicolas Lebel, Claire Favan,  et tant d'autres. 

Je pense que la solidarité des lecteurs peut réussir à réunir la somme de 35000 euros. Cela paraît énorme, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières ! 

Et puis pour nos amis auteurs, ils peuvent envoyer un exemplaire dédicacé de leur livres. En effet, à la fin de l'opération une grosse tombola aura lieu pour récompenser tous les participants. 


Et également leur adresse postale si vous préférez envoyer un don ou même un mot de soutien : 

La librairie de Cogolin
26 rue Gambetta
83310 Cogolin 



lundi 3 avril 2017

Jusqu'où - Cédric Péron

Synopsis : Nathan, ex commando d'élite, voit débarquer chez lui, alors qu'il dîne avec sa femme, un groupe d'hommes armés.
Il comprend que sa retraite aura été de courte durée lorsqu'il réalise qu'il n'a pas affaire à de simples voleurs...
Que va-t-il leur arriver ? Qui est le sombre personnage qui dirige cette équipe de mercenaires, et qui le dirige, lui ?
Une histoire qui navigue entre flics pourris, manipulations, pouvoir et folle utopie.
Un thriller qui vous emmènera loin. Jusqu'où ?


Cédric Péron est un auteur indépendant français que j'apprécie énormément. Ayant lu Le quatrième sceau et Souffrances, j'avais très envie de découvrir son premier livre en attendant le prochain. C'est pourquoi j'ai donc acheté Jusqu'où en ebook. 

Jusqu'où s'ouvre sur une scène plutôt banale, Nathan s'apprête à dîner avec sa femme lorsqu'un groupe armé débarque à l'improviste. Ex commando d'élite, Nathan n'empêchera malheureusement pas l'enlèvement de sa femme. Dans la bagarre il va prendre une balle et est laissé pour mort. Sauver in extrèmis, Nathan va rester quelques jours dans le coma, avant de se réveiller, plus décidé que jamais à retrouver sa femme. Aidé de ses fidèles acolytes, eux aussi ancien des commandos, il va alors tout mettre en oeuvre pour retrouver ceux qui ont enlevé sa femme. Qui sont-ils ? Pourquoi sa femme ? Que veulent-ils ? Nathan va aller de surprise en surprise, mais jusqu'où cette enquête le conduira ?

Voilà pour le speech. Jusqu'où est un excellent roman. C'est un premier et honnêtement, on ne le sent pas en le lisant. Dès le départ, Cédric Péron nous met dans l'action, et il n'aura de cesse de nous tenir en haleine jusqu'à la toute dernière page. Jusqu'où est un de ces livres qu'on ne peut pas lâcher. Le rythme est soutenu et on sait qu'à chaque page tournée il va se passer quelque chose ! L'intrigue tout en étant originale, est bien ficelée et maîtrisée.

Les personnages sont bien travaillés, et j'ai littéralement craqué pour ce Nathan. Un grand costaud qui n'a peur de rien et qui cache un grand coeur. Fidèle à ses amis qui le lui rendent bien, il n'aura de cesse de retrouver sa femme et vivante. On sent au travers des mots, des gestes, que ces deux là s'aiment profondément. D'ailleurs une des scènes de fin est particulièrement forte et montre bien les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. 

Jusqu'où est un thriller haletant qui se lit très vite, trop vite peut être. Bref, c'est donc le 3ème roman que je lis de cet auteur et je peux d'ores et déjà  vous dire que ce ne sera pas le dernier. J'attends avec impatience le prochain. Je pense sincèrement que Cédric Péron a un fort potentiel et qu'il faudra compter sur lui dans les prochaines années. On en reparlera mais j'en suis intimement persuadée. Il n'a rien à envier aux auteurs de polars célèbres.

Donc, si vous n'avez pas encore compris, je vais me répéter, lisez le rapidement !

Jusqu'où est disponible ICI