mardi 19 juin 2018

La délicatesse du homard - Laure Manel

Synopsis : François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…
Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?


Cela fait un petit moment déjà que ce livre est dans ma PAL. Je l'avais gagné lors d'un concours sur Twitter. Le voyant passé plusieurs fois sur les réseaux sociaux, j'ai donc décidé de le sortir et de le lire.

La délicatesse du homard c'est l'histoire de François qui découvre, lors d'une de ses  nombreuses promenades à cheval, une femme inconsciente au pied d'un rocher. Elle est inconsciente, mais bien vivante. Sans réfléchir, il décide alors de la ramener chez lui plutôt que d'appeler les secours. A son réveil, la jeune femme ne se montre pas très bavarde et refuse de répondre aux questions de François. Elle lui dit juste qu'elle s'appelle Elsa. Pour François, c'est suffisant, et il lui dit qu'elle peut rester chez lui tant qu'elle le souhaitera. Même si il se pose énormément de questions et que l'arrivée d'Elsa n'est pas au goût de tout le monde, François va respecter son silence.

La délicatesse du homard est un livre que j'ai beaucoup aimé. Au début, j'étais un peu sceptique, mais au fil des pages, je me suis retrouvée prise au piège de cette histoire. Alternant les chapitres, nous avons ainsi les points de vue d'Elsa et François. On comprend très vite qu'Elsa fuit quelque chose, mais on ne sait pas vraiment quoi dans la mesure où elle refuse de parler d'elle. On sent aussi que François cache quelque chose. Au fil de la lecture, on va apprendre petit à petit ce qu'ils cachent tous les deux. Ce sont deux personnages blessés qui vont peu à peu s'apprivoiser et apprendre à se faire confiance, malgré les obstacles.

L'écriture de Laure Manel est douce et tendre. C'est vraiment une lecture agréable, et elle sait choisir les mots justes sans s’embarrasser du superflu. Les personnages sont vraiment bien travaillés et j'ai trouvé Elsa et François très attachants. 

En conclusion, La délicatesse du homard est un roman doux qui fait du bien, c'est un livre doudou qui nous touche, nous émeut, mais également qui nous redonne le sourire. Je relirai avec grand plaisir cette auteure. 

La délicatesse du homard est disponible aux Editions Michel Lafon et récemment aux Editions Le Livre de Poche.




dimanche 10 juin 2018

La nouvelle vie de Kate Reddy -

Synopsis : Kate Reddy compte les quelques semaines qui la séparent de la cinquantaine avec effroi. Si on ajoute à cette angoisse les hormones qui s'agitent, des enfants devenus ados qui ont besoin d'elle mais qui ne lui adressent pas la parole, des parents qui vieillissent et redeviennent eux-mêmes des enfants, un mari qui se cherche et a décidé de s'offrir un break pour se consacrer à l'art de la pleine conscience... Kate se trouve prise dans un sandwich qu'elle ne peut même pas avaler à cause des calories ! Et c'est sans compter son retour dans le monde du travail, où la cinquantaine est un tabou...

Juste au moment où elle commence à se débrouiller dans son nouveau boulot, son ancien amant, Jack, réapparaît... Les choses se compliquent, et c'est peu dire.

C'est dans le cadre d'une masse critique privilégiée de Babelio que j'ai reçu La nouvelle vie de Kate Reddy. A réception du roman, j'ai pris peur : ce livre est un pavé !! J'espère que je vais l'aimer parce que là, y'a du lourd. Bon déjà, j'adore la couverture toute colorée, et après lecture de la quatrième de couverture, je me suis dis que ça allait le faire.

Kate Reddy, est une femme approchant de la cinquantaine. Autant dire que cela l'effraie. Elle est maman de deux adolescents et doit gérer la crise d'adolescence de sa fille. Son mari qui ne travaille plus est en formation de thérapeute et du coup les finances du foyer ne sont pas au beau fixe. Surtout que la maison qu'ils ont acheté nécessite de gros travaux, et donc de gros frais. Kate n'a donc pas le choix, elle doit retrouver du travail. Autrefois femme active dans une grosse société, elle avait quitté son travail pour s'occuper de ses enfants. Malheureusement, son âge est un frein pour retrouver un emploi. Aussi lorsqu'elle a la possibilité d'être embauchée pour un remplacement, elle décide alors de se rajeunir de 7 ans et donc de mentir sur son âge. 

Honnêtement, j'ai adoré ce livre ! Kate Reddy est extraordinaire ! Elle décrit parfaitement les effets de l'âge, les crises d'adolescence à gérer, les soucis financiers etc... Kate doit gérer tellement de choses seule que c'en est parfois effrayant. Elle se retrouve prise en sandwich entre sa vie de famille, sa vie professionnelle. Alors quand enfin, elle décroche ce nouveau job, elle se dit qu'elle ne laissera pas passer cette chance. Mais comment faire, losrqu'en plus de tous les problèmes du quotidien, on doit en plus gérer la ménopause et ses inconvénients ? Et comment faire, quand en plus de tout cela, son ancien amant réapparaît ?

La nouvelle vie de Kate Reddy parle de sujets d'actualité. En effet, Allison Pearson aborde la dangerosité des réseaux sociaux, la ménopause, l’infidélité, l'inégalité hommes/femmes, l'éducation et tout un tas d'autres thèmes. Mais ce que j'ai surtout aimé c'est que ces sujets sont abordés avec humour, on ne tombe jamais dans le patho ou encore dans du tragico-comique. Kate Reddy se pose 1001 questions, on la sent à bout de souffle parce qu'elle doit être sur tous les fronts en même temps et que bien sûr, Superwoman n'existe que dans les comics. Bref, Kate Reddy c'est vous, c'est moi, c'est une femme d'aujourd'hui.

Ce roman est un bonheur à lire, tantôt touchant, tantôt drôle, pas un moment je ne me suis ennuyée en le lisant. il ya des scènes vraiment hilarantes et d'autres quasi bouleversantes. Je le recommande vraiment à toutes les femmes qui se sentent au bout du rouleau.

La nouvelle vie de Kate Reddy a été pour moi une véritable bouffée d'oxygène. Il est disponibles aux éditions Le cherche-midi.


lundi 4 juin 2018

Le silence et la fureur - Natalie Carter & Nicolas d'Estienne d'Orves

Synopsis : Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon.
Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars.
Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs.
Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau.
Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le « petit prince ».
Un futur pianiste de génie, comme son père.
Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.
Et du silence jaillira bientôt la fureur.


C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions XO que j'ai reçu ce livre. Je ne connais pas les auteurs. C'est un livre écrit à 4 mains. Mais le résumé suffit pour m'intriguer. 

Dans le silence et la fureur, nous nous retrouvons dans une maison recluse sur une île. Dans cette maison, vit Max King, pianiste adulé à une époque, mais qui vit désormais comme un ermite. Seule sa gouvernante vient tous les jours pour s'occuper de lui, de ses repas, et de l'intendance. Si à une époque, Max King était un brillant pianiste, aujourd'hui il ne supporte que le silence. La musique le faisant entrer dans des crises terribles. Qu'est-il arrivé à ce grand pianiste ? C'est là toute l'intrigue. Et c'est le retour de Luke, le fils de Max qui nous apportera les réponses, mais qui va également bousculer le quotidien de Max.

L'histoire est posée. Le silence et la fureur est un huis clos terriblement angoissant, voire même étouffant. Tout tourne autour de Max et de la routine instaurée depuis le drame. Quel drame ? On ne le sait pas tout de suite, on va l'apprendre au fil de notre lecture. Tout au long du livre, on va s'interroger, se demander ce qui a pu arriver. Comment un tel passionné de musique en est-il arriver à ne plus pouvoir la supporter ?

L'idée de base est, je trouve, vraiment bonne. On sait qu'un drame a eu lieu et que c'est à partir de là que tout a basculé pour Max King et les autres habitants de l'île, mais on ne sait pas quoi. Et c'est le fil rouge du roman, ce fil rouge qui va nous donner envie de toujours tourner les pages sans reposer le livre. Les auteurs vont nous faire douter, vont nous laisser penser des choses, mais la révélation finale sera tout autre.

Le silence et la fureur est un excellent thriller psychologique et les personnages sont vraiment bien travaillés. Personnellement, j'ai beaucoup aimé, et je dois dire qu'on n'est pas passé loin du coup de coeur.

Avec le silence et la fureur, faîtes une virée en Ontario sur une île terriblement angoissante.



mercredi 30 mai 2018

"Un paquebot dans les arbres" de Valentine Goby



Pour ce trimestre, le livre que j'ai envoyé à Delphine afin de lui faire découvrir est donc Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby.

Résumé :
Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. 

En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.

À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.



J'ai choisi ce titre parce que Valentine Goby est une auteure que j'apprécie beaucoup. J'aime son écriture particulière, sa prose limite envoûtante et ses histoires qui ne ressemblent à aucune autre.

J'ai lu Un paquebot dans les arbres il y a seulement quelques mois, mais c'est pour moi un titre qu'il faut vraiment découvrir. Son histoire, ses personnages, son atmosphère, tout fait de ce livre un roman particulier. Tout cela allié à l'écriture de Valentine Goby qui a un petit côté poétique, permet de faire de ce roman un livre qu'on n'oublie pas facilement.

Je savais que Delphine n'avait encore jamais lu cette auteure, alors l'occasion était toute trouvée pour remédier à cela ! Maintenant, je t'en souhaite une belle lecture :)

- Marion -

mardi 22 mai 2018

Parfois on tombe - Solène Bakowski

Synopsis : Mais parfois on tombe, et il n'y a pas de honte à cela. Il faut même trébucher pour comprendre que courir sans arrêt ne sert à rien. Ce roman n'est pas seulement une fiction, c'est une histoire qui ressemble à nos vies d'aujourd'hui. Son héroïne, épuisée de regarder passer une existence qui se vit sans elle, finit par perdre pied et compromettre tout ce qu'elle a patiemment construit. Pour se retrouver, il lui faudra momentanément quitter son univers et partir pour une destination lointaine, la Chine. Un bouleversant voyage aux tréfonds d'elle-même qui nous enseigne la nécessité de savoir reprendre son souffle à temps.


Cela fait très longtemps que j'ai ce livre dans ma PAL, je l'avais gagné lors d'un concours de blog. Je ne connais pas du tout cette auteure ce sera donc une découverte. 

Dans parfois on tombe nous faisons la connaissance de Sarah. Cette femme a perdu son mari et sa fille. Mais on ne sait pas s'ils sont morts, s'ils sont partis, bref, on ne sait pas grand chose à part que Sarah se retrouve seule après avoir "pété les plombs". Elle décide alors sur un coup de tête de tout plaquer et de partir en Chine.

Bien. Je dois avouer que je ressors de cette lecture avec un avis mitigé. Autant le début m'a beaucoup touchée et j'étais très emballée. Ce que vivait Sarah, je le comprenais et j'arrivais même à m'identifier à cette maman débordée, au bord du burn-out. Par contre dès l'arrivée de Sarah en Chine, l'auteure m'a perdu. En effet, trop de descriptions, trop de longueurs ont fait que j'ai trouvé ma lecture moins intense. Et puis, bizarrement j'ai eu de plus en plus de mal à comprendre Sarah.

Pourtant j'ai beaucoup aimé le style de l'auteure, et de ce fait, je pense que je lirai un autre de ses ouvrages, mais pour ce titre, ça n'a pas matché comme on dit lol.

Aussi, je vous invite à vous faire votre propre avis et à découvrir Parfois on tombe et à partir en Chine avec Sarah.






lundi 21 mai 2018

Lebenstunnel : pénitence - Oxanna Hope

Synopsis : Au camp de Niederhagen où l'on déporte les traîtres à la Nation, une seule devise prévaut sur tout le reste : « Une génération de forts éliminera les faibles. Faire pénitence, c'est se sacrifier pour la science. » Mais Krista n'est pas d'accord. Elle ne veut pas faire pénitence. Elle ne veut pas se sacrifier pour la science. Ni maintenant. Ni jamais. 

Lebenstunnel : pénitence est le dernier roman qui finalise la trilogie Lebenstunnel. Les deux premiers tomes ont été de véritables coups de coeur, aussi étais-je impatiente de retrouver Krista et Cie. Oui mais j'appréhendais aussi énormément de devoir dire au revoir à des personnages que j'avais adoré. C'est toujours difficile je trouve de conclure une trilogie. Mais une chose est certaine : j'ai abordé ma lecture en toute confiance tellement Oxanna Hope me régale à chacun de ses livres.

Difficile par contre de vous raconter l'histoire sans spoiler. Aussi afin de ne pas faire d'impair, je vais plutôt vous livrer mon ressenti. Dans ce troisième volet, on retrouve Krista qui a été déportée au camp de NiederHagen, camp réservé à celles et ceux qui ont trahis la nation. Elle ne sait pas ce qui l'attend, et puis surtout elle est toujours sous le choc des révélations faites lors du deuxième tome. Krista est vraiment un personnage que j'aime beaucoup. Elle est forte, elle sait faire face à toute situation, et puis surtout elle est entière ! Dans Lebenstunnel : pénitence, Krista va une fois de plus nous prouver qu'elle est prête à tout pour survivre et résister. On le savait déjà, Krista a une force de caractère à toute épreuve, mais dans ce tome, elle m'a encore surpris tant cette force est omniprésente.

Oxanna Hope va loin dans l'horreur de ce régime dictatorial, mais justement c'est cette réalité qui fait froid dans le dos. C'est alors très facile pour nous d'imaginer un tel monde si l'Allemagne n'avait pas été vaincue lors de la 2ème guerre mondiale. Bien entendu, c'est une fiction, et aucun risque d’ambiguïté. Toutefois cela fait réfléchir. 

En conclusion, la trilogie Lebenstunnel m'aura offert de belles heures de lectures, et j'ai vraiment beaucoup aimé l'originalité de cette dystopie. Un grand bravo à Oxanna Hope pour cette histoire qui mérite d'être lue voire même relue. Une fois de plus, c'est donc un grand coup de cœur, et je suis presque un peu triste d'avoir quitté tous les personnages de cette saga. Mais je sais que le meilleur est sûrement devant eux maintenant.

Vous pouvez retrouver mes chroniques de Lebenstunnel, tome 1  par ICI et le tome 2 par ICI 

 


jeudi 10 mai 2018

Toute la vérité - Karen Cleveland

Synopsis : Malgré un travail passionnant qui l’empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle sait qu’elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l’épauler.

En tant qu’analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays… ou sa famille.

C'est sur Netgalley que j'ai découvert ce titre et cette 4ème de couverture fort prometteuse.

Toute la vérité c'est l'histoire de Vivian Miller, mariée et maman de 4 enfants. Vivian est analyste du contre-renseignement à la CIA, et doit débusquer les agents dormants russes infiltrés sur le territoire américian. Même si son métier l'empêche de passer du temps avec ses enfants, Vivian est passionnée. Elle aime son métier. Puis à la maison, son mari Matt, assure comme un chef. Aussi lorsqu'un jour elle fait une découverte terrible sur son mari, son petit monde s'écroule. En effet, Matt est un agent dormant russe infiltré. Elle doit alors faire face à un cruel dilemme : dénoncer son mari ou protéger sa famille.

Toute la vérité est un livre que j'ai beaucoup aimé. Une fois l'intrigue posée, il devient difficile de refermer ce livre. Lorsque Viviane découvre la vérité sur son mari, on se demande alors ce qu'elle va faire et quelle va être sa décision. Et puis surtout, c'est le doute qui s’immisce. Matt est-il sincère ? Lui dit-il toute la vérité ? Viviane va alors repenser à leur rencontre et tout ce qui a suivi. Elle va énormément douter, car bien sûr Matt lui a menti pendant des années. Mais comment ne pas voir aussi le mari aimant et le papa idéal ? Au fil des pages, on va apprendre tout un tas de choses sur Matt. Certains passages sont angoissants, notamment lorsque la vie des enfants va être directement menacée. Mais au final, Viviane et Matt vont nous prouver une seule chose : l'amour et la famille sont le plus important. Parce que oui Viviane est un agent de la CIA, mais elle est avant tout une mère, une mère prête à tout pour épargner ses enfants.

Toute la vérité est un bon thriller psychologique, où nos nerfs sont mis à rude épreuve. Et puis le cliffhanger final est vraiment génial ! Je pense que notre agent dormant infiltré alias Matt, va refaire parler de lui prochainement. Alors à suivre...

Toute la vérité est disponible aux Editions La Bête Noire. 




mercredi 2 mai 2018

18 jours - Claire Bianchi

Synopsis : Est-il possible de risquer la vie dont vous avez toujours rêvé pour une passion ?
Alix a tout pour être heureuse. Vie professionnelle, mariage, famille, tout lui réussit. Pourtant, un soir, la tentation frappe à sa porte...
Entre désir intense et culpabilité, raison et attirance, Alix se perd et se libère. Jusqu’au jour où elle devra choisir.
C’est l’histoire d’une femme, une histoire à la fois simple et compliquée.

Est-ce qu’une folle et irrépressible attirance peut vous changer à jamais ?


Claire Bianchi, si vous suivez mon blog, vous la connaissez ! Claire Bianchi c'est Tombée pour lui, ou encore Aurélien, sa dinde et moi. Claire Bianchi m'a régalé par le passé de ses somptueuses comédies romantiques. Alors lorsqu'un nouveau titre voit le jour, forcément, j'en suis ! Mais attention, cette fois-ci, point de comédie romantique, mais un roman sincère sur une histoire "banale", votre histoire, la mienne. 

18 jours, c'est l'histoire d'Alix, 42 ans, mariée depuis 17 ans à Matthieu, maman de deux enfants qui a une vie professionnelle épanouie. Autant dire qu'elle mène la vie rêvée, voire parfaite. Alors pourquoi depuis quelques jours Alix a-t-elle l'impression que quelque chose ne va pas ? Tout va bien entre son mari et elle, ses enfants, malgré l'adolescence sont ses petits trésors, son travail lui plaît et la passionne. Alors quoi ? Alix décide de ne pas se soucier de cette impression bizarre qui l'étreint. Mais lorsqu'au travail, son associé lui annonce qu'elle devra travailler avec Julien Moretti, tout va se compliquer. Julien Moretti, fils d'un de leurs collaborateurs, véritable globe-trotteur au caractère bien trempé décide de revenir au pays pour aider son père. Alix voit cela d'un très mauvais oeil, surtout que le bougre a mauvaise réputation, mais qu'en plus il est plutôt beau gosse. Alors une chose est sûre, elle ne lui facilitera pas la tâche. Oui mais Alix va vite s'apercevoir que Julien Moretti est un excellent professionnel et qu'il est à la hauteur des exigences qu'on lui impose. Mais Alix va découvrir autre chose, quelque chose qu'elle n'imaginait pas : la tentation et l'attirance. Alix devra alors faire face à des situations compliquées, devra faire des choix. 

Je m'arrête là pour l'histoire, je pense déjà même vous en avoir trop dit. Que vous dire sur ce livre ? J'ai tellement de choses à dire que je ne sais même pas par quoi commencer. D'abord, il faut savoir que je ne m'attendais pas à un tel livre. En le commençant, le ton était guilleret et donnait lieu de penser à une belle comédie romantique. Mais plus j'avançais dans ma lecture, plus j'allais me rendre compte qu'il ne s'agissait pas de cela. A travers l'histoire d'Alix, Claire Bianchi nous parle du mariage, et de sa routine. En effet, Alix et Mathieu sont mariés depuis 17 ans, ils ont 2 beaux enfants en bonne santé, une belle maison et des professions dans lesquelles ils s'épanouissent. Rien n'est laissé au hasard, tout est orchestré sans fausses notes. Et c'est sur cette routine que l'auteure appuie. Lorsqu'Alix rencontre Julien Moretti, elle va d'abord se comporter de manière hyper professionnelle avec lui, mais l'organisation d'une soirée évènement à ses côtés va tout chambouler. Elle va tomber dans les bras de Julien et vivre une soirée inoubliable pour elle. 

Claire Bianchi nous parle infidélité avec simplicité et émotion. Oui Alix a trompé son mari, mais pour autant elle va ensuite culpabiliser et ne va plus savoir quoi faire. D'un côté, il y a Mathieu et la stabilité qu'il lui apporte et de l'autre, Julien et son insouciance, Julien qui l'a rend folle de désir, qui lui fait ressentir des choses qu'elle n'avait jusque là jamais ressentie. 

Je vous l'accorde, un livre sur l'infidélité d'une femme c'est plutôt rare et pour cela j'ai trouvé cela osé de la part de Claire Bianchi. Mais surtout doit-on blâmer Alix ? Peut-on se dire que nous, jamais cela ne  nous arriverait ? Est-on sûr de tout ? Et puis, pourrait-on pardonner ? Bref, autant de questionnements qui sont abordés dans ce livre avec justesse et sincérité. Et à moi, ce livre m'a parlé ! Peut être parce que je ne me sens pas si éloignée du personnage d'Alix. Je dois dire que je ne sais pas ce que j'aurai fait à sa place.

Pour moi, 18 jours est le meilleur roman de Claire Bianchi, parce qu'on le sent aussi un peu plus personnel. Je l'ai dévoré en une nuit (au passage merci Claire pour la presque nuit blanche lol), je ne me suis pas rendue compte du temps qui passait. J'étais à fond dans l'histoire, à fond avec Alix. Parce que oui, Alix m'a beaucoup touchée, je l'ai trouvé entière et sincère. Oui elle a trompé son mari, mais ce n'était pas programmé, c'est arrivé comme cela sans même qu'elle s'imagine une seule fois que cela puisse arriver. Et puis honnêtement, comment résister à Julien Moretti ? Ce cuisinier hors pair ! Alors voilà, l'histoire d'Alix reste une belle histoire et j'ai aimé passé cette nuit avec elle. Ce roman est un vrai ascenseur émotionnel, on ressent tellement de choses : euphorie, passion, culpabilité, angoisse, détresse.... 

Bref, vous l'aurez compris, 18 jours a été un vrai coup de coeur, et une fois de plus Claire Bianchi m'a conquise ! Comme quoi on peut écrire des comédies romantiques à vous faire hurler de rire, mais aussi aborder des sujets plus graves en toute sincérité ! 

18 jours sort aujourd'hui, alors j'espère que vous lui ferez un bon accueil, en tout cas, moi je suis littéralement conquise ! 

Pour vous procurer 18 jours c'est PAR ICI


mercredi 25 avril 2018

Nos livres du grenier : Non coupable de John Grisham





On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle édition de "Nos livres du grenier", je vais vous parler de Non coupable de John Grisham.

John Grisham était mon auteur préféré avant que je ne fasse connaissance avec Maître King. J'avais lu et adoré tous ses romans sortis : la firme, l'affaire pélican, et d'autres... Mais Non coupable a été une énorme claque ! Encore aujourd'hui je me souviens des émotions ressenties à sa lecture : injustice, cruauté, peur... 

Non coupable c'est l'histoire d'un procès. La petite Tonya est retrouvée violée et torturée. Lors de son procès les blancs qui ont fait çà sont prêts à être acquittés. Le père de Tonya ne supportant pas cette terrible injustice va les tuer en plein tribunal. Aussitôt il est arrêté et envoyé en prison. Malheureusement pour lui, c'est la peine de mort qui l'attend. En effet, nous sommes dans le Mississipi, en plein dans la guerre des blancs contre les noirs. Heureusement pour Cari Lee, Jake, un jeune avocat blanc va tout faire pour le défendre. Il devra se heurter aux membres du Klu Klux Klan qui va tenter par tous les moyens de le dissuader.  

Ce livre n'est pas sans rappeler un film que j'ai beaucoup aimé "Mississipi Burning". D'ailleurs, une adaptation cinématographique verra le jour : "Le droit de tuer" avec notamment  Samuel L. Jackson, Matthew Mac Conaughay et Sandra Bullock pour ne citer qu'eux. Cette injustice envers les noirs est vraiment bien dépeinte par John Grisham. Honnêtement c'est un livre qui  ne laisse pas insensible.

Je vous laisse avec le synopsis.

Synopsis : À Clanton, dans le Mississippi, la petite Tonya Hailey est sauvagement violée et torturée. En plein tribunal, son père, Cari Lee, massacre les deux accusés au fusil-mitrailleur. Son sort semble tout tracé : la chambre à gaz. En effet, nous sommes dans le sud profond des États-Unis et Cari Lee est noir... Mais Jake, un jeune avocat blanc, aussi courageux qu'ambitieux, décide de le défendre. Le Ku Klux Klan fait front. Bientôt un souffle de haine embrase la petite ville de Clanton...




jeudi 19 avril 2018

L'appât - Daniel Cole

Synopsis : Entre les impressionnants piliers de granite du pont de Brooklyn, un réseau de filins d’acier quadrille l’espace. Tel un insecte pris au piège, le corps brisé de William Fawkes éclipse les premiers rayons du soleil. Un mot est gravé sur son torse mutilé : APPÂT.
Cette sinistre mise en scène n’est que la première d’une longue série. Tandis que les meurtres se succèdent de chaque côté de l’Atlantique, Emily Baxter, nouvellement promue inspecteur principal, et deux agents spéciaux américains vont devoir collaborer afin d’identifier l’architecte de cette toile diabolique…


J'avais adoré Ragdoll et j'avoue que j'attendais cette suite avec grande impatience. J'avais très peur d'être déçue, mais cela n'a pas été le cas...En effet, avec l'appât là on est au-dessus et très largement.

Dans l'appât, nous sommes après l'enquête Ragdoll, aux Etats-Unis. Un corps mutilé est retrouvé avec une étrange mise en scène. Sur son torse le mot "Appât" est gravé. L'homme s'appelait William Fawkes, mais ce n'est pas notre célèbre enquêteur qui a disparu à la fin de Ragdoll, c'est un homonyme. N'ayant aucun indice concret, à part cette référence, le FBI fait appel à Emily Baxter qui vient d'être promue inspecteur principal outre-Atlantique. Mais lorsqu'un meurtre va être commis à Londres avec une victime portant le mot "Marionnette" gravée sur le torse, l'enquête va se compliquer. Les meurtres vont se succéder aux Etats-Unis et également à Londres en parallèle. L'enquête est complexe et nos enquêteurs piétinent impuissants face aux meurtres de plus en plus cruels. Quelqu'un tire les ficelles mais qui ?


Voilà pour l'histoire... Maintenant place à mon ressenti... OUAH !! OUAHHHH !!! L'appât est un putain de bon bouquin !! Moi qui avais peur d'être déçue, j'ai été servie ! Daniel Cole place la barre très haute avec cette suite ! Dès les premières pages, on est dans l'ambiance, c'est une lecture où la tension va nous tenir en haleine jusqu'à la fin. Impossible de décrocher. Une intrigue habilement ficelée et un doute permanent qui s'insinue dans notre tête de lecteur pour n'être levé qu'à la toute fin par l'auteur. Franchement moi je dis chapeau Monsieur Cole ! Faire encore plus fort sur une suite ce n'est pas donné à tout le monde.

On assiste à des mises en scènes incroyables de la part des tueurs, des scènes fortes en émotions, en sensations. C'est d'ailleurs tellement bien décrit qu'on imagine très bien ce que cela peut donner. D'ailleurs je ne serai pas étonné si il y a un jour une adaptation cinématographique, parce que franchement y'a vraiment matière à faire un excellent film !  La tension monte d'un cran à chaque page, et on espère juste qu'Emily Baxter va tenir le coup. Heureusement elle peut toujours compter sur Edmunds (le jeune stagiaire qui faisait parti de l'équipe de Ragdoll). Certains passages m'ont laissé essouflée tellement j'ai retenu mon souffle tout au long de la lecture.  La question que vous allez sûrement poser : doit-on avoir lu Ragdoll avant ? Non, pas forcément, par contre ce serait dommage et en plus vous passerez à côté de certaines références dans l'appât et du coup, vous risquez de ne pas forcément tout capter.

Bref, vous l'avez compris, l'appât est un énorme coup de coeur ! Et je n'ai qu'une hâte : que la suite arrive viiiiite ! Surtout avec une fin pareille !!

L'appât est disponible chez La Bête Noire.



Merci à Netgalley.

mardi 17 avril 2018

Fantazmë - Niko Tackian

Synopsis : Une nouvelle enquête du commandant Tomar Khan.
Comment être un bon flic quand les victimes sont aussi des bourreaux ?

Janvier 2017. Dans une cave du 18e arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Sur place, beaucoup d’empreintes et un ADN ne correspondant à rien dans les fichiers de police. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’enquête qui restera en suspens des années, se dit-il.
Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt la rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, le « spectre » en albanais.
Tomar et son équipe se lancent dans l’enquête et seront très vite troublés par le parcours des victimes, qui de leur vivant cultivaient carrément le sordide. Pourtant Tomar s’accroche à son devoir de flic, d’autant plus que son avenir lui semble menacé : un lieutenant teigneux de l’IGPN, la police des polices, a convoqué son adjointe, Rhonda, pour l’interroger sur un couteau, une pièce à conviction dans une affaire de meurtre mystérieusement disparue des Archives. Or, ce couteau, c’est celui de Tomar, et si on remonte jusqu’à lui…


Quel plaisir de retrouver le commandant Tomar Khan !! Je l'avais découvert avec Toxique que j'avais adoré. Alors lorsque j'ai eu la possibilité de sollicité ce nouveau titre sur Netgalley, je n'ai pas hésité une seule seconde.

Dans Fantazmë, on retrouve donc avec grand plaisir le commandant Khan et son équipe. Lorsqu'ils arrivent sur une scène de crime dans une cave, tous pensent à une banale enquête de routine. Un homme est retrouvé roué de coup, battu à mort. Khan pense à un réglement de compte. Aucune preuve sinon un ADN inconnu. Cela sent l'affaire sans suite. Mais voilà que ce même ADN a finalement déjà été retrouvé sur un autre meurtre : celui d'un dealer Albanais. A-t-on affaire à un tueur en série ? Khan et son équipe vont se lancer sur ce "Fantazmë" afin de découvrir qui il est et l'arrêter.

Toxique avait été un coup de coeur. Fantazmë en est un également. Tomar Khan est vraiment LE genre de flic que j'adore. Son passé le torture, l'empêche de dormir mais il est toujours là, prêt à tout pour découvrir la véritable identité de ce Fantazmë.  Faut-il avoir lu Toxique avant ? Non cela n'est pas nécessaire. Toutefois, je vous le conseille afin de bien comprendre certaines parties du roman. Notamment lorsque l'inspecteur de l'IGPN commence à enquêter sur Tomar. 

L'intrigue de Fantazmë est habilement mené et une fois n'est pas coutume, Niko Tackian joue avec nos nerfs. Il a l'art et la manière de nous trimballer comme il veut. Autre point que j'adore chez cet auteur c'est la façon de peindre ses personnages. Le flic torturé dans tous les thrillers on en marre, il faut bien l'avouer, mais là avec Khan c'est différent. On s'attache à lui, on tremble pour lui, on s'inquiète pour lui. Mais surtout ce que j'aime avec Niko Tackian c'est que c'est réaliste. Le quotidien des flics est bien décrit : le stress, la fatigue, le manque de moyen. 

Bref, en conclusion Fantazmë est un thriller que j'ai beaucoup aimé ! A présent, Tomar Khan est un personnage sur qui il faudra compter, peut être au même titre que Victor Coste pour ma part. 

Fantazmë est disponible chez Calmann-Levy et on attend la suite avec grande impatience !! 




mercredi 11 avril 2018

Le fruit de ma colère - Mehdi Brunet

Synopsis : Le jour où Ackerman vient demander de l'aide à Josey Kowalsky, le compte à rebours a déjà commencé.
Il faut faire vite, agir rapidement.
Josey n'hésite pas un seul instant à venir au secours de cet homme qui, par le passé, a su le comprendre.
Ensemble, ils vont découvrir que la colère et la vengeance peuvent prendre bien des visages.
Et s'il était déjà trop tard ? 


C'est toujours dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai reçu Le fruit de ma colère. J'avais dès lors décidé de sortir de ma PAL Sans raison (chronique ICI ) afin de bien m'imprégner de l'univers de Mehdi Brunet.

Dans Le fruit de ma colère, nous retrouvons deux personnages rencontrés dans Sans raison, à savoir Ackerman, l'inspecteur de police qui aujourd'hui ne fait plus partie de la police, et Josey Kowalsky. Suite à sa vengeance menée contre les meurtriers de sa femme et de sa fille, Josey a immigré à l'étranger et tente de reconstruire sa vie. Lorsqu'Ackerman frappe à sa porte, Josey Kowalsky est d'abord inquiet et surpris. Très vite, il va comprendre qu'Ackerman n'est pas là pour l'arrêter mais pour lui demander de l'aide. En effet, son frère jumeau a disparu dans d'étranges circonstances, et il sait que Josey est LA personne parfaite pour l'aider à le retrouver.

J'avais tellement aimé Sans raison, que je vous avoue que j'avais un peu d'appréhension en débutant ma lecture. Alors je ne vous fais pas attendre plus et oui j'ai beaucoup aimé ce livre. Malgré tout j'ai une préférence pour Sans raison, il faut bien le dire. Dans le fruit de ma colère, on retrouve le style "hargneux" de Mehdi Brunet, des personnages forts et une intrigue rondement menée. C'est un livre qui se lit rapidement tellement on a envie d'en connaître l'issue. Mehdi Brunet joue avec nos nerfs et il le fait bien ! Si dans Sans raison nous étions dans une histoire de pure vengeance, une chasse à l'homme haletante, dans Le fruit de ma colère on est plus sur une enquête. J'avais un peu peur de lire du réchauffé, je dois bien le dire, mais non pas du tout, Mehdi Brunet sait se renouveler pour nous offrir une nouvelle histoire. Toutefois, on ressent toujours cette même noirceur, et la violence de certaines scènes. On ne fait pas dans la dentelle avec Josey Kowalsky ! Et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'on tourne les pages de ce livre très addictif.

Le fruit de ma colère est une suite sans vraiment en être une, puisque les deux livres peuvent se livre indépendamment. Malgré cela, je suis contente d'avoir lu Sans raison avant, dans la mesure où certaines références et certaines situations se comprennent mieux en ayant lu les deux. Avec ce thriller, Mehdi Brunet confirme qu'on peut compter sur lui à l'avenir. Ce que j'aime particulièrement dans ces deux histoires, c'est qu'on peut très facilement s'identifier aux personnages. Si on touchait à un être qui nous est cher, n'aurait-on pas envie, nous aussi de tout mettre en oeuvre pour le retrouver ?

En conclusion, Le fruit de ma colère est un livre que j'ai beaucoup aimé où l'on croise des personnages torturés mais aussi des illuminés prêts à tout.

Un grand merci à Joël des éditions Taurnada pour sa confiance renouvelée.

 

lundi 2 avril 2018

Sans raison - Mehdi Brunet

Synopsis  : Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais aucun son ne me parvient.
Je m'appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père comprend.
Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d'assister, impuissant, à la naissance d'un prédateur. 


Lorsque Joël des éditions Taurnada m'a contacté pour me proposer le dernier roman de Mehdi Brunet en SP, j'ai bien évidemment accepté, tout en me souvenant que son premier roman était dans ma PAL. Comme il s'agissait d'une suite, j'ai donc préféré commencé par lire Sans raison. 

Sans raison c'est l'histoire de Josey Kowalsky, cet homme simple sans histoire va se retrouver au coeur d'une terrible histoire. En effet, alors qu'il est à un match avec son fils, sa femme et sa fille se font enlever. Quelques jours plus tard il reçoit par mail une terrible vidéo montrant les sévices qu'elles subissent. Agacé par le peu d'efficacité de la police, Josey va décider de partir lui-même à leur recherche. Mais lorsqu'on retrouve leurs corps Josey va alors prendre un tout autre chemin : celui de la vengeance. Il retrouvera les hommes qui ont fait çà et il les fera payer. 

Je m'arrête là pour l'histoire. Sans raison est un livre fort et intense. Josey Kowalsky est un homme brisé par le décès de sa femme et sa fille. Plus encore il veut faire payer aux ordures qui ont fait cela, et pour y parvenir il est prêt à tout.

Le style de Mehdi Brunet est direct et incisif. Il ne laisse aucune place aux doutes quant aux intentions de ses personnages. Une fois ouvert, il est alors impossible de refermer ce livre, tant vous êtes pris dans l'engrenage. On assiste à la transformation de Josey, de bon père de famille il va devenir un mercenaire sans pitié. Même si ce qu'il fait est punissable, personnellement je l'ai compris. J'imagine que lorsqu'on touche à ce qu'on a de plus précieux dans la vie, à savoir sa femme et sa fille, on peut facilement décider de faire justice soi-même.  Certaines scènes sont parfois dures à lire et au fil des pages la noirceur s'installe.

En conclusion, Sans raison est un livre que j'ai beaucoup aimé, et d'ailleurs, je me suis empressée de me plonger dans Le fruit de ma colère, la suite des aventures de Josey Kowalsky, toujours publié aux Editions Taurnada, dont je vous parlerai un peu plus tard.

Un grand merci à Joël des éditions Taurnada.

 

mardi 27 mars 2018

A la recherche du petit ami insaisissable - Nick Alexander

Synopsis : CC a trente-neuf ans et tout semble lui réussir : elle occupe un poste à responsabilités dans une agence de publicité, vit dans un superbe appartement et a une bande d’amis homos fêtards avec qui sortir tous les week-ends.

lundi 26 mars 2018

La fille du roi des marais - Karen Dionne

Synopsis : En devenant une épouse et une mère comblée, Helena pense avoir accédé à la vie à laquelle elle aspirait. Mais quand un détenu s'évade d'une prison de sa région, elle mesure son erreur : comment a-t-elle cru qu'elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé ?
Car Helena a un secret : elle est l'enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena a adoré cette enfance de sauvageonne. Même si son père était parfois brutal, elle l'aimait... jusqu'à ce qu'elle découvre toute sa cruauté.
Et malgré la chasse à l'homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n'a aucune chance de l'arrêter. La seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.


C'est dans le cadre d'une masse critique privilégiée Babelio que j'ai reçu ce livre. Le résumé m'a tout de suite tenté. 

Helena est mariée et maman de deux petites filles. Elle a une vie paisible et dont elle a toujours rêvée. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où elle apprend l'évasion d'un détenu. Ce détenu, c'est son père. Helena pensait à tort pouvoir faire un trait sur son passé. Elle a tout fait pour l'oublier et l'effacer mais voilà avec son père dans la nature, Helena n'a pas d'autres choix que de faire face. Elle sait que la police ne retrouvera pas son père, elle seule peut le retrouver. Elle va donc partir sur ses traces. 

La fille du roi des marais est un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé. Il m'a tenu en haleine du début à la fin. Pourtant des histoires de kidnapping et de séquestrations j'en ai déjà lu un paquet. Mais là c'est autre chose. En effet, Helena n'est pas la victime et de ce fait le point de vue est complètement différent. L'alternance passé/présent permet de bien comprendre ce qu'a vécu Helena et pourquoi elle seule peut retrouver son père. Helena a eu un passé qu'on qualifierait de douloureux, mais pas elle. Bien sûr en grandissant, elle a rapidement compris que son père n'agissait pas normalement, mais elle n'a pas connu autre chose que cette cabane. Et les premières années de sa vie sont pour elle des souvenirs plutôt heureux. Helena n'est pas un personnage auquel on s'attache, car de par son passé, elle a un côté distant et froid. Mais plus on avance dans la lecture, et plus on comprend. Son éducation "à la sauvage et à la dure" l'a conditionné à ne pas montrer ses sentiments. Et le retour à la vie "normale" sera une épreuve difficile pour Helena. L'adulte qu'elle est devenue ne peut occulter tout ce qu'elle a vécu. Aussi, même si je ne l'ai pas trouvé attachante, moi, elle m'a touché, parce que justement les flash-backs permettent de bien comprendre sa personnalité.

Lorsqu'elle va se lancer à la poursuite de son père, le suspens monte d'un cran car c'est vraiment une chasse à l'homme à laquelle on assiste. Mais si Helena a tout appris de son père, il reste l'expert et ce ne sera donc pas une partie facile à jouer. Ce n'est pas tant la poursuite qui m'a tenu en haleine, c'est surtout l'attente de la confrontation entre le père et la fille.

Autre point qui m'a beaucoup plu c'est le rapport à la nature. Dans ce roman elle est omniprésente. Et Karen Dionne réussit à nous transporter dans son univers. C'est tellement bien écrit, que par moment on a juste l'impression d'entendre les bruits de la nature qui entourent Helena.

En conclusion, La fille du roi des marais est une lecture intense et addictive. Je le recommande vivement !!

Partez avec Helena au fin fond du Michigan et allez à la rencontre du Roi des Marais.

Merci à Babelio et aux Editions J.C Lattès pour cette lecture.



mardi 13 mars 2018

De la terre dans la bouche - Estelle Tharreau

Synopsis : Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s'aiment ou se détestent, même si les autres l'ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu'ils ont écrite au musée de la Chênaie. Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui lèguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d'un village martyr. Guerre. Occupation. Épuration. Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé ! 

C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai reçu ce livre d'Estelle Tharreau, auteure que j'avais découverte avec L'impasse. Aussi c'est avec grand plaisir que je me plonge dans son nouveau roman. 

De la terre dans la bouche commence par un héritage. Celui qu'Elsa reçoit à la mort de sa grand-mère : une maison perdue dans la forêt. Maison dont Elsa n'a jusque là jamais entendue parler. Alors elle se demande pourquoi sa grand-mère lui lègue. Passée la surprise et l'incompréhension, Elsa décide alors de se rendre à Mont-Eloi pour découvrir cette mystérieuse maison, appelée "La Braconne". Son arrivée sur les lieux ainsi que sa ressemblance frappante avec sa grand-mère vont réveiller de vieilles blessures du passé. Rapidement, Elsa va comprendre que de nombreux secrets existent autour de cette maison. Elle va alors enquêter pour tenter de comprendre. Oui mais voilà, certaines blessures du passé ne sont pas faites pour être ravivées.

Je m'arrête là pour l'histoire. Avec de la terre dans la bouche, c'est une véritable plongée dans le passé que nous offre Estelle Tharreau, plus précisément la seconde guerre mondiale. Mont-Eloi est un village martyr qui a souffert de l'occupation allemande, avec son lot de résistants mais également de collaborateurs. Le personnage d'Elsa va raviver tout ce passé enfoui et ce ne sera pas au bon goût de tout le monde. Dès le départ, on se demande bien où va nous entraîner toutes ces histoires. Et puis, au fil des pages on va se retrouver pris dans l'histoire et de ce fait, je me suis vue tourner pages après pages sans m'en rendre compte. Mais outre une intrigue passionnante, ce que j'ai aimé par dessus tout c'est les références historiques. L'intrigue s'intègre parfaitement dans les évènements de l'Histoire et c'est en cela que je trouve que ce roman est une parfaite réussite.

Encore une fois, Estelle Tharreau nous livre un roman réussi, avec une intrigue maîtrisée et des personnages entiers. De la terre dans la bouche, c'est avant tout une histoire de familles, de secrets. Mont-Eloi est un village qui a souffert et qui a fait comme il a pu pour survivre à l'atrocité de la seconde guerre mondiale. Alors forcément, les anciens du villages voient vraiment d'un très mauvais oeil l'arrivée d'Elsa et son envie de déterrer le passé.

En conclusion, De la terre dans la bouche est un véritable coup de coeur me concernant. Alors honnêtement, ne tardez plus à découvrir Estelle Tharreau si ce n'est pas déjà fait. C'est une auteure qui vaut le détour !

Un grand merci à Joël des éditions Taurnada qui m'offre toujours des moments de lectures agréables.




lundi 12 mars 2018

Deux seconces en moins - Marie Colot & Nancy Guilbert

Synopsis : Depuis qu'un accident de voiture l'a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l'accident, est immense, comme sa solitude.
Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d'emménager.
Pour l'un et l'autre, tout s'est joué à deux secondes.
Deux secondes qui auraient pu tout changer. ...
Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique.
Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré.


C'est dans le cadre d'une masse critique privilégiée de Babelio que j'ai reçu ce livre. Le résumé m'a tout de suite interpellé. 

Deux secondes en moins, c'est un roman écrit à quatre mains par Marie Colot et Nancy Guilbert. Elles se partagent les deux personnages : Igor & Rhéa. Ces deux jeunes gens vivent tous les deux un drame. Igor, qui est complétement défiguré suite à un accident de voiture en veut terriblement à son père (qui conduisait au moment de l'accident) et se mure dans le silence, ne sortant même plus de chez lui. Rhéa quant à elle vient de perdre son petit ami qui s'est suicidé. Elle culpabilise de n'avoir pu l'aider, et doit en plus prendre ses marques dans cette nouvelle ville où elle vient d'emménager. Tous les deux ont un point commun : le piano. Et c'est un professeur de piano, lui-même écorché par la vie, qui va leur réapprendre à aimer la vie. Comment ? En les réunissant sur un morceau à quatre main.

Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire. Deux secondes en moins est un livre qui m'a beaucoup touchée. Nos deux personnages sont terriblement touchants. Les drames qu'ils ont vécus les ont rendus fragiles et c'est la passion pour le piano qui va les aider à refaire surface. J'avais peur en ouvrant ce livre, que ce soit bourré de clichés, en fait non. On ressent bien la souffrance des personnages. Elle est différente bien sûr. Rhéa semble doucement sombrer dans la dépression, quant à Igor, c'est la colère et la rage qui le font avancer. Se remettre au piano pour Rhéa est une épreuve difficile, et c'est dans la souffrance qu'elle y parviendra, grâce à son professeur de piano qui semble pouvoir tout comprendre et tout entendre. Igor, quant à lui, passe des heures sur son piano, s'acharnant encore et encore pour toujours épater ce même professeur qui est pour lui, l'adulte important dans sa vie.

L'idée d'un morceau à quatre mains pour un roman écrit à quatre mains est vraiment originale. Et je trouve que l'alternance des chapitres Igor/Rhéa fonctionne très bien. On apprend tout doucement à connaître l'un et l'autre et à s'y attacher. J'ai eu beaucoup de compassion pour ces deux adolescents. Le personnage du professeur de piano est également très intéressant, dans la mesure où il est l'adulte à même de comprendre ces deux jeunes. Il ne les juge pas, je dirai même qu'il les accompagne tous les deux sur le chemin de la guérison. Et puis une mention particulière à Obama, un personnage plus qu'attachant. Mais je vous laisse le découvrir.

En conclusion, Deux secondes en moins est un roman jeunesse qui aborde des sujets graves et sensibles. Le style des deux auteures est complémentaires ce qui donne une lecture super agréable.


mercredi 7 mars 2018

La chambre des merveilles - Julien Sandrel

Synopsis : Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…


Qu'elle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai reçu ce livre dans ma boîte aux lettres. Déjà en découvrant la couverture, ça été le coup de foudre, ensuite en lisant le résumé puis la lettre accompagnant l'envoi, j'étais presque déjà conquise. 

La chambre des merveilles c'est l'histoire de Thelma et Louis. Thelma est maman solo et elle élève Louis, 12 ans. Un matin, alors qu'ils sont en chemin pour rendre visite à la mère de Thelma, Louis veut confier quelque chose à sa mère, mais celle-ci est accaparée par son travail et son téléphone. Vexé, Louis s'élance alors avec son skate et traverse la rue. C'est alors qu'un camion le percute. Plus rien ne sera comme avant pour Thelma. Louis est plongé dans un profond coma, et le docteur lui annonce que si il n'y a aucune amélioration d'ici 4 semaines, il faudra alors débrancher les machines qui le maintiennent "en vie". Pour Thelma c'est l'hécatombe, son monde s'écroule. En rentrant chez elle, elle découvre, dans la chambre de Louis, un carnet : le carnet des merveilles. Les merveilles ce sont toutes les choses que Louis voudrait vivre au cours de sa vie. Thelma prend alors une décision folle : puisque Louis est dans le coma, elle va les vivre ces merveilles, pour Louis, pour elle. 

Voilà je m'arrête ici pour l'histoire. La chambre des merveilles est le premier roman de Julien Sandrel. Et honnêtement quel premier roman ! Je ne vous fais pas languir plus que çà, ce livre a été un véritable coup de coeur ! Après l'avoir refermé, j'ai eu envie de serrer très fort dans mes bras mon fils de 12 ans. Ce livre est une déclaration d'amour d'une maman à son fils. Au fil des pages, on va voir Thelma évoluer, changer. Elle va prendre conscience de plein de choses. 

Bien évidemment, vous imaginez bien que La chambre des merveilles est un livre remplie d'émotions en tout genre. Bien sûr, le début est tragique avec le récit de l'accident. Mais ensuite lorsque Thelma décide de réaliser les rêves de son fils, le ton change. On est envahie par une vague d’espoirs, on se délecte des aventures que va vivre Thelma. Parce que oui les rêves d'un adolescent sont parfois difficiles à réaliser pour une quadragénaire. Et alors, on sourit, on rit de voir Thelma se retrouver dans des situations loufoques. 

Mais outre ces moments de rire, on ressent parfaitement le lâcher prise de Thelma sur sa vie d'avant. Oubliée la femme d'affaires overbookée, place à une maman passionnée qui va découvrir un à un les rêves de son fils alors que celui-ci est dans le coma. On a envie que Thelma réussisse, qu'elle donne envie à Louis de se réveiller. 

Ce roman est un condensé de bonheur et d'espoir. Non ce n'est pas larmoyant, et c'est en cela que Julien Sandrel est très fort. La chambre des merveilles est une pépite, un bijou ! Je ne peux que vous le recommander chaudement. 

La chambre des merveilles est disponible dès aujourd'hui chez Calmann-Levy. 





vendredi 2 mars 2018

Je fais baisser ma PAL #3

Si au mois de janvier, j'avais réussi un triplé, le mois de février ne fut pas si brillant lol. En effet, sur les 3 livres sortis de ma PAL, j'en ai lu 2. Aussi le 3ème est retourné dans ma bibliothèque. 

Pour le mois de mars j'ai donc à nouveau sorti 3 livres de ma bibliothèques. Les voici : 









- New Life de Stefanie Hodier
- Code Salamandre de Samuel Delage
- La délicatesse du Homard de Laure Manel

Connaissez-vous ces titres ? Les avez-vous lus ? Dîtes moi tout !


jeudi 1 mars 2018

Ces oiseaux qu'on met en cage - Marjorie Levasseur

Synopsis : SAMUEL, FABRICE, MANON, FRANCK, ANNE-LISE…
Vu de l’extérieur, leur vie semble parfaite, mais doit-on toujours se fier aux apparences ?
Un jour, arrive le geste de trop, l’événement qui fait dérailler la marche routinière du train de l’existence. Les masques tombent, le vernis craque.
Au fil des rencontres, des tragédies, apparaît la nécessité pour ces jeunes gens et leur entourage d’évoluer, de retrouver une liberté perdue…
D’ouvrir la cage, quel que soit le prix à payer.

J'ai gagné ce livre sur Twitter lors d'un concours organisé par l'auteur elle-même. C'est dans le cadre de mon challenge #JeFaisBaisserMaPAL que j'ai décidé de le lire. 

Ces oiseaux qu'on met en cage c'est l'histoire de plusieurs personnages. Tous semblent avoir une vie parfaite, mais les apparences sont parfois trompeuses. De rencontres improbables en coïncidences, ce roman nous parle de la vie. Alors que tout semble acquis, un geste de trop, un évènement, une rencontre fait tout éclater. Comment faire pour sortir de cette cage dans laquelle on semble enfermée à double tour ? 

Je ne peux vous raconter l'histoire de ce roman sans vous en dévoiler l'intrique, aussi, soyez curieux chers lecteurs. Ces oiseaux qu'on met en cage est livre comme je les aime, un livre doudou. Ce n'est pas compliqué, je l'ai littéralement dévoré. Pourtant, dès le départ Marjorie Levasseur ne nous épargne pas. Le roman s'ouvre sur un drame, et on se demande bien où cela va nous emmener. On y fait la connaissance de personnages tous attachants et qui vont tous jouer un rôle plus ou moins important dans la vie de quelqu'un. Que ce soit la mamie fan de M. Pokora, ou bien ce collègue de travail bienveillant, tous ont leur importance. 

Dans ce roman, j'ai été touchée par l'authenticité de la plume de Marjorie Levasseur. L'émotion n'est pas feinte, les mots justes sont choisis, autant d'éléments qui font que j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. Ces oiseaux qu'on met en cage, ça pourrait être votre histoire, mon histoire. On ne sait jamais ce que vivent réellement les gens tant qu'on ne les connaît pas intimement. Ce n'est pas parce que cette personne a tout le temps le sourire, qu'elle est forcément heureuse. Que cachent les apparences ? C'est de tout cela que nous parle Marjorie Levasseur. Elle aborde des sujets sensibles justement en toute sensibilité : la violence conjugale, le suicide, les relations enfants/parents. 

En conclusion, Ces oiseaux qu'on met en cage est un livre que j'ai énormément aimé, on était même pas loin du coup de coeur.  Je vous recommande vivement d'ailleurs de le lire. 

Ces oiseaux qu'on met en cage est autoédité et est disponible ICI




mardi 27 février 2018

La griffe du diable - Lara Dearman

Synopsis : « Je n'ai pas peur du noir… juste de ce qui s'y cache. »
Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d'enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.
Quand le cadavre d'une jeune femme s'échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s'étendent sur une cinquantaine d'années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l'île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu'elles aient été laissées par Satan lui-même…
Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.


J'aime beaucoup les publications des Editions La Bête Noire, aussi je les sollicite souvent sur Netgalley. 

Cette fois c'est sur l'île de Guernesey que nous nous rendons avec La griffe du diable. Jennifer Dorey, jeune journaliste originaire de l'île, y revient. Ayant connu quelques déboires à Londres, elle devient reporter local pour le journal de l'île. De son passé à Londres, on ne sait pas grand chose. Loin de trouver son compte professionnellement, le cadavre d'une jeune femme échouée sur une plage va pousser Jennifer à mener sa propre enquête. Alors que tout le monde pense à un suicide, Jennifer va tenter de prouver le contraire. Ses investigations vont la pousser à déterrer des affaires vieilles de 50 ans. Avec le soutien de Michael, inspecteur chargée de l'enquête en cours, ils vont alors s'apercevoir qu'un tueur en série sévit sur l'île. Ensemble ils vont remonter les crimes pour tenter de trouver le coupable. 

La griffe du diable est un polar comme je les aimes. L'ambiance sur l'île est assez pesante. Et on sent bien que tout le monde se connaît et a quelque chose à dire, ou pas. Malgré les batons qu'on lui mettra sur sa route, Jennifer est bien décidée à aller jusqu'au bout de cette enquête, quitte à remuer de vieux démons. 

J'ai beaucoup aimé ce livre, même si le début m'a paru un peu long à se mettre en place. Mais une fois lancée, l'intrigue nous mène par le bout du nez. L'auteure décrit bien l'ambiance qui règne sur l'île, et par moment on se sent un peu étriqué. On ne sait pas trop sur quel pied danser, ni même qui soupçonner. Les personnages sont bien travaillés, mais bizarrement, je n'ai pas réussi à m'attacher à Jennifer. Je l'ai trouvé froide et pas forcément facile à cerner. Par contre, Michael, l'inspecteur de police m'a touché profondément. Cet homme n'a plus que son métier après le décès tragique de sa fille. Cette enquête, il va y mettre tout son coeur, quitte à y laisser des plumes. Le duo Michael / Jennifer fonctionne bien, même si j'aurai aimé davantage de complicités. 

J'ai également apprécié les descriptions sur l'île et ses paysages sauvages, ainsi que sur le folklore local. On apprend certaines légendes et j'ai trouvé cela plutôt intéressant. 

En conclusion, La griffe du diable est une lecture que j'ai vraiment aimé, et si vous souhaitez vous évader un peu, alors laissez-vous tenter ! 

Merci à Netgalley et à La Bête Noire pour ce moment de lecture. 


lundi 19 février 2018

La ronde des innocents - Valentin Musso

Synopsis : Une course contre la montre qui conduit le lecteur dans l'univers des enfants précoces. Un thriller sous forme de double enquête palpitante qui révélera l'existence de terribles manipulations...

Vincent Nimier croyait tout connaître de son frère Raphaël, jusqu'au jour où celui-ci est retrouvé torturé et assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une mystérieuse vidéo, il découvre alors que son frère avait une femme et un fils, disparus il y a des années sans laisser la moindre trace. Vincent se lance à leur recherche, mais il ne sait presque rien d'eux... pas même leur nom.

Une seule certitude : ils sont en danger de mort et les hommes qui ont massacré Raphaël feront tout pour les retrouver avant lui !


C'est dans le cadre de mon challenge #JeFaisBaisserMaPal que j'ai sorti ce livre de ma PAL. Je ne connais pas du tout cet auteur, je sais juste que c'est le frère du plus célèbre Guillaume Musso.

La ronde des innocents c'est l'histoire de Raphaël qui est retrouvé mort. Il a été tué après avoir été longuement torturé. Son frère Vincent, ancien inspecteur de police reconverti en photographe est anéanti. Surtout, il ne comprend pas ce qui est arrivé à son frère. Mais une cassette vidéo trouvée dans sa boîte aux lettres va le mettre sur une piste.
Autre endroit, autre cadavre. Un adolescent a été tué. Aucune piste, aucun témoin. L'inspectrice chargée de l'enquête ne comprend pas et va alors étudier toutes les pistes.

Voilà pour l'histoire. Personnellement, La ronde des innocents est un livre qui ne m'a pas passionné plus que cela. L'intrigue n'est pas mauvaise, le style est agréable, toutefois, j'y ai trouvé quelques longueurs et quelques incohérences. Je n'avais encore jamais lu cet auteur, mais lorsque je l'ai commencé, beaucoup de gens m'ont dit qu'ils avaient beaucoup aimé. Mais je n'ai pas adhéré à l'univers de l'auteur.

Les personnages sont pas mal travaillés, mais il m'a été difficile de m'y attacher. Et dernier point négatif : la fin. Je l'ai trouvé "bizarre", un peu comme si elle était là parce qu'il faut une fin.

Après attention je ne dis pas que je n'ai pas aimé le livre, puisque j'ai été au bout et que je ne l'ai pas abandonné. Toutefois ce n'est pas un livre que je retiendrai. A vous de tester et de vous faire votre opinion.





vendredi 16 février 2018

La fille sous la glace - Robert Bryndza

Synopsis : Le froid a figé la beauté de ses traits pour l’éternité. La mort d’Andrea est un mystère, tout comme l’abominable secret qu’elle emporte avec elle…

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l’inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l’enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s’interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n’était pas le tueur, mais elle-même ?

Sur la glace, aucun faux pas n’est permis.


J'ai reçu ce livre des Editions Belfond, dans le cadre d'une masse critique privilégiée de Babelio. Je dois dire que la couverture est sublime, et surtout le résumé est très accrocheur. Aussi n'ai-je pas tardé à me plonger dedans. 

Dans la fille sous la glace, nous faisons la connaissance d'Erika Foster, enquêtrice qui débarque à Londres. Elle vient d'être réintégrée suite à une enquête qui a mal tourné et qui a fait perdre la vie à son mari. On sent Erika, très fragile, mais déterminée à reprendre le travail. Elle va avoir du pain sur la planche. En effet, le corps d'Andrea, fille d'un homme politique. Cette dernière a été violemment assassiné. Erika se retrouve catapulter à la tête de l'enquête et va devoir faire ses preuves face à une équipe qu'elle ne connaît pas. Qui a tué Andréa ? Visait-on son père ?

Voilà, l'histoire posée. Je vous le dis tout de suite, j'ai vraiment adoré cette lecture. Il n'y a aucun temps mort, et le rythme est soutenu. Erika Foster est un personnage comme je les aime : forte et fragile à la fois. Erika a perdu son mari dans une enquête qui a mal tourné, elle se sent responsable, et n'arrive pas à faire son deuil. Cette enquête est, pour elle, l'occasion de remonter en selle et de prouver ses capacités à la mener à bien. Malheureusement, cela va être beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît. En effet, on va lui mettre beaucoup de bâtons dans les roues.

La fille sous la glace est un de ces livres qui vous tient en haleine du début jusqu'à la dernière page. Impossible de le lâcher pour ma part. L'intrigue est particulièrement bien ficelée, le rythme est soutenu et dense. Erika Foster est vraiment un personnage très attachant au même titre que ses deux coéquipiers. L'auteur a su les rendre humains et attachants, malgré une enquête qui se fait de plus en plus noire. L'issue est vraiment intense et lorsque vient le dénouement, on se surprend à souffler de soulagement comme le reste de l'équipe.

En résumée La fille sous la glace est un excellent thriller. Une nouvelle enquête d'Erika Foster est en cours, et je me ferai un vrai plaisir de la découvrir.

Merci à Babelio et aux Editions Belfond pour cette découverte.



jeudi 8 février 2018

Il est toujours minuit quelque part - Cédric Lalaury

SynopsisBill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu'il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. 

À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L'histoire d'un crime dont Bill est persuadé que personne n’en avait eu connaissance. C'est du moins ce qu'il a toujours cru.
Ce livre étrange va bientôt envahir l'existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d'un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé



J'ai sollicité ce livre sur Netgalley dans un premier temps pour sa 4ème de couverture, mais aussi pour sa maison d'édtion. En effet, les éditions Préludes m'offrent toujours de bons moments de lecture. Aussi j'avais hâte de découvrir ce que cachait ce livre.

Il est toujours minuit quelque part, c'est l'histoire de Bill Herrington, une cinquantaine d'année, marié et père de 2 jeunes filles. Bill se complaît dans sa vie. Il a un métier qu'il aime : professeur de littérature dans une école préparatoire, il a une vie aisée et sans soucis. Jusqu'au jour où il trouve dans son casier un roman dont l'auteur est inconnu. Bill n'aimant pas la littérature dite "populaire", il ne va pas s'inquiéter plus que çà de ce roman. Mais lorsqu'une de ses élèves lui dit avoir lu le livre et l'avoir adoré, il veut en savoir plus. Lorsqu'elle lui raconte l'intrigue de ce roman, Bill se sent très mal. En effet, ce roman raconte avec moults détails une histoire qu'il connaît bien, puisqu'elle raconte un événement qui s'est passé il y a une vingtaine d'année et que Bill avait enfoui au plus profond de sa mémoire. Bill se demande qui est ce mystérieux écrivain, mais quand il retrouve sur la table de son salon, le même livre et que quelques jours plus tard ses parents reçoivent également un exemplaire, il commence vraiment à avoir peur. Qui est ce Kirkpatrick qui a écrit ce livre ? Que lui veut-il ? Qui est au courant de ce qui s'est passé sur cette île il y a plus de vingt ans ?

L'histoire est posée, et à partir de ce moment, impossible pour moi de lâcher ce roman. Comme Bill je me suis posée les mêmes questions, et je voulais vraiment savoir où tout cela allait me mener. 

Il est toujours minuit quelque part est un roman que j'ai adoré ! J'ai vraiment accroché dès les premières pages, même si Bill n'est pas un personnage attachant de par son comportement. En effet, je l'ai trouvé imbu de sa personne, pédant, voire même égoïste, ne pensant qu'à lui. Malgré tout je n'ai pu m'empêcher de me demander à chaque fin de chapitre ce qui l'attendait au suivant. Tout comme lui, on se demande qui se cacher derrière cet harceleur anonyme. On soupçonne beaucoup de monde.  Lorsqu'on découvre le fin mot de l'histoire, on se dit que finalement c'est bien fait pour Bill. 

J'ai aimé le style de l'auteur, les chapitres sont courts ce qui donne un certain rythme à la lecture. Le message que fait passer l'auteur est clair : les erreurs du passé peuvent parfois nous retrouver longtemps après. Dans le cas de Bill, il a vécu tranquillement toutes ces années. Il est donc logique que cela finisse par le rattraper. 

En conclusion, Il est toujours minuit quelque part est un roman que j'ai adoré. Ce n'est pas un coup de coeur, néanmoins il a été une lecture très agréable. 

Merci aux Editions Préludes et à Netgalley.