mardi 3 mai 2016

Bientôt 1 an pour le blog !!

Voilà ! On y est ! Dans quelques jours, mon blog aura 1 an.

Quand je repense au moment où j'ai décidé de créer mon blog, le 11 mai 2015, je suis très émue du chemin parcouru depuis... En effet, ce blog crée sur un simple coup de tête dans le but de partager mes lectures et d'échanger, est devenu aujourd'hui mon bébé. Et plus que jamais je m'applique à vous faire un partage de mes lectures de qualité.

En 1 an il s'est passé tellement de choses, j'ai rencontré tellement de gens sympathiques, fait des rencontres magiques. Et puis j'ai découvert l'auto-édition et ses détracteurs, ses défendeurs, ses auteurs. Et comme je suis quelqu'un qui aime se faire sa propre opinion, je m'y suis mise ! Aujourd'hui je suis complètement acquise à cette cause. Vous le savez puisque c'est moi qui ai lancé le hashtag #JeudiAutoEdition auquel vous participez tous de plus en plus nombreux chaque jeudi.  

Depuis, je suis fortement sollicitée pour des demandes de chronique, et même si je suis débordée, j'essaie de répondre toujours favorablement à vos demandes. Alors j'en profite pour remercier les auteurs de leur patience, parce que je sais combien c'est long d'attendre un retour sur son livre. Mais sachez que lorsque j'ai accepté un SP, je met un point d'honneur à l'honorer. J'essaie de construire mes chroniques de manière objective, et je peux dire que j'y arrive vraiment. Preuve en est un des derniers romans que j'ai lu "Melissa" que je n'ai pas aimé plus que çà, alors que je m'entends très bien avec son auteur Sam Carda. Pour moi la blogueuse DOIT rester objective. Certaines personnes aigries sur Twitter ont tendance à penser le contraire, et pensent que parce que tu copines avec les auteurs, tu leur fais des belles chroniques. Peut être que oui il y en a, mais en tout cas ce n'est pas mon cas. Alors bien sûr, je n'assassine pas le travail d'un auteur, jamais ! Je fais en sorte que mes critiques soient constructives et expliquent vraiment pourquoi je n'ai pas aimé ou pas accroché. Et je crois que je peux dire, en toute modestie bien sûr, que c'est tout à fait ce qu'attend un auteur d'une chronique. Je ne pense pas que lire "ouahhhh ce livre était génial" ou "bouuuuh c'était vraiment nul" aidera beaucoup l'auteur. Bref, je referme la parenthèse, mais j'avais besoin de le dire ^^

En mettant un pied dans la blogosphère je ne m'attendais pas à vivre toutes ces choses. Le livre a pris de plus en plus de places dans ma vie. Je lis toujours avec plaisir, je découvre de nouveaux auteurs. Je suis heureuse d'avoir pu créer des partenariats de confiance avec vous tous. C'est d'ailleurs grâce à tous ces partenariats que je suis en mesure de pouvoir offrir à mes lecteurs autant de livres ! Alors un grand merci à vous tous les auteurs pour votre générosité. Vous rendez cet anniversaire de blog tellement plus beau.

Oui allez, je vous ai assez fait attendre, et je vais maintenant vous dévoiler les livres (ebooks ou papier) que vous pourrez gagner pour les 1 an du blog. Concours qui se déroulera du 11 au 31 mai 2016 et dont je vous expliquerai dans un autre article le déroulement.




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lundi 2 mai 2016

Melissa - Sam Carda

Synopsis : Matthew est un jeune infirmier qui travaille à l'hôpital de la Citadelle, à Liège, dans la cité ardente de Belgique. Il est en couple avec une jeune femme prénommée Aurélia. Alors qu'elle lui annonce qu'elle est enceinte, Matthew fait un accident de voiture. Dans la nuit sombre et pluvieuse, il renverse une jeune femme : Melissa. Celle-ci décède sur le coup. L'accident est un événement capital qui va déclencher une réaction en chaîne qui l'emmènera aux portes de l'enfer. Il découvrira que Melissa n'était pas sur cette route par hasard et qu'elle est étroitement liée à un secret que sa mère lui a caché depuis des années?
Arrivera-t-il a recomposer les pièces du puzzle ? Pourra-t-il faire face à la vérité ?
Si vous aimez l'amour, les secrets et les rebondissements, "Melissa" vous comblera. Vous allez adorer... la détester !


Un peu débordée, légèrement surmenée, j'avais besoin de me couper de Twitter, des mails, des services presse etc... J'ai donc choisi un livre dans ma PAL qui m'attendait depuis un petit moment déjà. Melissa. Ce roman m'attirait depuis un moment, il m'a donc accompagné ce week-end.

Je ne vais pas vous faire un speech sur l'histoire, j'aurai trop peur de dévoiler un élément important du roman. Et puis, la 4ème de couverture remplit assez bien son rôle pour cela. Je vais simplement vous livrer mes ressentis sur ma lecture. 

Melissa est un livre qui démarre sur les chapeaux de roues ! En effet, quand Matthew renverse cette jeune femme, la spirale infernale se met en place. Sam Carda met brillamment en action un plan qu'on imagine déjà machiavélique. Hé bien nous sommes loin du compte, parce que c'est bien plus que çà. Melissa, personnage clé de ce roman est une femme aigrie, malade et prête à tout pour assouvir sa vengeance. Mais quand je vous dis prête à tout, c'est un euphémisme tellement les plans qu'elle met en place sont vraiment diaboliques.

Je dois avouer que j'étais super emballée dès le démarrage parce que le rythme est bon, le ton est posé et on sent bien qu'on va se retrouver très vite happée dans un engrenange dont on ne sortira pas indemne. 

Oui mais voilà, la magie n'a pas opéré, et même si j'ai beaucoup aimé la première moitié du roman, la deuxième moitié m'a un peu laissé perplexe. En effet, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de rebondissements, même si tous les éléments mis bout à bout finissent par effectivement représenter un ensemble parfaitement diabolique. Pour moi c'était trop. 

J'ai également été très agacé par le personnage principal : Matthew. Ses indécisions, sa personnalité effacée, son manque de discernement m'ont fait soupiré à de nombreuses reprises. J'ai eu de ce fait, beaucoup de mal avec les nombreux "je t'aime moi non plus" entre lui et sa fiancée.  Mais c'est très certainement voulu aussi, ça montre bien l'indécision du personnage. Ceci dit, je dois avouer que rarement des personnages m'ont agacé de la sorte. C'est donc bien que je ne suis pas restée de marbre à cette histoire.

Finalement je n'ai pas adhéré à cet environnement. Pourtant j'étais vraiment bien prise dans l'histoire au début. Mais tous ces rebondissements, parfois un peu tirés par les cheveux m'ont perdu en cours de route. Alors oui la sauce n'a pas pris, toutefois, je reconnais un talent d'écriture à Sam Carda, j'ai beaucoup aimé son style, peut être parfois trop de descriptions. Ce roman a été écrit il y a 10 ans, et est un premier roman. On peut donc aisément s'imaginer qu'aujourd'hui, l'auteur a mûri et nous propose donc des choses plus abouties et plus profondes. C'est pourquoi, même si moi je n'ai pas adhéré en totalité à l'univers de Melissa, je me plongerai avec plaisir dans "Secrets Mortels".

Alors, comme à chaque fois je vous conseille de vous faire votre opinion vous même. Faîtes la connaissance de Melissa !! 


Les lois de l'amour : l'appel à la cour - Lise Marcy

Synopsis : En résumé, Ashley, 22 ans prépare le CAPA à l’Ecole de Formation du Barreau. Elle obtient son stage auprès de Xavier, jeune et séduisant avocat. Depuis qu’elle l’a rencontré trois ans plus tôt, lors d’une conférence à sa faculté, elle rêve de lui. Le problème était qu’il était marié et heureux en ménage. Lorsqu’elle débute son stage auprès de Xavier, devenu veuf, elle sait que leur relation ne sera pas facile à vivre. Lui, refuse tout engagement et veut profiter de la vie sans aucune contrainte. Tous deux devront faire face à diverses situations. Ashley voit sa meilleure amie Aurore, s’épanouir alors que sa relation avec Xavier est semée d’embûches. Ashley réussira-t-elle à convaincre Xavier qu’elle est digne de son amour ?


Bon alors, il faut bien le dire, lorsque Lise Marcy m'a contacté sur Twitter pour me proposer de lire son livre, j'avoue que je n'étais pas particulièrement partante. En effet, en lisant le résumé, j'ai pensé que c'était un énième livre du même acabit que 50 nuances de Grey que je n'ai pas du tout aimé. Puis bon quelques temps après l'auteure est revenue vers moi avec des chroniques plutôt bonnes. J'ai donc décidé d'accepter.

En ouvrant ce livre, on fait la connaissance d'Ashley, jeune étudiante métisse de 22 ans. Elle se prépare pour passer l'examen du Barreau afin de devenir avocate. Brillante élève, intelligente, pugnace Ashley décroche un stage dans un des meilleurs cabinets d'avocat. Son patron, Xavier, elle l'a déjà rencontré il y a 3 ans alors qu'il était venu faire une conférence à sa faculté. A l'époque elle était tombé sous le charme de cet homme, qui malheureusement était marié. Depuis 3 ans, Ashley n'a cessé de penser à Xavier. Elle n'a d'ailleurs jamais rencontré d'autres hommes.
Aujourd'hui, les choses ont changé, Xavier est veuf, sa femme est morte d'un cancer. L'homme qu'elle a en face de lui est le même physiquement, il lui fait toujours le même effet, toutefois, il est devenu un homme froid, aigri, et autoritaire. Pour Xavier, plus aucune femme ne trouve grâce à ses yeux, il est catégorique : jamais il ne refera sa vie, jamais il ne remplacera celle qu'il aimait plus que tout. Oui mais voilà, Ashley et lui sont attirés l'un envers l'autre comme des aimants.Alors la jeune femme va tout faire pour réussir à redonner à Xavier le goût à la vie.

Bon alors ceux qui me suivent depuis le début savent que ce n'est pas du tout mon genre de lecture favorite. Toutefois j'ai été agréablement surprise par la plume de l'auteure. Alors oui bien sûr, c'est presque toujours le même schéma : lui riche et odieux, elle, belle et naïve. Seulement cette fois, Ashley, est loin d'être la jeune femme naïve. Elle est déterminée à réussir ce qu'elle entreprend, tant sur le plan professionnel que personnel. Elle fait preuve de beaucoup de caractère, et çà c'est nouveau. Xavier, sûr de lui, riche mais brisé, çà aussi c'est nouveau. Parce que oui les hommes dans ces romans ont tous une fêlure, une fragilité, mais lui c'est différent. Il ne ressent plus rien pour personne depuis la mort de sa femme.

Lise Marcy sait nous faire ressentir les émotions des personnages avec ses mots. J'ai parfois été très touchée par Ashley qui se lance âme et corps perdus dans cette histoire, en donnant tout ce qu'elle a, parce qu'elle est convaincue d'une chose : Xavier et elle sont faits l'un pour l'autre. Bien évidemment, vous vous en doutez, des obstacles vont se mettre en travers de leur chemin. Et puisqu'il s'agit d'un tome 1, tout ne finit pas merveilleusement bien. Les scènes d'érotisme sont bien écrites, ce n'est pas vulgaire. D'ailleurs, la fin est terrible. Je me suis surprise à me dire "vivement la suite". Oui, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, contrairement à ce que je pensais en l'ouvrant. Et c'est vraiment une belle surprise !

Alors pour les fans de romance, d'histoires d'amour compliqués, je vous conseille vivement de faire la connaissance d'Ashley et de Xavier !

Je remercie chaleureusement Lise Marcy d'avoir su me convaincre de lire son livre. Je lui souhaite vraiment de pouvoir trouver son lectorat, parce qu'elle le mérite. J'attend donc avec impatience le tome 2.






jeudi 28 avril 2016

Araknea - Jean Kazcmarek

Synopsis : Quand l'Enchâsse de Feu d'Adrion est dérobée, il ne fait aucun doute pour les Seigneurs Skorpios, que Friss, la Forteresse-Sentinelle du Nord, est à l'origine de ce sacrilège.

Isis et Mentor, voyageurs et mercenaires à leurs heures, se retrouvent alors plongés au coeur d'une quête qui les entraîne vers l'indicible.

Isis aura-t-elle assez de courage et de volonté pour sauver sa vie, celle de ses proches, et pour, peut-être, préserver l'humanité de ces phages qui dévorent son monde ?



C'est l'auteur, lui-même qui m'a contacté pour me proposer ce service presse. J'ai accepté avec plaisir, la couverture me plaisait énormément, puis j'aime de plus en plus la fantasy.

En commençant ce livre, oubliez d'abord tout ce que vous connaissez de votre monde, et entrez avec Isis dans les terres de Friss, un territoire, froid, effrayant et angoissant. Isis et Mentor, un vieil homme sage qui l'accompagne arrivent sur les terres du royaume de Friss. Pensant y trouver refuge pour quelques festivités, la jeune femme est témoin d'une bagarre et décide de s'en mêler. Elle met en fuite les agresseurs (en tue certains) et se retrouve ainsi à l'honneur. Remerciée comme il se doit par un riche Seigneur, elle se voit alors confier une mission des plus dangereuses. Retrouver le fils de ce riche Seigneur, enlevé parmi d'autres enfants, sans explications.

Je m'arrête là pour l'histoire. A vous d'entrer en Royaume de Friss et de suivre Isis dans ses aventures.

Bien, je dois avouer que j'ai eu énormément de difficulté à entrer dans l'histoire tant on est sur de la Fantasy "Révolutionnaire". J'entend par là que lorsqu'on lit un livre catalogué "Fantasy" on est forcément dépaysé par sa lecture. Là ça été le cas, le dépaysement a été total, tant le monde dans lequel évolue Isis est fantaisiste à souhait. On y rencontre des êtres sanguinaires, des robots, des armes jamais vues ailleurs. Bref, en lisant Araknea attendez-vous à un dépaysement total. L'auteur a une imagination débordante et ça se ressent dans la lecture. Par moment je me suis demandée où il allait chercher tout çà.
Le style est très bon, les descriptions justes, ce qui n'est pas négligeables, car cela permet de mieux appréhender ce monde dans lequel on avance.
Personnellement je ne m'aventurerai pas en royaume de Friss. Toutefois il faut reconnaître qu'Isis est une héroïne attachante. Si au départ, on pourrait la trouver quelque peu naïve, on s'aperçoit très rapidement que c'est une redoutable guerrière qu'il vaut mieux ne pas contrarier.

Bref, si vous avez envie de visiter Friss et ses environs, je vous recommande de faire preuve de prudence et de rester sur vos gardes. En tout cas je suis convaincue que ce livre régalera les grands fans de littérature fantasy, et qu'une fois terminée vous n'aurez qu'une hâte : lire la suite !  Je pense pour ma part être trop novice en la matière pour l'apprécier à sa juste valeur.

Je remercie chaleureusement Jean Kazcmarek pour m'avoir permis de découvrir son univers.


mercredi 27 avril 2016

Interview Portrait Chinois : Victor Boissel

Cette semaine, je vous propose d'en savoir un peu plus (ou pas ^^) sur Victor Boissel, l'auteur d'Habeas Corpus : la perfection a un prix (si vous aviez loupé ma chronique c'est par ici =>http://aubazaardeslivres.blogspot.fr/2016/01/habeas-corpus-la-perfection-un-prix.html . 

Bonjour Victor, tout d’abord, merci à toi d’avoir accepté de te prêter au jeu. Avant de commencer à répondre aux questions, parles nous un peu de toi, peux-tu te présenter à mes lecteurs ?

Bonjour Delphine, et encore merci pour ta superbe initiative de #JeudiAutoÉdition que tu mènes avec énergie et grâce, c’est très stimulant et ton enthousiasme est communicatif.

Tu es libre de répondre aux questions comme tu le souhaites, en donnant des détails
ou pas.

Oui, tu l’as compris. Je suis libre. Nahahahahaha !

1 – Si tu étais un pays ?
Si j’étais un pays, je pourrais être :
— le pays des merveilles d’Alice, avec tout ce qu’il comporte de fantasmagorique et d’inquiétant
— le pays imaginaire de Peter Pan, pour son libre cours à l’égoïsme et l’éternelle jeunesse
— l’Empire babylonien d’Hammurabi qui a hébergé les débuts de mes Parias de Babylone
— l’Āryāvarta, qui a vu naître Arya, leur première héroïne

Mais si je devais trancher et ne pouvais en choisir qu’un, ce serait (si tant est que l’on puisse le désigner comme un pays) la civilisation de la vallée de l’Indus, dont Arya est l’héritière.
Parce que ce peuple incroyable est inspirant, plusieurs millénaires avant notre ère, ses représentants fabriquaient des bâtisses avec des briques cuites, pavaient leurs rues, exploitaient un système d’égouts perfectionné… jusqu'à leur subite disparition, dix-neuf siècles avant notre ère. Fait notable, une atrophie de tout ce qui a trait au militaire : ni fort ni fortification… pourtant ce n’est pas la guerre qui les a conduits à leur perte, c’est autre chose. Mais ceci est une autre histoire ;p

2 – Si tu étais un défaut ?
Démasqué ;p Je suis en effet un défaut…
Bien, cela étant posé, si j’étais un défaut, je serais le manichéisme. Bien sûr je suis conscient qu’il n’y a que des nuances de gris, que le noir et le blanc sont des abstractions confortables, mais si c’est valable pour mon cerveau qui pense, ça l’est moins pour mon coeur qui ressent. Ce coeur déraisonnable par essence et qui décide d’embrasser passionnément ceci et d’incinérer sans regrets cela. Ce que je gagne en honnêteté je le perds en souplesse.

3 – Si tu étais un adage ?
« Au royaume des aveugles, personne n’a jamais vu le roi. » (Un extrait d’un recueil d’aphorismes que j’avais écrit sous le titre « Les proverbes chinois »)

4 – Si tu étais un objet du quotidien ?
Un objet. Dans la dichotomie matériel/immatériel, je cherche essentiellement mon salut du côté de l’intangible. Et paradoxalement, c’est avec des objets que l’on produit de l’intangible.
Avec la plume que l’on écrit des histoires, avec le piano que l’on interprète une sonate, avec le larynx et les cordes vocales que l’on donne vie à une chanson. Et l’histoire, la sonate et la chanson ne se trouvent nulle part alors qu’on peut aisément localiser une plume, un piano et un larynx.
Je crois ne vivre que pour l’histoire, la sonate et la chanson.
Et si je devais choisir d’être un objet, je serais l’un de ceux qui rendent possible leur création.

5 – Si tu étais un animal ?
Je suis un animal. Un mammifère, omnivore, un homo sapiens, mais je suis aussi, surtout ?, un écosystème. Il y a en « moi » plus de bactéries que de cellules qui me composent. J’ai un patrimoine génétique d’homo sapiens, mes bactéries ont le leur. Et mes mitochondries un autre encore. Si on me retire mes bactéries ou mes mitochondries, je meurs. Je ne suis que grâce à elles, avant de l’être grâce aux aliments que j’ingère. Alors sont-elles incluses dans mon « je » ? Si oui, je suis bactérie, je suis mitochondrie.
Plus prosaïquement, si j’étais un animal, je serais un chien. Merveilleuse espèce qui s’est associée aux hommes il y a plus de 30 000 ans, je vois en elle une version plus généreuse de l’humanité.

Dernière chose, un petit mot pour les lecteurs du blog ?
L’initiative que tu as prise avec le #JeudiAutoÉdition, je le répète, est enthousiasmante et j’aimerais apporter une précision qui m’est propre et que peut-être d’autres partageront.
L’auto-édition est un canal. Au même titre que l’édition traditionnelle. Le blog. Les correspondances épistolaires.
Il n’existe à mon sens aucun canal qui atteste de la qualité d’une oeuvre. D’abord parce que la notion même de qualité dépend avant tout de l’oeil qui contemple. Ensuite parce que les canaux sont pilotés par des humains qui, comme tous les humains, sont imparfaits.
Il y a donc une variété d’oeuvres et une variété de canaux. Le lecteur qui cherche la qualité propre à ses yeux devra fouiller les canaux, trier ce que seront pour lui le bon grain et l’ivraie. Et dans tous les canaux, je lui prédis qu’il trouvera et le bon grain et l’ivraie.
Parmi les plus beaux textes qu’il m’ait été donné de lire, je compte un écrit à mi-chemin entre le journal intime et les mémoires. C’est une de mes amies qui l’avait signé, sans compter le publier, sans y croire. Qui aurait eu le droit de décréter que son texte était de bonne ou de mauvaise qualité ? Si elle avait décidé de le publier sur un blog, l’intégrité du texte n’aurait pas été atteinte, aurait-il été accueilli de la même manière que s’il s’était trouvé sur les majestueux rayons d’une librairie ?
La réponse est dans la question. L’intégrité du texte n’aurait pas été atteinte.
Par ailleurs, un texte peut naviguer entre les canaux et les supports. Commencer dans une correspondance, se poursuivre dans un carnet, s’épanouir dans un blog, s’auto-éditer, s’éditer dans une maison traditionnelle. Le support ou le canal ne garantissant en rien la beauté, le succès, la manière dont un lecteur sera touché.
Et c’est le cas de l’auto-édition, on y trouvera du bon grain et de l’ivraie. Et celui qui croit n’y trouver que du bon grain se trompe tout autant que celui qui croit n’y trouver que de l’ivraie.
En synthèse, mon message est le suivant : la qualité se trouve dans l’oeil qui contemple et le contenu d’un texte, mieux, dans leur rencontre. Si le moyen qui a rendu cette rencontre possible est une agence matrimoniale, une application sur téléphone portable, un dîner entre amis ou une coïncidence, peu importe, si la rencontre est belle, elle est belle. Et le canal n’y est pour rien.

Retrouvez ici le site officiel d'Habeas Corpus



mardi 26 avril 2016

Dress Code et petits secrets, l'aventure américaine - Marianne Levy

Synopsis : La gloire, c'est fait (exténuant mais fait). La beauté, c'est totalement subjectif (ouf). Et l'amour ? Un boulot à temps plein. Après avoir conquis Paris et ses fashionistas, séduit des milliers de lectrices avec leur blog Chic.com et être sorties vivantes d'un studio de télévision, Capucine, Karine et Marjolaine se lancent à la conquête de l'Amérique avec La Perfection des femmes françaises, une insupportable vérité ! un guide de développement personnel très parisien. Et, Capucine, elle, part sur les traces d'un prince très charmant qu'elle se mord les doigts d'avoir laissé filer tous les matins depuis 320 jours, 13 minutes et 4 secondes, environ.


Lorsque Marianne Levy m'a contacté pour me proposer de lire et chroniquer ce livre, ma première question a été "c'est un tome 2, dois-je avoir lu le tome 1 pour pouvoir comprendre ?". Marianne m'a alors rassuré en me disant que je pouvais très bien lire ce deuxième tome indépendamment. Du coup, j'ai bien évidemment accepté. Parce que même si je suis une grande fan de thrillers, j'aime également beaucoup les livres plus légers, les livres "feel good" comme on les appelle aussi. 

En commençant ce livre, je fais la connaissance de Capucine. Elle est, avec ses 2 copines Karine et Marjolaine, à la tête du blog Chic.com. Fortes de leur succès, elles ont décidé de se lancer à l'assaut des Etats-Unis pour aller y promouvoir le blog, mais aussi leur guide "La perfection des femmes françaises, une insupportable vérité !". 

C'est Capucine qui va se retrouver à la tête de ce projet, Karine et Marjolaine étant restées en France. Elles doivent la rejoindre dès que possible. Capucine va alors se retrouver seule, aux Etats-Unis, devant affronter les journalistes, une émission de télévision. Pour cela, Karine a embauché une coach Kate pour permettre à Capucine de s'adapter et d'être au top. Mais, les relations entre Kate et Capucine vont être compliquées. 
Et lorsque Capucine, tombe par hasard sur un de ses ex, elle va se mettre en tête de le reconquérir, pensant là que c'est le destin qui les a réunis au même endroit. Les péripéties vont commencer, et Capucine n'est pas au bout de ses surprises.

Voilà un peu pour l'histoire. Je n'aime pas trop en dire parce que j'ai toujours peur de spoiler. 

Verdict ? J'ai adoré ce livre, je l'ai dévoré en quelques heures ! Capucine est un personnage terriblement attachante ! Elle est naturelle et naïve, et de ce fait, elle se retrouve parfois dans des situations plutôt incongrues. Il lui arrive des choses extraordinaires et parfois elle ne voit pas ce qui est gros comme le nez au milieu de la figure. 

La plume de Marianne Levy est légère, emmenée et elle sait nous faire tourner les pages sans s'arrêter. C'est un vrai bon roman "feel good". Il fait du bien parce qu'on rit, on pleure, et puis surtout, on peut aisément se reconnaître dans le personnage de Capucine, car elle est comme vous et moi. 

Honnêtement si vous aimez les livres de type "chick-lit", foncez !! Vous ne serez pas déçus, bien au contraire ! Vous passerez un agréable moment de lecture en compagnie d'une héroïne fort sympathique.

Je remercie chaleureusement Marianne Levy de m'avoir fait confiance et de m'avoir permis de découvrir Capucine, avec qui j'ai passé un très bon moment !! 




Au revoir Nono : où vont les gens quand ils s'en vont ? - Oskar Editeur

Synopsis : Une histoire à la fois émouvante et drôle pour évoquer la mort avec les enfants et les aider à surmonter la perte d'un être cher. 


 J'ai reçu ce livre lors de la dernière masse critique jeunesse Babelio. Quand je l'ai reçu, il tombait à point puisque mon papa venait de décéder.

J'ai souhaité faire lire ce livre à mon aîné de 10 ans, même si il est un peu grand pour être le coeur de cible de l'ouvrage.Cet ouvrage s'adresse surtout aux plus petits (6-8 ans).

Du coup c'est un peu avec ses mots à lui que je vais vous présenter cette chronique. Il pense qu'en effet, ce livre peut donner le sourire et expliquer la mort aux plus petits. Il l'a lu vite (c'est un gros lecteur ^^), il a beaucoup aimé les illustrations, qu'il a trouvé très colorées et gaies. Toutefois, il n'a pas du tout aimé la partie où Nono revit. Parce qu'il m'a dit "quand t'es mort, t'es mort. tu peux pas revivre ou partager des choses". Je lui ai alors expliqué que Nono revivait uniquement dans l'imagination des enfants. Mais non, cette partie lui a déplu, il pense que cela peut amener l'espoir perdu à certains enfants qui prendraient ce passage au premier degré (là j'avoue il m'a bluffé mon fils ^^) 

Personnellement, je pense que ce livre peut en effet permettre d'expliquer aux enfants ce qu'est le décès, le deuil, la perte d'un être cher. Toutefois, je pense que le plus simple est de leur parler, de leur expliquer avec des mots qu'ils comprendront. Et surtout : d'être à l'écoute, avant, pendant et longtemps après. 

En tout cas, merci à Babelio qui m'a permis de pouvoir échanger avec mon fils sur un sujet plutôt difficile.


lundi 25 avril 2016

Psyché - Damien Elelonori

Synopsis : « L’être humain est capable de tant de choses, il est dommage que seule la mort lui fasse prendre conscience de ses possibilités. »
Ne vous êtes-vous jamais réveillé après un songe paraissant plus vrai que nature ?
Ne vous êtes-vous jamais imaginé changer le cours de votre vie par une simple décision ?
Ne vous êtes-vous jamais demandé, comme beaucoup avant vous, ce qui advenait de notre âme après notre mort ?
Ne vous êtes-vous jamais posé la question de l’origine de notre monde ?

Sans prétention aucune, ce roman prend le parti d’imaginer une réponse commune à toutes ses questions au travers d’une aventure se finissant le 21 Décembre 2012.
Sur le toit de l’hôpital Saint-Anne, un homme laisse son regard se perdre sur la capitale illuminée. Tant de choses se sont passées en trois jours. Il monte sur le parapet et étend les bras. Son dernier regard est attiré par le cadran de l’horloge trônant sur l’église du quartier de Petit-Montrouge.

4h44.

Finalement tout était écrit depuis longtemps, il lève les yeux au ciel et, tel un ange, s’envole vers les cieux avant de retomber, entrainant l’humanité avec lui.



Bien, une fois posé le synopsis, on est vite mis dans l'histoire vous ne trouvez pas ? En acceptant de recevoir Psyché en service presse, je ne savais dans quoi j'allais m'embarquer. La couverture m'intriguait, le résumé aussi, et je trouvais l'auteur très sympathique. Oui enfin, ça ne suffit pas pour en faire un bon livre, me direz-vous ? Et en effet, vous avez raison.  Ceci dit, en ouvrant la première page de ce livre, j'étais confiante. 

L'histoire commence par la fin, Léo dont on ne sait rien, s'échappe de sa chambre d'hôpital où il semble interné et saute du toit.
Là ça fait froid dans le dos. On se demande déjà pourquoi. Et puis il faut bien le dire, débuter un livre par la fin c'est assez particulier. Malgré cela, j'ai continué à lire, page après page. Alors personnellement j'ai eu besoin de bien me concentrer au début pour bien comprendre l'histoire. Mais une fois plongée complètement dans l'intrigue je me suis littéralement fait happé par ce livre.  Je ne vous parlerai pas de l'histoire, je préfère vous laisser le plaisir de la découvrir. Mais pour vous donner quand même un peu envie de lire ce livre, je dirai qu'il s'agit d'un combat entre le bien et le mal... Mais pas un combat classique.

Damien Eleonori a su crééer un puzzle machiavélique à souhait. Mises bout à bout toutes les pièces forment alors un puissant chef d'oeuvre ! Ce livre est savamment orchestré par l'auteur qui réussit à vous entraîner dans cette histoire. Avec ce livre, vous allez, trembler, peut être pleurer, écarquiller les yeux, crier, bref, vous l'aurez compris, il ne vous laissera pas de marbres ! 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. En effet, je ne m'attendais pas du tout à me retrouver embarquée dans un tel combat ! Plusieurs fois je me suis retrouvée destabilisée par ce que je lisais, dans la mesure où je ne m'attendais pas à certaines scènes. Ce roman est un thriller psychologique avec une touche de fantastique.  Le final est grandiose ! Ce livre pourrait tout à fait, faire l'objet d'une adaptation cinématographique je trouve. 

Bon hé bien, maintenant, il ne vous reste plus qu'à découvrir vous même l'effet de Psyché sur votre organisme. Mais attention où vous mettez les pieds, parce qu'une fois commencé vous ne pourrez plus sortir de ce livre avant la fin. 

Je remercie chaleureusement Damien Eleonori qui m'a permis de découvrir son univers. Il m'a assuré que le prochain livre sera encore mieux ! Alors je ne dis qu'une chose : vivement ! 







jeudi 21 avril 2016

#JeudiAutoEdition : l'heure des remerciements

Quand j'ai lancé le hashtag #JeudiAutoEdition, il y a maintenant 3 semaines, je ne pensais pas que cette idée susciterait autant d'intérêt.

Je sais combien l'auto-édition est mal vue, mal perçue. Mais parfois on juge mal ce que l'on ne connaît pas. Alors au risque de me répéter, je le redis, oui il y a du très bon dans l'auto-édition ! Mais oui il y a aussi du moins bon. Ceci dit, si on ne se penche pas sur le sujet, si on n'essaye pas, alors comment savoir ? En tant que blogueuse, mon premier but est de vous faire découvrir des lectures que j'ai aimé. Et au vu de toutes mes lectures auto-éditées, j'ai eu la chance, pour l'instant, de ne lire que de très bons livres. C'est pour çà que j'ai lancé ce hashtag, pour faire émerger ces talents dans l'ombre, pour permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir mettre en lumière leur talent. 

Depuis ce jeudi 07 avril, les choses ont avancé, une page Twitter a été créée spécialement pour promouvoir ce hashtag => Twitter

Nous en sommes à notre troisième édition en ce jeudi, et le mouvement se développe doucement mais sûrement. De nouveaux auteurs, de nouveaux blogs, des maisons d'édition indépendantes rejoignent l'aventure, et j'en suis ravie.

Force est de constater, 3 semaines après, qu'en fait, beaucoup de gens soutiennent l'auto-édition. Lorsque j'ai lancé un appel à blogs, un peu comme on jette une bouteille à la mer, j'ai été agréablement surprise de lire toutes vos réponses. Oui je dis Vos, parce que cet article est pour vous les blogueurs et blogueuses qui ont accepté avec plaisir et enthousiasme de se joindre à moi. 

Alors pour vous remercier tous et toutes de m'avoir soutenu dans cette initiative, je vous mets à l'honneur aujourd'hui...

Pour tous ceux qui les auraient loupé, voici les liens de tous les blogs qui ont soutenu l'aventure #JeudiAutoEdition.

Bien évidemment, en premier lieu, je vous donne le lien du blog d'Aurélie, ma partenaire dans cette aventure 

Le Blog d'Aurélie "Des Livres et moi"  : ici
Le Blog de Mav  "Les chroniques de Mav" : ici
Le Blog d'Isabelle  "Les tribulations d'une lectrice" :  ici
Le Blog d'Océane "Herrisson Bookineur" : ici
Le Blog de Ludo "Prends un livre et détends toi : ici ainsi que la vidéo qu'il a tourné pour nous :  ici
Le Blog de Mabu  "L'envolume" : ici
Le Blog de Christian Chaplin  "du film et du papier : ici
Le Blog de Jeanne Sélène :  ici
Le Blog de Melissa  "I'm Missy" : ici
Le Blog d'Amandine : "Amabooksaddict" : ici
Le Blog de Mélanie "Les lectures de Mélanie" : ici
Le Blog "Chocolat Cannelle" : ici
Le Blog de Coralie "Livretoile" : ici
Le Blog "Bavardage d'un aphone" : ici
Le Blog "La sorcière des mots" : ici
Le Blog "Les ailes du désir" : ici
Le Blog "White Pages" : ici
Le Blog de Victoria "Moin Coin Livresque" : ici
Le Blog "Colorandbook" : ici
Le Blog d'Iris "Sireadbooks" : ici
Le Blog "Les p'tits mots de Pauline" : ici
Le Blog "Au fil de l'imaginaire" : ici
Le Blog "Aude Réco" : ici
Le Blog "Le monde enchanté de mes lectures" : ici
Le Blog "Tomabooks" : ici 

Voilà, j'espère n'avoir oublié personne ! Si jamais c'était le cas, n'hésitez surtout pas à me le dire !! Il manque Lizzie, qui doit tourner une vidéo, je te rajouterai dès que j'aurai le lien ^^ 
Un grand merci encore à vous tous pour le temps que vous m'avez consacré. Merci à vous de vous prêter au jeu chaque jeudi. Merci aussi pour ces belles rencontres que j'ai pu faire grâce à ce hashtag. 

Je tenais également à remercier le site Book'n series qui nous a interviewé Aurélie et moi, et qui a ainsi donné une plus grande visibilité encore à #JeudiAutoEdition.

Et puis le dernier remerciement va à tous ces auteurs auto-édités, que j'ai lu ou non. Ils vous permettent de gagner chaque jeudi 3 livres, sans leur générosité, cela ne serait pas possible. Merci à eux aussi pour leur confiance. Parce que chaque fois que l'un d'entre eux me propose son livre en SP, il fait preuve de patience. Je sais combien c'est difficile d'attendre une chronique et je m'évertue à répondre positivement à toutes les demandes. Donc forcément ça prend du temps. Mais finalement avoir gagné votre confiance est peut être ma plus belle récompense, moi, petite blogueuse.













mercredi 20 avril 2016

Aux petites heures de la nuit - Flo Renard

Synopsis : À dix-sept ans, Benjamin, violoniste talentueux, ambitionne de devenir instrumentiste quand un accident de la route vient briser tout net ses espérances. Devenu paraplégique, il doit réapprendre à vivre sans ses jambes et faire face aux contraintes de son nouvel état.

C'est aux Épicéas, un centre de rééducation de la banlieue grenobloise, que Benjamin fait la connaissance d'Élise, une adolescente dynamique, et de Léopold, jeune homme à l'humour cynique, deux patients aussi malmenés que lui par la vie. Grâce à l'amitié de la première et l'amour du second, mais aussi la musique, Benjamin entame son long chemin vers la guérison. Alors qu'il recommence à prendre goût à l'existence, d'étranges phénomènes se produisent, qui menacent de le faire basculer dans la folie...

Au-delà d'une romance entre deux garçons, Aux petites heures de la nuit est le récit d'une reconstruction, teintée de mystère, d'humour et, bien sûr, de musique.


Quand Flo Renard m'a timidement demandé si j'avais envie de lire son livre, j'ai tout de suite accepté. Les sujets m'abordés me plaisaient et j'avais envie de la découvrir en tant qu'auteure.

 Je ne vais pas vous raconter l'histoire, parce que je trouve que la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle. Je vais aborder cette critique en vous parlant de mon ressenti. 

Tout d'abord, je dois dire que le sujet du handicap est un sujet qui me touche particulièrement. En effet, ça fait 17 ans que je travaille dans un centre de rééducation professionnelle pour travailleurs handicapés, alors forcément, ça me parle. La rééducation fonctionnelle est une étape primordiale pour un retour à une vie "normale". Benjamin et Elise tous deux en fauteuil, doivent réapprendre les gestes du quotidiens, penser leur déplacement, anticiper, se muscler pour pouvoir faire leur transfert plus aisément. Bref, un vaste programme. Si Elise prend plutôt bien la chose, Benjamin, lui, a plus de mal. Il en veut à la terre entière d'être valide et pas lui ! Mais justement, grâce à l'amitié d'Elise et à son moral d'acier, il va doucement reprendre le dessus. Et encore plus, lorsque ses parents ont la bonne idée de lui rapporter son violon. Au départ, il refuse l'idée de rejouer du violon, mais l'amour de la musique est plus fort. 

Mais c'est surtout sa rencontre avec Léopold qui va aider à Benjamin à s'accepter tel qu'il est, et à se surpasser. L'amour de Léopold va lui redonner goût à la vie, et à l'envie de retrouver son autonomie. 

On pourrait se dire en avançant dans la lecture, que c'est bien gentil ce charmant trio en rééducation, mais bon ça va être long si ce n'est que çà ! Hé bien, vous serez surpris, parce que ce livre, cache un mystère. Un mystère que Benjamin, Elise et Léopold tenteront par tous les moyens à leur disposition de résoudre. 

Ce mystère, je ne vous le révèle pas pour vous garder la surprise, mais moi il m'a touché, et cette enquête à résoudre pour nos enquêteurs en herbe a vraiment sa place dans le livre. 

J'ai beaucoup aimé ce livre ! C'est un livre touchant, doux, qui m'a apporté un sentiment d'apaisement, peut être est-ce lié aux passages sur les mélodies que jouent Benjamin au violon ? Je ne sais pas, j'ai beaucoup aimé lire Flo Renard, sa plume est légère, toujours juste, et elle parvient à nous entraîner dans cette histoire avec brio ! Benjamin est terriblement attachant, on comprend parfaitement son état de déprime au début, puis on le voit évoluer et s'épanouir, grâce à l'amour et l'amitié. J'ai également beaucoup aimé Elise, qui est le rayon de soleil de ce roman, fraîche, claquante, elle est un solide appui pour les deux garçons.

Je finirai en vous parlant de la romance entre Benjamin et Léopold. Pour être honnête, c'est la première fois que je lis un livre mettant en scène une histoire d'amour entre hommes. Là encore, la plume de Flo Renard est tout en légèreté, toujours douce, jamais vulgaire. Elle met en avant les sentiments profonds qui unissent les deux jeunes hommes. J'ai trouvé çà tellement touchant par moment. 

Pour conclure, mais je crois que vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce roman. J'ai passé un très agréable moment de lecture, et pour un premier roman, je dois dire que c'est très prometteur pour la suite. Si vous avez envie d'une lecture douce, agréable, agrémenté d'un soupçon de mystère (voire de mystique), je ne peux que vous recommander de lire Aux petites heures de la nuit. 

Je remercie chaleureusement Flo Renard de m'avoir permis de découvrir sa plume, et je ne peux que l'encourager pour la suite.