jeudi 21 janvier 2021

Et puis au pire on s'aimera - Thierry Cohen

Synopsis :  Ça commence comme une belle histoire d’amour. Du genre… à l’eau de rose. D’ailleurs, le roman débute par une rose déposée sur le palier d’Alice, trentenaire rongée par la solitude.
Il y a du mystère également, car la dite Alice ignore qui lui envoie des fleurs et, lui offre de belles déclarations. Une situation romantique à souhait mais qui peut également paraitre… quelque peu inquiétante.
Tout prend donc la forme d’une comédie romantique pleine d’humour et… de doutes.
Entre les copines du travail, heureuses de voir Alice ainsi courtisée, et son directeur, pressé de la licencier, Alice passe par des émotions contrastées qui la rendent tour à tour heureuse, désespérée, charmée, affolée. Tant de bouleversements dans une vie monotone sont fantastiques et perturbants à la fois. Ne sont-elles pas nombreuses, les âmes seules qui rêveraient d’être emportées par un mystère aussi romantique ?
Jusqu’au jour où… ça dérape. Où le rêve devient cauchemar. Où, comme dans les cauchemars, le pire ne se révèle jamais sous la forme attendue. 

 

J'ai choisi ce roman parmi le catalogue de parution des éditions Plon, pour son résumé mais surtout pour sa jolie couverture. 

Dans Et puis au pire on s'aimera, on rencontre Alice, jeune femme trentenaire, très timide et surtout qui manque absolument de confiance en elle. Alice ne fait pas de bruit, se fond dans la masse.  Alice si transparente aux yeux des autres mais pourtant tellement attachante. Et ce n'est pas sa voisine et amie qui dira le contraire. Alice est une grande romantique et rêve du grand amour. Alors quand Alice découvre une rose devant sa porte, elle n'en croit pas ses yeux, et se dit que ce doit être une erreur. Pourtant, il va y avoir d'autres attentions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Alors si au départ Alice apprécie toutes ses petites attentions, elle se demande bien de qui cela peut venir, et surtout ça commence à l'angoisser. Qui peut bien s’intéresser à elle ? Elle, si insignifiante et transparente. 

Je ne vous en dis pas plus. Je ne connaissais pas du tout Thierry Cohen et donc ce fut pour moi une totale découverte. Personnellement j'ai beaucoup aimé ce roman. Quand on commence la lecture de Et puis au pire on s'aimera, on arrive pas trop à savoir ce qu'on est en train de lire comme roman. Est-ce une comédie romantique ? Un polar ? Un feel-good ? L'histoire est présentée de plusieurs façons, il y a d'ailleurs bien sûr Alice qui nous raconte tout çà, mais l'auteur nous livre également le point de vue d'autres protagonistes, tantôt ses collègues de bureau, tantôt son directeur, tantôt son amie. Et tous ces points de vue vont nous faire devenir fou. Que se passe-t-il ? Est-ce qu'Alice est en danger ? Qui lui veut du bien ? (ou du mal ?). Bref, on s'interroge, on imagine, pour au final tomber complètement des nues ! J'ai imaginé tout un tas de situation, mais alors lorsque l'auteur dévoile enfin la tournure des évènements, c'est complètement inattendue ! J'ai réellement été surprise et je me suis dis "ouah jamais j'aurai pensé à cela !". 

L'écriture est fluide et très agréable à lire. L'alternance des chapitres et des protagonistes est vraiment intéressante et rend l'histoire encore plus intrigantes. L'auteur nous livre là un roman original qui nous fait nous interroger sur notre société actuelle. Jusqu'où peut-on aller pour trouver l'amour ?

En conclusion, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et on ne voit pas les pages défiler ni le temps passer en sa compagnie. Et puis une fois refermé Et puis au pire on s'aimera, on a un oeil nouveau sur notre société et ses dérives. 

Si vous voulez passer un agréable moment de lecture avec une histoire originale et déroutante, je ne peux donc que vous conseiller de vous plonger dans Et puis au pire on s'aimera.

 

 


lundi 18 janvier 2021

Dompteur d'anges - Claire Favan

Synopsis : Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là même censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...

 

 C'est lors d'un de mes passages chez mon libraire, La Tasse d'Encre, que je me suis laissée tenter par ce titre de Claire Favan. Je n'ai lu que trois livres de cette auteure, et tous avaient été des coups de coeur, alors je me suis dis pourquoi pas ?

 

Dompteur d'anges, c'est l'histoire de Max Ender, jeune homme bien sous tout rapport. Il est accusé d'avoir tué un enfant et est envoyé en prison. Max se retrouve jeté en pâture à ses co-détenus et va vivre un enfer sous les yeux des gardiens sans que jamais ils n'interviennent. Max n'a jamais cessé de crier son innocence. Bien des années après, il va enfin être reconnu innocent et enfin libéré de prison. Il n'a alors plus qu'une idée en tête : se venger. Et pour cela, il a imaginé un plan des plus machiavélique. Il va enlever les enfants de ses tortionnaires et va les dresser en machine à tuer. Son plan se déroule à merveille jusqu'à ce qu'un de ses petit ange réussisse à s'échapper. 

Je m'arrête là pour l'histoire. Une fois encore, Claire Favan m'a fouttu une sacré claque littéraire. En effet, dès les premiers mots on se retrouve happé dans l'histoire et on est tout de suite conquis par ce Max Ender, jeune homme serviable, bien sous tout rapport. Alors quand on l’accuse de ce crime, on est sous le choc. Mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend avec la suite de la lecture. L'incarcération de Max est un enfer, et on imagine parfaitement que tout ce qu'il subit va le changer. Mais on est à mille lieues de la réalité. Max Ender va se révéler un tout autre homme, calculateur, sans coeur et n'ayant qu'une idée en tête : sa vengeance. On va alors assister, impuissant, à la mise en place de ce plan. Les passages de "dressage" des enfants sont parfois vraiment dur à lire, surtout quand on est maman. Mais alors qu'un des enfants enlevé et dressé par Max va s'échapper, l'histoire va prendre une toute autre tournure. 

Pour ma part, c'est une fois de plus un vrai coup de coeur. Et Claire Favan, devient, au même titre que Karine Giebel, une auteure de thriller que j'affectionne. Je ne sais pas où elle va chercher ses histoires, mais franchement, c'est sacrément bien ficelé ! Les personnages sont toujours travaillés en profondeur, les rebondissements sont nombreux et toujours parfaitement maîtrisés. Bref, en conclusion Dompteur d'anges est un thriller puissant qui ne vous laissera pas de marbre. Mais attention, une fois commencé vous aurez du mal à le lâcher. 

Le prochain roman de Claire Favan "La chair de sa chair" est prévu pour mars 2021 chez Harper & Collins. Quant à Dompteur d'anges, il est disponible en broché aux Editions Robert Lafont mais également en poche aux Editions Pocket. 

 




mardi 12 janvier 2021

Némésis - Xavier Massé

Synopsis : « David... ? C'est moi, c'est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d'enfance... il s'est passé quelque chose... c'est horrible, je n'ai jamais vu ça !... »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante...
David et Vincent, deux gosses d'Assieu devenus flics, vont s'immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l'enfer... 

 

 C'est dans le cadre de mon partenariat que j'ai pu lire Némésis de Xavier Massé. J'avais d'ailleurs beaucoup aimé son précédent roman L'inconnue de l'équation. 

Lorsque David, jeune flic, reçoit un appel de son ami d'enfance Vincent il se demande bien quelle urgence nécessite sa présence dans son village d'enfance : Assieu. En arrivant sur les lieux, David se remémore très vite son enfance. Mais les souvenirs vont rapidement laisser la place à l'horreur. En effet, Vincent devenu flic également a souhaité la présence de David pour l'aider à résoudre une enquête. Un bébé a été retrouvé mort dans l'église du village. Le cadavre ce bébé a été atrocement mutilé. Alors que les deux hommes commencent à enquêter un deuxième bébé est enlevé. La panique commence à se faire sentir au sein du village, de vieilles querelles réapparaissent et David et Vincent vont devoir faire vite afin d'élucider ce mystère. 

Inutile de vous en dévoiler plus sur l'histoire. Autant vous prévenir, Némésis est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. En effet, dès les premières pages, Xavier Massé nous plonge dans l'horreur. Les scènes de crimes, les cadavres amputés, tout çà je gère sans problème, mais lorsque la victime est un nourrisson, là ça devient compliqué. Malgré tout, j'ai été happée dès les premiers mots par cette histoire. L'auteur nous emmène à Assieu, petit village de campagne où y règne un climat de suspicion et de tension depuis la découverte du premier cadavre. Nos enfants du village vont devoir passer outre les commérages pour essayer de démêler cette affaire. Ce ne sera pas simple car bien évidemment on va leur mettre des bâtons dans les roues. David qui a quitté le village depuis des années se sent étranger à ce qu'il s'y passe. Toutefois il va tout mettre en oeuvre pour débusquer l'assassin, quitte à parfois jouer avec sa propre vie.

Xavier Massé plante le décor dès le prologue et ensuite il nous tiendra en haleine jusqu'à la toute dernière page. J'ai littéralement dévoré ce livre, et j'avoue que cela faisait bien longtemps que je n'avais pas veillé si tard avec un livre. J'ai vraiment aimé cette histoire, et cette ambiance que l'auteur a su créer. C'est surtout le suspens et la tension qui augmentent au fil des pages pour déboucher sur un rebondissement  que je n'avais pas vu venir. 

En conclusion, je ne peux que vous recommander Némésis. Attention néanmoins, certaines scènes sont toutefois particulièrement difficiles à lire, alors âmes sensibles il vaut mieux vous abstenir. 

 




vendredi 8 janvier 2021

Les infâmes - Jax Miller

Synopsis : Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l'Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d'avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l'énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d'années à se cacher, quitter l'anonymat c'est laisser à son bourreau l'occasion de la retrouver. Et de se venger.
Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l'odyssée.

 

C'est en suivant Anaïs, la serial lectrice que j'ai découvert Jax Miller. Du coup, lors d'une de mes visites chez mon libraire, j'ai acheté Les Infâmes. Le résumé me plaisait bien. 

Freedom Oliver, est alcoolique et suicidaire. Cela fait dix-huit ans qu'elle bénéficie du programme de protection des témoins du FBI, et qu'elle se cache dans une petite ville, occupant un poste de serveuse dans un bar minable où elle côtoie le pire du pire. Freedom souffre quotidiennement de la perte de ses enfants qu'elle a dû abandonner. Aussi lorsqu'elle apprend que Rebekah, sa fille, adoptée par un pasteur et sa femme, a disparu, Freedom va se lancer dans une quête destructrice. Pour tenter de retrouver sa fille, elle va prendre le risque d'abandonner l'anonymat. Commence alors une traversée des Etats-Unis périlleuse. 

Ouah ! Ouah ! Ouah ! Voilà comment je pourrais résumer ce livre. Freedom est une putain d'héroïne badass comme il en existe peu. Au départ, Freedom c'est la déchéance, l'alcool, les anti-dépresseurs et les pensées suicidaires. Freedom elle nous touche en plein coeur tant sa souffrance suinte au travers des pages lues. Mais lorsqu'il s'agit de la chair de sa chair, Freedom se révèle et on découvre une femme prête à tout, et n'ayant peur de rien, et surtout pas de la mort qui la poursuit. Parce qu'en quittant l'anonymat, Freedom s'est exposée et ceux dont elle se cachait vont tout faire pour se venger. S'en suit alors une vraie chasse à l'homme, et je peux vous dire que ça va lui chauffer au cul plus d'une fois !

Les infâmes, c'est un sacré mélange de tous les travers de l'Amérique, saupoudré de noirceur, mais aussi d'humour. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai souri quelquefois, et ri souvent parce qu'il faut bien le dire, notre Freedom elle est unique en son genre, et ses répliques font souvent mouche et certaines situations sont vraiment cocasses.

J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce roman et pour cette héroïne. Aussi, je vous propose de vous caler confortablement dans votre canapé, avec un bon verre de vin et partez à la rencontre de Freedom Oliver, vous ne le regretterez pas.







jeudi 7 janvier 2021

Goodbye 2020 !!

 


 

Enfin nous y sommes !! L'année 2020 est terminée. Bonjour 2021. Je ne vais pas vous souhaiter une bonne année, car on sait tous qu'elle sera toujours sous le signe de la COVID. Mais j'aimerai vous souhaiter de belles choses pour cette nouvelle année. Gardons le sourire, même si c'est très difficile par moment. 

2020 aura été pour ma part une année très compliquée avec les fermetures administratives prolongées de notre restaurant. Parfois on a voulu baisser les bras et tout arrêter. Puis on s'est repris et on a lutté. On ne sait toujours pas quand nous pourrons réouvrir, mais on prend notre mal en patience, même si ce n'est pas tous les jours facile. 

J'espère que nous pourrons tous retrouver une vie sociale et familiale très rapidement car le manque se fait vraiment sentir. Il faut quand même continuer de faire attention à nous et à nos proches en attendant que tout cela soit derrière nous. Plus que jamais j'ai envie de vous dire de prendre soin de vous, de faire ce que vous aimez, de vous faire plaisir quand c'est possible. N'oubliez pas le bonheur réside parfois dans de petites choses. 

 Alors tous mes meilleurs voeux à vous mes chers amis pour cette nouvelle année 2021. Et puisse le sort vous être favorable ^^

La peine du bourreau - Estelle Tharreau

 Synopsis : McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l'injection létale.
Quatre heures dans l'isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d'un homme.

 

 C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai lu ce roman. Estelle Tharreau est une auteure que je suis depuis ses débuts et que j'aime beaucoup. Même si je n'avais pas adhéré à son précédent roman, cela ne m'empêche de la lire à nouveau bien au contraire. 

La peine du bourreau c'est l'histoire de Mc Coy, bourreau depuis plus de 40 ans au Texas. C'est également l'histoire du prisonnier numéro 0451, condamné à mort, et qui sera aussi la dernière exécution de Mc Coy. Seul le gouverneur de l'Etat peut changer la donne en graciant le prisonnier. Afin de prendre sa décision, le gouverneur va passer quatre heures dans la cellule du prisonnier avec Mc Coy. Ces quatres heures décideront si oui ou non le prisonnier 0451 mérite d'être exécuté pour les cinq crimes qu'il a commis et qui déchaînent l'opinion publique. Dans un climat plus que tendu, Mc Coy va alors se confier sur son métier et sur les éxécutions qu'il a faîtes. Quel sera la décision du gouverneur ?


Si Estelle Tharreau nous a habitué à des romans "ruraux", cette fois elle nous emmène aux Etats Unis, notamment au Texas. Dans la peine du bourreau, nous voilà donc en compagnie d'un prisonnier qui a commis cinq crimes qui déchainent les chroniques, d'un bourreau qui affiche une certaine lassitude quant à son boulot et qui s'est pris d'affection pour ce numéro 0451, et d'un gouverneur qui semble plus inquiet de l'opinion publique que du prisonnier. C'est un huit clos qui joue avec les aiguilles d'une montre et donc avec nos nerfs. Quatre heure pour décider du sort d'une vie. Alors on a envie que ça aille vite, mais pas trop non plus. Les confessions de Mc Coy sur les différentes exécutions qu'il a dû faire sont de plus en plus pénibles tant on sent les états d'âmes de ce bourreau. Mc Coy nous livre une rétrospective de sombres affaires et parfois on se surprend à être horrifié par ces exécutions qui, peut être, n'aurait pas dû avoir lieux.  Des exécutions qui semblent parfois racistes, parfois terriblement injustes, et d'autres parfois méritées. Et en parallèle aux confessions de Mc Coy on découvre la vie qu'a menée Ed0451. Mais alors même si Ed 0451 a commis ces crimes horribles, mérite-t'il toutefois de mourir ? C'est à cette question que doit répondre le gouverneur. Plus les heures passent et plus la tension en dehors de la prison se fait sentir. Les pro et anti peine de mort sont à l'affût de la décision du gouverneur. Les familles des victimes d'Ed0451 attendent l'heure fatidique pour voir mourir celui qui a tué. 

Si comme je vous l'ai dis plus haut, je n'avais pas adhéré au dernier roman d'Estelle Tharreau, cette fois ça a "matché" comme on dit. L'histoire de ce vieux Mc Coy est tellement touchante et on se prend d'empathie pour cet homme. Et puis cette prise de conscience lui est difficile mais il nous la livre avec émotion et sincérité. Je n'ai pas vu les pages défiler ni les heures tourner, alors quand arrive l'heure H, l'heure du moment de prendre une décision, on se demande si ce gouverneur a bien entendu tout ce que lui a raconté Mc Coy, et on se surprend à espérer un retournement de situation. 

La peine du bourreau est un roman noir qui donne à réfléchir. Personnellement, ce roman m'a un peu fait penser à la ligne verte de Stephen King. Estelle Tharreau prouve une fois de plus qu'elle maîtrise son intrigue du début à la fin. 

 




 



 


jeudi 17 décembre 2020

Satan était un ange - Karine Giebel

Synopsis : François se croyait immortel... Du moins, cet avocat aux affaires prospères ne pensait pas que sa vie pouvait s'arrêter d'un coup. Comme ça. Parce que quelqu'un, un inconnu, avait le pouvoir de lui dire que, quoiqu'il fasse, tout serait bientôt fini. Alors François décide d'agir, de réagir, de prendre la route et de fuir au volant de sa BMW. Direction le sud. Comme un animal qui chercherait la chaleur. Instinct de survie. Sur son chemin, il y a Paul, 20 ans. En quittant Lyon, il pleut. C'est la nuit. François s'arrête et le prend en stop. L'histoire peut commencer... Et les morts s'accumuler. 
 

 C'est une amie qui m'a prêté ce livre parce que nous avons quasiment les mêmes goûts en matière de lecture et elle était persuadée que j'allais aimé. 

En règle général, Karine Giebel est une auteure que j'aime beaucoup. Je n'ai lu que quelques un de ces romans mais TOUS m'ont pris aux trippes et m'ont remuées... Des années après je me souviens encore avec beaucoup d'émotions de Marianne dans Meurtres pour rédemption. Karine Giebel à ce talent et cette force de nous faire aimer des personnages qui au départ semblent détestables en tout point. Et elle va confirmer ce talent avec Satan était un ange. 

 Dans Satan était un ange, on rencontre François, brillant avocat qui a réussi sa vie. Aussi, lorsque les médecins lui diagnostiquent une tumeur non opérable, François va réagir à sa façon. Il va alors monter dans sa voiture grand luxe et prendre le large vers le Sud sans prévenir personne. Sur la route il va prendre en stop un jeune homme, Paul qui semble lui aussi vouloir échapper à quelque chose, ou à quelqu'un. Diamétralement opposés, les deux hommes vont doucement se lier d'amitié. François va se retrouver, malgré lui, embarqué dans l'histoire de Paul. 

 Je m'arrête là pour l'histoire. Une fois de plus Karine Giebel m'offre un coup de coeur. Satan était un ange est un road trip haletant, avec un rythme de fou. Elle nous embarque dans son histoire et nous voilà presque à l'arrière de la voiture de François qui dévale les kilomètres, nous voilà spectateur de l'histoire qui se déroule sous nos yeux. Spectateurs impuissants. Et on va se surprendre à espérer que tout se finisse au mieux dans cette histoire, même si on sait que Karine Giebel n'est pas une adepte des happy end on a envie d'y croire tellement ces deux hommes sont attachants. Elle nous démontre qu'il ne faut pas se fier aux apparences, parce que derrière l'apparence et l'attitude, se cache parfois un profond désarroi. 

 Satan était un ange est pour moi un excellent thriller et même si on sait que l'auteure est capable de nous mener dans les endroits les plus sombres, on tourne les pages avec assiduité pour arriver au dénouement. 

Je ne peux donc que vous conseiller ce roman. Karine Giebel fait désormais partie des auteurs que j'affectionne.





jeudi 12 novembre 2020

Impact - Olivier Norek

 Synopsis : Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille.

Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir.

Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.

 

 Si vous me suivez depuis un petit moment, vous le savez déjà, Olivier Norek fait partie des auteurs que j'affectionne profondément. Aussi, lorsque Nicolas, libraire à la Tasse d'Encre, m'a proposé de le lire en avant première pour partager mon avis, vous vous doutez bien que j'en ai été plus que ravie. Me revoilà donc repartie de la librairie avec une épreuve non corrigée sous le bras et le sourire aux lèvres. J'avais une lecture en cours à terminer avant de pouvoir me plonger dans ce nouveau roman d'Olivier Norek. La 4ème de couverture est vague, mais accrocheuse, alors ni une ni deux, dès que possible je me plonge dans Impact. 

 Avant de vous parler d'Impact, je dois vous dire qu'il est bien différent de ses autres romans. On est loin du 93 ou bien de la junge de Calais. Ce qui fait d'Olivier Norek un grand auteur, c'est justement ce nouveau roman, avec lequel il prend un risque fou, le risque de perdre quelques lecteurs en route pour parler d'un sujet qui lui tient à coeur, et qui, si nous sommes également un peu sensible, nous tient aussi à coeur. Avec Impact, Olivier va nous surprendre avec ce roman, mais rassurez-vous on retrouve ce que j'aime tant chez Olivier : sa plume emplie de justesse, d'émotions et de colère. 

 Impact c'est quoi ? C'est d'abord un roman aux antipodes de ce qu'Olivier Norek nous a déjà proposé. Débutant comme un excellent thriller, le roman prend rapidement un virage à 360 degrés pour nous entraîner dans le combat d'un homme : Virgil Solal. Cet homme, brillant militaire, a perdu sa fille à la naissance. Il disparait de la circulation. Pour réapparaître plusieurs années plus tard pour alerter la population sur le mal qui la ronge de manière brutale.

Impact c'est l'histoire de David contre Golliath, c'est le petit qui veut se battre contre les plus grandes puissances mondiales. Pourquoi me direz-vous ? Pour une cause des plus nobles : le climat. Virgil veut alerter la population sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique. Il veut faire prendre conscience de ce qui arrivera si on ne fait rien. Virgil a perdu son unique enfant à cause de la pollution entre autre, et il veut que les gens comprennent ce qui est en train de se jouer sous nos yeux.  Pour cela, il n'ira pas par quatre chemins, il frappera fort, là où ça fait mal.  Mais Virgil Solal n'est pas un meurtrier, il n'est pas le monstre qu'on voudrait faire croire. Virgil Solal veut croire en un avenir meilleur. Et même si pour cela, il doit employer des manières fortes, voire presque terroristes.

 

Je m'arrête là, vous en ayant déjà bien trop dit. Alors comment faire pour vous donner mon ressenti sur Impact ? Comment faire, parce que je suis ressortie de ma lecture tellement mitigée. Alors c'est à un exercice difficile que je me prête. Parce que oui j'ai adoré Impact et je l'ai littéralement dévoré. Oui, mais... (parce qu'il y a un mais). En fait, Surface avait été un tel coup de coeur que j'attendais vraiment beaucoup du prochain roman d'Olivier. Et tout à fait honnêtement, même si le sujet est d'actualité et très prenant, je ne m'attendais pas du tout à cela en l'ouvrant. En fait, je crois tout simplement que je n'étais pas préparée à cela.  Alors oui Virgil Solal est un personnage fort, mais on est à mille lieux de Coste ou Chastain... Pour tout vous dire, j'ai trouvé le personnage de Diane bien plus intéressant à mon sens. (je vous laisse découvrir qui est Diane bien entendu). Et puis, Autre bémol : la seconde partie du roman, bien qu'utile au déroulement de l'histoire, m'a un peu perdue en cours de route. 

Alors me direz-vous, comment peux-tu dire que tu as aimé ce roman ? Oui en effet, j'ai aimé ce roman, parce que malgré tout, en le refermant, il y a une prise de conscience qui s'opère, il y a un espoir des lendemains meilleurs qui se laisse entrevoir. Et puis, comme je le disais plus haut il y a cette plume, ce style : le style Norek ! On a le sentiment qu'avec ce roman, Olivier Norek souhaite simplement nous informer d'une situation telle qu'elle est. A vous de voir si ensuite vous avez envie de subir ou de changer les choses. Parce qu'on peut changer les choses, on peut changer la tendance et agir pour le climat, encore faut-il le vouloir ?

En conclusion, je dirai qu'Impact ne sera pas mon roman préféré d'Olivier Norek, mais qu'il a quand même réussi un pari fou : celui de se réinventer, de sortir de sa zone de confort et rien que pour cela il mérite qu'on lui accorde toute l'attention et la bienveillance du lecteur.

Et vous alors ? Vous avez lu Impact ? Vous l'avez aimé ? Adoré ? Et si vous ne l'avez pas lu, qu'attendez-vous ? En attendant, moi j'ai acheté mon exemplaire, et j'attends avec impatience l'occasion de le faire dédicacer à Olivier. 

Et je finirai ma chronique avec une petite question (la même qu'à la fin de ma chronique de Surface) : Olivier, à quand une rencontre entre Coste et Chastain ?


Impact est disponible aux Editions Michel Lafon. 




 

mercredi 11 novembre 2020

Urbex Sed Lex - Christian Guillerme

Synopsis : Contre une belle somme d'argent, quatre jeunes passionnés d'urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu'ils n'auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS ! 

 

Je continue tout doucement de rattraper mon retard de chronique avec ce livre que j'ai lu pendant mes vacances d'été.

C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai reçu ce livre. Si vous me suivez, vous savez que je suis rarement déçue par leur publication. Pour moi c'est une des meilleures maison d'édition pour le polar - thriller. Alors voyons voir si Urbex sed Lex suivra le même chemin. 

 Dans Urbex sed Lex, nous faisons la connaissance de deux jeunes couples amis et passionnés d'Urbex (pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est le fait d'explorer des lieux désaffectés et laissés à l'abandon). Ils partent les week-ends en exploration et alimentent ensuite leur site internet dédié à l'Urbex. Aussi, lorsqu'ils reçoivent un mail leur proposant de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté contre une belle somme d'argent, les réactions ne sont pas unanimes. Si certains hésitent, d'autres se disent que cette récompense serait la bienvenue. Après une discussion où chacun a exposé ses craintes, ses doutes et ses arguments, ils finissent par accepter. Cependant, n'étant pas novices en la matière, ils vont alors préparer au mieux leur expédition. Une fois arrivés sur les lieux, nos quatre protagonistes vont rapidement se rendre compte que c'était un piège et qu'ils n'auraient pas dû relever ce défi. 

Voilà l'histoire posée, et autant vous le dire tout de suite, Urbex sed lex est un véritable coup de coeur ! Je ne connaissais pas du tout Christian Guillerme, et ce fût une superbe découverte. Au début du roman l'écriture est enlevée, enjouée et on se dit que ça va être sympa à lire. Puis petit à petit, au fil des pages, il va faire monter la tension et nous happer complétement dans son histoire. Dès lors vous n'aurez plus envie de lâcher le livre. Et surtout, le climat angoissant et flippant de ce lieux désaffecté pèse encore plus sur vous. Personnellement même si bien entendu j'ai rapidement compris l'enjeu de ce défi proposé, j'ai vraiment beaucoup aimé la mise en scène. En effet, on comprend très vite le piège tendu et on se doute bien que ça va être compliqué pour nos protagonistes de s'en sortir. Néanmoins on espère, on se prend à jubiler lors d'un exploit contre l'ennemi (ahahahaha prends çà dans les dents ^^) et bien entendu on espère surtout que tout se passera bien pour eux, même si cela semble vraiment être compromis au vu de l'entraînement de ceux qui les ont attirés dans cet endroit.

Le seul petit bémol que j'aurai c'est concernant les personnages principaux. J'ai difficilement pu m'attacher à ces deux couples. Il m'a manqué un petit "je ne sais quoi" pour y parvenir. Néanmoins, cela n'a absolument pas gâché ma lecture, bien au contraire. 

 Donc en conclusion, Urbex sed lex est un roman que j'ai vraiment aimé lire. J'ai beaucoup aimé le style de Christian Guillerme, du coup je vais probablement me pencher sur son premier roman La corde de Mi. 

 Alors, à vous de voir si vous avez envie d'aller vous promener en sa compagnie dans un sanatorium désaffecté. 

 





 



mercredi 4 novembre 2020

L'Abbaye blanche - Laurent Malot

 Synopsis : À Nantua, dans le Jura, le lieutenant Gange élève seul sa fille de six ans. Gaëlle, sa femme, les a quittés sans donner de raison.

Quand deux meurtres se produisent la même semaine dans ce coin du Jura où il ne se passe « jamais rien », Gange est entraîné dans une enquête explosive. Il s’oriente peu à peu vers l’Abbaye blanche, une secte particulièrement dangereuse, en cheville avec des notables locaux. Entre trafic d’art, âmes perdues et intervenants haut placés dans l’appareil d’État, il démêle peu à peu les fils et prend la mesure de l’iceberg qui se dresse devant lui. Les enjeux le dépassent, mais sa femme est peut-être victime de l’Abbaye blanche...

 J'ai rencontré Laurent Malot lors du salon du livre de Nemours en janvier. L'abbaye blanche fait partie des trois livres que je lui ai achetés. J'ai ensuite profité du confinement de mars - avril pour le lire. Et comme vous le constatez je n'en fait la chronique qu'aujourd'hui. Tout simplement parce que depuis ce confinement mon rythme de lecture a été assez bouleversé, et mon envie de rédiger des chroniques également. Je me force donc cette fois à rédiger mes chroniques de retard. Pour la lecture c'est autre chose. 


Dans l'Abbaye Blanche nous faisons la connaissance du lieutenant Gange qui vit dans un petit village du Jura avec sa fille. Sa femme est partie un jour sans raison. Dans ce petit village d'habitude si paisible, lorsque deux meurtres arrivent la même semaine, cela met tout le monde en ébullition. Alors le lieutenant va devoir enquêter bien et rapidement. Surtout qu'une journaliste semble en savoir plus que lui. Il va alors pactiser avec elle et les voilà tous les deux lancés sur les traces des tueurs. L'enquête va les mener rapidement à l'Abbaye blanche une secte assez puissante du coin. 

Je m'arrête là pour l'histoire. J'ai dévoré ce livre en 2 jours, une fois commencé, impossible de le lâcher. J'ai aimé le rythme soutenu un peu comme dans une série policière télévisée. Pas de répit pour le lecteur, on va de surprise en surprise, ne sachant plus où donner de la tête. En effet, rapidement les politiques vont se mêler de l'enquête et la secte ne va bien évidemment pas se laisser démasquer comme cela. C'est alors que nous, simple petit lecteur on ne va plus savoir quoi penser, ni à qui faire confiance. Aussi j'ai fait le choix de faire confiance au lieutenant... Ai-je eu raison ? Je ne vous le dirai pas, vous le saurez en lisant l'Abbaye Blanche 

 L'intrigue est particulièrement bien ficelée et maitrisée par Laurent Malot. Autre point très positif : les dialogues ! On retrouve un peu d'Audiard dans ce livre, et beaucoup d'humour. Et cela permet de relâcher un peu la pression de l'enquête. 

En conclusion, l'Abbaye Blanche est un très bon polar, où la part belle est faite à l'intrigue, et avec des personnages parfois hauts en couleur mais terriblement authentiques.