mardi 27 septembre 2016

"Audrey Hepburn, la vie et moi" de Lucy Holliday



Libby est une jeune femme pleine de vie, mais quand elle se fait virer du plateau de tournage sur lequel elle avait un petit rôle et qu'en plus elle découvre que son nouvel appartement a été réduit de moitié par un propriétaire peu scrupuleux, elle se dit qu'elle touche le fond. Un soir blottis dans un vieux canapé récupéré, l'improbable se produit : son idole Audrey Hepburn sort de l'écran. Entre hallucination, rêve (ou cauchemar) Libby ne sait pas si ce qui se passe est vrai ou non mais elle est bien décidé à en profiter et à profiter des précieux conseils que l'actrice mythique lui prodigue.

C'est un roman des plus original dans lequel nous plongeons avec Audrey Hepburn, la vie et moi. On y rencontre donc Libby une jeune fille simple qui jongle entre ses propres envies et l'envie folle de sa mère de faire de ses filles des stars du cinéma. Libby nous apparaît rapidement comme une jeune femme drôle et attachante voir quelque peu loufoque. Elle l'est d'autant plus quand Audrey Hepburn apparaît sur son canapé. Tout comme elle on se demande de quoi il s'agit : une mauvaise blague ? une hallucination ? une réincarnation ? Avec beaucoup d'humour et même d'auto-dérision Libby va donc côtoyer Audrey Hepburn dans son petit studio.

"Alors soyons clairs : ça ne peut évidemment pas être la vraie Audrey Hepburn.
Bon d'accord, j'avoue avoir fait la conversation à mon nouveau canapé, mais ça ne veut pas dire que je suis complètement dingue. Enfin, pas encore. Je suis parfaitement consciente qu'il est impossible que ce soit la véritable et légendaire Audrey, malheureusement disparue depuis longtemps."

Entre la jeune-femme et la "star" des liens se nouent, l'une idolâtre l'autre tandis que la seconde découvre un nouveau monde (Audrey Hepburn qui découvre et joue avec une machine à café vous fera rire plus d'une fois à travers ce livre) et prodigue de précieux conseils. On assiste alors à une histoire assez improbable, Libby bien entendu tait à tout le monde cette apparition mais va suivre les précieux conseils qu'Audrey lui donne aussi bien pour sa carrière, son style ou encore ses relations amoureuses non sans quelques péripéties.

Véritable roman chick-lit qui fait rire et sourire, Audrey Hepburn, la vie et moi nous fait passer un très bon moment de lecture. Avec une jeune héroïne attachante et assez maladroite, l'histoire est plaisante du début à la fin et mêle aussi bien histoire d'amitié, d'amour que réalisation et prise de confiance en soi.

L'écriture de Lucy Holliday est fraîche, simple et drôle. On ne voit pas le temps passer. Même si le roman ne nous offre pas de grandes surprises, l'auteure nous surprend quand même en nous emmenant parfois pas forcément où on s'attendait pour au final un livre très agréable à découvrir.

Audrey Hepburn, la vie et moi est un livre qui se lit facilement et rapidement et qui ne manquera pas de vous faire rire plus d'une fois !  N'hésitez pas, il est disponible aux Editions Mosaic.

Chronique initialement postée sur Pôle Culture par ici.

lundi 26 septembre 2016

C'est lundi ! Que lisez-vous ?

Le principe est simple. Le lundi, on fait le point sur les lectures en répondant à trois questions :


  1. Quel livre venez-vous de terminer ?
  2. Que lisez-vous en ce moment ?
  3. Que lirez-vous après ?




Le lundi de Delphine :

1 - J'ai terminé "Les enfants d'Erostrate" de Mickaël Koudero
2 - Je lis "Ce sera notre petit secret" d'Edmundo Pires
3 - Je lirai ensuite "Les héritiers de Lusilières, tome 2" de L. Shena


Le Lundi de Marion :

1 - J'ai terminé L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de Nicholas Evans
2 - Je lis J'étais là de Gayle Forman
3 - Je lirai ensuite La réelle hauteur des hommes de Jo Ann von Haff 


vendredi 23 septembre 2016

"Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage" de L.C. Tyler


Ethelred est écrivain, il est même trois écrivains à la fois écrivant sous trois pseudonymes différents. Lorsque son son ex-femme disparaît, en bon écrivain de roman policier aux multiples talents de détective, il décide de se lancer à sa recherche. Plus ou moins aidé par son agent, il se lance alors dans cette enquête plus périlleuse qu'il n'y parait.

Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage, avouons le de suite c'est le titre qui m'a particulièrement plu aux premiers abords. Que pouvait-il bien se cacher derrière celui-ci ? 

On rencontre donc Ethereld, un écrivain qui essaie tant bien que mal de percer dans le milieu. Publiant sous trois pseudonymes, il écrit aussi bien de la romance que des livres policiers. D'ailleurs pour lui c'est une occasion presque en or cette disparition, de quoi mettre à profit ces nombreuses heures de recherche et ses talents (prétendus) de détective. Mais, on se rendra vite compte que tout sera beaucoup plus difficile que prévu et qu'Ethereld ne finira pas de nous surprendre... 

C'est une enquête au ton typiquement britannique dans laquelle nous plonge L.C. Tyler. Une enquête qui a ce petit côté traditionnel et classique mais qui ne manquera pas de nous surprendre tout de même. 

Avec un humour pince-sans-rire auquel on adhère ou pas, c'est un roman qui pour moi ne m'a pas transporté autant que je l'espérais. Autant être honnête ce que j'ai le plus aimé dans ce roman : c'est son titre ! Même si la fin à laquelle on ne s'attend pas vraiment et les quelques rebondissements qui ponctuent ce roman permettent à l'histoire de ne pas s’essouffler, celui-ci, pour moi, manquait un peu de dynamisme pour réellement m'accrocher.

Néanmoins, faites vous votre propre opinion ! Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage de L.C. Tyler est disponible aux Editions Pocket


mercredi 21 septembre 2016

Les chroniques de Gabriel, tome 1 - Fred Marty

Synopsis : Le jour où il reçut la lettre de sa mère, pourtant décédée dans d'étranges circonstances des années auparavant, Gabriel comprit que plus rien ne serait jamais comme avant. Il va découvrir l'existence d'autres mondes, s'y trouver plongé et devoir à la fois en sortir et découvrir la vérité sur sa famille et lui-même. 


Cela faisait un moment que j'avais ce livre en SP et il était grand temps de le sortir. 

Dans les chroniques de Gabriel, nous faisons la connaissance de 4 jeunes amis : Gabriel, Aymeric, Ethan et Maeder. Ils sont en randonnée. Mais pas juste pour le plaisir, non. Gabriel a en effet, reçu une lettre de sa mère, pourtant décédée il y a 3 ans, qui lui demande de se rendre à un point de rendez-vous. Gabriel a envie de croire que sa mère n'est pas réellement morte, qu'on lui cache des choses, c'est pourquoi il a décidé de se rendre à ce point de rendez-vous. Il est accompagné de ses 3 fidèles amis . Ne sachant ni à quoi s'attendre ni quoi faire, Gabriel arrive au point de rendez-vous. Dès lors, il va faire des rencontres incroyables, lui révélant ainsi l'existence de mondes parallèles dans lesquels il va se retrouver plongé avec ses amis et d'autres personnes. De créatures magiques (pas toujours bienveillantes) en découverte de la vérité, Gabriel et ses amis nous entraînent alors dans un périple haletant. 

Voilà pour l'histoire, place à mon avis maintenant. J'ai beaucoup aimé ce roman ! Gabriel est un personnage terriblement attachant. Il a souffert du décès de sa mère, et trouve du réconfort auprès de ses 3 amis. L'amitié qui lie ces 4 personnages est vraiment très forte, et on s'en apercevra tout au long de notre lecture. Les personnages sont vraiment bien travaillés et ont tous une personnalité différente. 

L'écriture est fluide et du coup le livre se lit vraiment très bien. Personnellement j'ai beaucoup aimé la fraîcheur des dialogues, la répartie des personnages. L'auteur réussit avec brio à nous entraîner dans cette histoire ! On tourne les pages sans s'en rendre compte parce qu'on souhaite connaître vite la suite. J'ai beaucoup aimé l'univers fantasy dans lequel évolue nos personnages. Les descriptions nous aident aisément à s'imaginer les scènes. 

Je n'aurai qu'un seul bémol : la fin ! Elle nous laisse sur notre faim ! Bon oui je sais c'est un premier tome et c'est normal, mais j'étais tellement prise dans l'histoire, que quand ça s'arrête bah c'est cruel, alors j'ai vraiment hâte de lire la suite. Petit passage que j'ai adoré, c'est le moment où l'auteur fait référence au film "La cité de la peur" parce que ce film est cultissime pour moi, et voir ces clins d'oeil dans un livre m'a fait sourire ! 

Bravo à Fred Marty pour ce premier tome très prometteur pour la suite des aventures de Gabriel. Et un grand merci à lui pour ce service presse qui m'a fait passer un agréable moment de lecture.

Filez vite lire ce livre => http://amzn.to/2d0J7VF


Interview Portrait Chinois : Elsa Chapelier

Aujourd'hui, c'est Elsa Chapelier qui se prête au jeu de l'interview Portrait Chinois. Si vous ne la connaissez pas, c'est l'auteure du magnifique "Naissance d'une étoile" que j'avais chroniqué ici => http://aubazaardeslivres.blogspot.fr/2016/02/naissance-dune-etoile-elsa-chapelier.html)



Bonjour Elsa, tout d’abord, merci à toi d’avoir accepté de te prêter au jeu. Avant de commencer à répondre aux questions, peux-tu nous parler un peu de toi ? 

Peux-tu te présenter à mes lecteurs ?



Hihi ! Merci beaucoup pour cette opportunité ! Eh bien cette question arrive à point nommé. Cette année est celle de mes 40 ans et de toute évidence, parvenue à ce stade, je ne sais plus grand chose de moi. Je m’observe donc d’un œil attentif en me demandant en quelle espèce de créature je suis en train de muter. De vieux schémas sont en train de tomber qu’il me faut remplacer dare-dare avant que la brèche ne se referme. Et c’est très excitant, croyez-moi ! A part ça, sur le papier : j’ai longtemps travaillé comme formatrice-consultante (c’est moins vrai à ce jour, d’ailleurs je commence tout doucement à oublier ce que j’ai bien pu ‘consulter’, même si dans l’ensemble j’ai adoré).  J’ai deux fils (bientôt 15 et 10 ans) qui sont en passe de me remercier pour mes bons et loyaux services et deux toutous pour qui, dieu merci, je demeure une indétrônable déesse.

Bref tout ce petit monde m’occupe, et je les aime beaucoup, mais  j’aime aussi d’un amour sans nom mes activités secrètes (non parce que mon entourage n’est pas au courant, mais parce que cela reste très solitaire ; la lecture, l’écriture, qui sont les doublures du réel sans lesquelles je suis absolument incapable de comprendre et concevoir ma vie). Donc, en gros, si vous voulez que je meure demain, empêchez-moi de me livrer à ces activités. Je vous signale d’ores et déjà avec beaucoup de bienveillance que votre éventuelle tentative de dissuasion connaitra un échec cuisant. 



Tu es libre de répondre aux questions comme tu le souhaites, en donnant des détails ou pas.



1 – Si tu étais un animal ?



Sans hésitation : un loup. Silencieux, protecteur. Un gardien du seuil. Je choisis le loup pour sa vivacité, son intelligence instinctive, mais aussi pour sa méfiance, son inaltérable goût pour la liberté et la solitude. Ce qui ne m’empêche pas de conter pâquerettes-fleurettes, comme vous le constaterez dans quelques instants. Mais ceci pour illustrer l’un de mes côtés les plus sombres, et peut-être, inquiétants.



2 – Si tu étais une région ?



Alors, entre l’est et l’ouest mon cœur balance. J’aime les terres de légendes et j’ai eu la chance de voir le jour dans une région, l’Alsace, qui est un formidable vivier à ce niveau-là, outre sa joliesse et l’aspect «conte de fées» de ses charmants villages. Les traditions y sont fortes et les symboles encore très puissants et porteurs de sens (malgré un certain conservatisme ambiant) ; il me manque peut-être parfois le côté vivifiant, dynamisant, d’un mystère plus sauvage. Ce que m’offre par exemple la Bretagne, que j’apprécie tout particulièrement.



3 – Si tu étais un sentiment ?



L’amour. Parce que rien de grand ni de beau ne s’accomplit sans l’Eros. Cette force démentielle « qui pousse vers » ; une personne, la nature, des idées (ou tout cela à la fois !) avec désir, curiosité, joie, enthousiasme, courage, compassion. Je suis pour. Fondamentalement. Se maintenir dans cet état n’est pas toujours possible, ni forcément souhaitable d’ailleurs, mais cela ne m’empêche pas de penser que c’est le seul état qui en vaut réellement la peine.



4 – Si tu étais une fleur ?



J’ai toujours vécu entourée de fleurs. Petite, il y avait autour de ma maison quantité de champs de fleurs sauvages (bleuets, coquelicots, marguerites) dans lesquels j’allais régulièrement jouer et qui ont été à la base de nombreuses rêveries et, allons-y carrément, de visions créatrices. Mais si je devais choisir une fleur, ce serait le myosotis (étymologiquement, ‘oreille de souris’) pour sa discrétion et sa délicatesse. Un parfait micro cosmos à mon sens. Une petite oreille qui écoute les bruits du monde, accueille les confidences et se tient autant que possible loin des médisances. Cette fleur me correspond bien. Dans la vie j’écoute davantage que je parle et j’aime accueillir ce qui m’est confié comme un cadeau que l’on me fait.



5 – Si tu étais une qualité ?



La douceur. Parce que je n’aime pas ce qui casse, coupe, déchire, oppose.  Même si, et c’est l’un des grands paradoxes de la vie, le conflit est nécessaire pour avancer. Tout changement, chaque nouvelle étape significative de notre vie engendre un conflit entre soi-même et soi-même, les autres, le monde.  (Conflit par lequel, idéalement, on  tentera de  sortir «par le haut»). Mais dans l’intervalle, et si je me laisse le choix, j’aime - plutôt que ce qui oppose - ce qui accompagne d’un geste ou d’une parole amicale, ce qui soutient, soulage, admire, caresse, englobe.



Merci Elsa pour tes réponses. Dernière chose, un petit mot pour les lecteurs du blog ?



Un petit mot pour toi déjà, Delphine. Tu as été mon premier contact sur twitter (le seul réseau social que je fréquente…). Enfin peut-être pas le tout « premier-premier » mais en tout cas le premier qui m’a fait me sentir en face d’une personne avec qui échanger «pour de vrai» et  construire quelque chose. D’ailleurs que de chemin parcouru depuis pour l’ensemble d’entre nous ! Et pour cela : un grand merci !



Alors, chers lecteurs du blog, «Lisez, c’est bon pour la santé !». Une récente étude affirme que les lecteurs auraient tendance à vivre plus longtemps, ce qui très franchement tombe sous le sens. Comment accepter le tomber du rideau avant de connaître le fin mot de l’histoire ? Mais si vous lisez ces quelques mots c’est que vous êtes déjà acquis à cette cause, non ?

 Et pour finir, je vais reprendre un argument qui a déjà été avancé par bien d’autres que moi. Bien sûr que l’on écrit pour soi dans un premier temps, sans se soucier de la réception qui sera faite au texte. Mais vient le moment du partage, et là, c’est vraiment magique d’échanger, de pouvoir trouver un écho à ce que l’on a créé en y mettant beaucoup de nous-même. Donc, un grand merci à vous, lecteurs que je connais, ou lecteurs encore sans visage. Vous êtes ma plus belle récompense.